Dans la pomme, il y a le pommier

Nous nous croyons uniques et limité-es dans nos frontières corporelles : « Je suis ce que ma peau me montre, au-delà ce n’est plus moi. A l’intérieur de mon enveloppe de peau, il n’y a que moi ».

Pourtant, chacune de mes quelque trente-trois milliards de cellules a sa minuscule et bien réelle vie propre.

Ces trente-trois milliards de petites cellules échappent à mon contrôle, mais pas tout-à-fait.

J’ai à leur fournir un bon « carburant » : une nourriture saine, une bonne oxygénation, des pensées confiantes.

Ensuite, elles font à peu près ce qu’elles veulent. Enfin ! Ce qu’Il leur est dicté de faire.

Au-delà de mes petites cellules que je peux observer au microscope vivre leur petit bonhomme de chemin, il y a mon « tronc », « mes racines », les petites graines multiples qui ont grandi, vécu et se sont multipliées avant leur mort apparente, apparente puisqu’elles vivent encore en moi.

Dans mon sang, il y a le sang de mes ancêtres.

Dans mes émotions, il y a les souvenirs des émotions de mes ancêtres inscrits dans mon patrimoine génétique.

Ce que je crois être « moi » est un hall de gare aux heures de pointe : je suis un résultat, pas un hasard.

Il y a certaines données sur lesquelles je peux influer, selon mon ressenti et très à l’écoute de mon intuition.

A part cela, les ancêtres qui me composent me poussent dans le dos tandis que ma descendance me tire en avant.

Je suis un trait d’union dans l’univers infini, aussi minuscule qu’un brin d’ADN, aussi important, complet et mirifique qu’un brin d’ADN.

Conscient-e que je ne suis pas « que » la pomme, je peux me détendre et avancer en confiance.

Mes racines me soutiennent. Je suis le pont par qui mes fruits peuvent croître et mûrir.

Même sans descendance ou avant ma descendance, je suis là où je me dois d’être.

Si je me fuis au fin fond du Sahara ou dans les glaces du Pôle Nord, je suis encore là où je me devais d’aller.

Je peux déposer mon épuisement à vouloir tout gérer : que je force ou que je reste calme, le petit trait d’union qui est « Moi » connaît son chemin et son importance et me porte sur ce que je crois être mon destin.

Ouf !

Quelle paix et quelle sérénité tout à coup à comprendre cela !  😉

Namasté

L’Odeur des Crayons

L’Odeur du bois et du graphite porte l’éternité.

Avant de me saisir de mon crayon, je respire son odeur de toute mon âme. Chacune de mes cellules s’ouvrent à l’appel de cette odeur unique.

Pourquoi ?

Parce qu’au bout de ma main, il y a une boussole portée par des milliards d’humains.

Certaines n’indiquent pas forcément le Nord qui éclaire, mais toutes ont une noble fonction. Même en se trompant de sens dans l’indication, nous pouvons être appelés au réajustement qui nous est propre.

Depuis des lustres (voyez comme tout parle de Lumière!) l’Homme a tracé ce qu’il voyait et comprenait par sa main, au moyen d’outils rudimentaires : tisons, poudres colorées, gravures … jusqu’à l’avènement du crayon.

A quoi auraient servi les réflexions de Léonard de Vinci s’il n’avait eu de quoi écrire ?!

Comment les mots des livres religieux auraient pu nous parvenir si à un certain moment n’était apparu l’écriture ?! Combien plus de confusion encore s’il n’y avait eu que le bouche à oreille ?!

Une expression peut être interprétée de mille façons, propre à chacun des sept milliards d’humains différents que nous sommes. Dans les mots écrits, il y a une vérité cachée par la personnalité de l’écrivain, en son ressenti du moment, dans les émotions qu’il portait en lui à l’instant de l’écrit, certes. Mais chaque mot peut cacher un diamant.

Le crayon au bout de la main est le prolongement de la personne, le reflet de ce que contient son âme. Tout ce dont la main se saisit pour créer exprime cette magie invisible à l’œil.

Il y a en chaque homme une étincelle de sagesse. Quand l’homme s’éteint, il emporte sa petite lanterne avec lui, à moins de l’avoir exprimée par sa main, de quelque façon que ce soit.

Par ce crayon porté par des millions de mains, je peux rencontrer Confucius, Aristote, Bouddha, etc., à des années lumières de ma vie, ou Paulo Coelho, Don Ruiz Miguel, Christian Bobin, etc., à des kilomètres de ma vie.

Dans l’écrit, il n’y a plus aucune séparation de temps ou de lieu. A l’instant où mes yeux se posent sur le mot, je suis avec lui, je suis en lui, il est en moi, il résonne en moi, il raisonne en moi.

Quelle fierté pour l’enfant d’arriver à décrypter son premier mot ! (décrypter : sortir de la crypte ? Renaître à la Vie?)

Et si les mots écrits portaient la Vie ? S’il y avait lieu de chercher les pépites comme les chercheurs d’or filtrent des litres et des litres d’eau des rivières pour une minuscule paillette ?

Dans la lecture, il y a la recherche de la Vie.

Chaque petite étincelle allumée par un mot, une idée, ressemble à une pièce de puzzle : isolée, elle ne représente par grand-chose. Mais mises bout à bout, toutes ensemble finissent par devenir un grand phare.

Entendre au-delà du mot, voir au-delà du regard, la lecture ouvre à l’Invisible.

Dans la lecture éphémère des moyens électroniques, il y a le tison qui part en cendres, la poudre de Lascaux qui se délite, le graphite gommé dans l’instant.

Il n’y a que des poussières d’Éternité aussitôt soufflées.

Crayon comme je t’aime, Toi et ta Lumière !

Namasté

Le graphite est une espèce minérale qui est, avec le diamant, la lonsdaléite et la chaoite, l’un des allotropes naturels du carbone. Source : Wikipedia

 😉  Yes ! ! !

L’Inquiétude

– Je revendique mon droit à m’inquiéter ! m’a asséné aujourd’hui un jeune homme cher à mon coeur que je tentais d’apaiser en vain.

L’inquiétude ! Est-il sentiment plus inutile ?

La peur viscérale existe en nos gènes depuis la nuit des temps, depuis l’ère où notre survie dépendait d’une vigilance de chaque instant.

Aujourd’hui, la peur nous est instillée par petites perfusions : dépistez-vous, mangez cinq fruits et légumes, fumer tue. Vivre aussi tue ! Notre quotidien est rempli de ces messages subliminaux auxquels nous ne prenons pas garde, mais que notre subconscient enregistre insidieusement.

L’inquiétude, petite sœur de la peur, est distillée au compte goutte par notre inconscient.

Elle pollue notre moment présent, baisse notre taux vibratoire, entache nos relations et au final nous rend malade de vivre.

Je le sais pour être issue d’une longue lignée de femmes inquiètes : mère, grand-mères, sœur, tantes, cousines, toutes les branches féminines de mon arbre généalogique sont touchées par ce parasite.

Par chance, une introspection bienvenue m’en a fait prendre conscience il y a longtemps déjà, et pour essayer de protéger ma fille de cette gangrène, je me suis appliquée à sortir de l’inquiétude. Mon chemin de vie m’a prouvé que j’avais été bien inspirée.

Y a-t-il une émotion plus stérile que l’inquiétude ? Combien de fois ai-je dit à ma mère :

– que tu t’inquiètes ou pas, ce qui doit arriver arrivera !

Et combien de fois ai-je entendu la même réponse ? :

– oui, mais quand on est née inquiète, on ne peut pas se changer !

Alors oui, je vous laisse cette liberté de vous inquiéter, si c’est là la seule projection que vous pouvez avoir dans votre confiance en votre destin.

Mon mur de soutien à moi est composé d’autres briques : quoi que je vive, si cela m’est inconfortable ou insupportable, je peux le changer en tout temps, sans précipitation, à quelques exceptions près.

Combien de « oui mais … toi … » ai-je essuyés à l’énoncé de cette idée ?!

Tout changement apporte une forme de souffrance, un point de transition inconfortable, il ne faut pas se leurrer. Lâcher nos habitudes nous entraîne loin du chemin connu et les incertitudes nous déstabilisent.

Pourtant, tout reprend place très vite, surtout quand il s’agit de mieux être.

L’inquiétude nous cantonne dans une seule probabilité : la pire. Impossible d’envisager autre chose qu’un drame. Si nous arrivions ne serait-ce qu’une seule fois à nous dire :

– Effectivement, le pire peut arriver (1ère probabilité), mais tout peut très bien se passer aussi (2ème probabilité), ou il se peut que seule une partie du changement me convienne (3ème probabilité), ou encore que tout se passe d’une façon miraculeuse à laquelle je n’avais même pas pensé (4ème probabilité).

Quand nous rentrons dans cette nouvelle perspective multiple, un changement s’amorce dans notre vision du problème et nous pouvons alors l’appliquer à tout ce qui nous inquiète.

Nous ne nous focalisons plus sur le scénario catastrophe du méchant petit vélo tournant dans notre tête qui veut nous faire croire en une seule possibilité.

La patience répond à toutes nos questions, c’est une certitude. Ensuite petit-à-petit la confiance s’installe, donnant une grande claque au diablotin qui nous entraîne et nous manipule dans ses noirs desseins.

Et là où je revendique ma liberté, c’est de me dire : « cela, je veux et je peux le changer ! »

Mon père faisait le contre-pied à ma mère, mais il est plus facile de se laisser porter par ses peurs, alors je faisais la sourde oreille. Je n’ai compris que très tard ce qu’il voulait me transmettre en me disant :

– Ose et fonce ! Le risque est la condition de tout succès !

Namasté

« La vie est trop courte pour être petite » Benjamin Disraeli

« Mon Dieu, donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d’accepter celles que je ne peux pas changer et la sagesse de distinguer entre les deux ». Marc Aurèle

La Paix

La paix est un leurre ! Nous sommes sur Terre et la terre est un monde de dualité : jour et nuit, chaud et froid, guerre et paix.

Tout repose sur un système duel, jusqu’à nos ordinateurs qui fonctionnent en mode binaire.Tout a son pendant, tout a son contraire.

Vouloir combattre cette idée ne sert qu’à la renforcer.

Ce qui est difficile à saisir, c’est que dans cette dualité, tout est inter-relié : tout est un.

Essayons d’y voir plus clair : rien ne se crée, rien ne se perd, la Terre entourée de son atmosphère est un vase clos. Il y a le cycle de l’eau, qui nous est le plus familier : nuage, pluie, océan, évaporation, nuage, etc. Il y a le cycle de l’air, le cycle de la matière. Les amérindiens disent que nous foulons le sol composé de nos millions d’ancêtres (ouille ! Je vais prendre garde à ma façon de marcher).

Pour rapporter ce concept à ma petite personne (qui ne fait pas exception à la règle malgré mon envie de me croire unique) je fais partie de ce cycle mort-vie, ombre-lumière : l’eau que je bois nourrit mes jolies petites cellules, se charge de toxines et retourne à l’égout où elle est filtrée (plus ou moins) et repart dans le cycle évaporation, nuage, pluie, robinet, moi.

Voilà une réalité simplifiée que nous ne pouvons nier.

Le monde matériel est régi par la même règle : ce que je mange nourrit mes cellules, puis devient engrais pour faire pousser les légumes que je mange. Les deux petites cellules qui m’ont poussée à naître vont redevenir poussière. Pas de quoi s’angoisser : si nous comprenons bien le système, nous sommes quasi obligés de revenir (encore un p’tit tour de manège madame?!).

Là où nous avons un grand grand pouvoir d’intervention, c’est de réaliser que notre pensée participe du même fonctionnement : une idée prend forme dans ma tête, devient une envie ou une émotion, naît dans la matière (la chaise où je suis assise est née dans la tête de son concepteur) ou participe à une grande forme pensée qui rejoint un courant d’actualité : ma colère contre un certain système politique rejoint la colère de milliers de personnes faisant partie du même « parti politique » que moi. Ma satisfaction et ma gratitude envers ma vie (coucou ! Elle est là la vôtre ? À quel degré?  😉  ) rejoint la satisfaction et la gratitude de millions de personnes heureuses de leur sort.

L’outil extraordinaire qui nous est offert en ce vingt-et-unième siècle nous vient de la culture hawaïenne «  l’ho’opono-pono » : mon entière réalité est crée par moi seule pour participer à ma seule évolution. Ouach ! Quelle responsabilité !, mais quel merveilleux moyen également ! J’étais perdue dans mes erreurs à chercher comment m’en dépêtrer, à vouloir à tout prix participer à l’avènement de la Lumière en prenant ma grande épée de guerrière contre l’ombre extérieure.

Tss ! Tss ! L’ombre, c’est moi qui l’a crée (ça va pas la tête ?! L’ombre c’est l’autre!)

Et bien oui, dans le rouage qui s’appelle « moi » et participe à la grande trame de la vie qui serait toute autre sans moi (ah ! Enfin une pensée qui flatte mon ego!) il y a la dualité, l’ombre et la lumière, et moi seule choisit laquelle des deux je veux nourrir.

La science quantique nous le prouve chaque jour : tout est énergie.

Je suis par ma multiplication cellulaire incessante qui s’appelle « ma vie » génératrice d’énergie qui participe au grand Tout. Je suis seul-e responsable de la qualité de cette énergie : lumineuse ou sombre, créatrice ou destructrice.

Pour ma part, j’ai choisi : la voie du milieu, ni euphorie, ni pathos, juste la quiétude.

Quoi que je vive, je l’accepte comme étant attiré par l’aimant à protons et photons que je suis. Quoi que je vive participe à ma seule réalité, la seule sur laquelle je peux agir.

En devenant le noyau cellulaire de ma propre énergie, je modifie ma dynamo, je modifie mon champ d’énergie, je modifie mon champ vibratoire, je deviens petite luciole qui se veut colibri.

Namasté

Claudine

« Rappelle-toi Minette »

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, certes, alors pourquoi la compliquer davantage ?

« Les efforts, c’est pour les constipés » dit Jorge Buclay.*

Un de mes amis n’a de cesse de citer un proverbe chinois qui dit : « souris à la vie et la vie te sourira ». Pourtant cet ami se prend toutes les portes dans le nez à vouloir être toujours plus dans tous les domaines de sa vie.

Je racontais une anecdote de mon adolescence à mon amie Nelly par rapport à mon ignorance volontaire des-classiques-incontournables-qu’il-faut-absolument-connaître, en l’occurrence les œuvres de Mozart : un professeur nous avait donné comme devoir de présenter une conférence sur un compositeur célèbre qui nous était familier. Mes camarades de classe dont les parents étaient mélomanes se disputèrent Bach, Mozart, ou Beethoven. C’était l’aube des années 80 et je vivais en Suisse. J’entraînais mon amie de toujours Christine, en binôme avec moi, dans un choix improbable mais plein de fraîcheur et de candeur : une vedette du disco de l’époque, Patrick Juvet. A l’annonce de notre choix, le professeur a contenu un éclat de rire et a respecté notre envie, se délectant par avance du résultat.

Nous avions un tout petit avantage sur nos camarades qui était que Patrick Juvet était bien vivant et très gentiment coopératif. A notre demande, il nous a envoyé une photo dédicacée et quelques renseignements sur son lieu de naissance et son parcours professionnel.

A la fin de notre exposé, notre professeur s’étant plusieurs fois gaussé discrètement nous a mis la note de sept sur dix, saluant ainsi notre naïveté et notre courage dans la différenciation.

Pour ponctuer mon récit, j’ai chanté à Nelly une bluette de monsieur Juvet en me tortillant : « rappelle-toi Minette, c’était jour de fête, si tu m’entends, réponds-moi… » et nous sommes parties toutes les deux dans un grand éclat de rire à l’évocation de cette histoire vieille de plus de quarante ans.

Toutefois, l’évocation de ce souvenir m’a amenée à un grand moment de réflexion sur mon parcours qu’il me plaît de partager avec vous : tous mes choix de vie ont toujours été dictés par les élans de mon coeur et par la joie qu’ils m’apportaient, avec très peu de considération pour le « devoir ».

Je n’ai jamais eu d’objectif précis, à part celui de me laisser porter par la vie et d’en retirer le plus de quiétude possible.

Les rares fois où je me suis contrainte à suivre un chemin qui n’était pas pour moi, je me suis prise des retours de bâton plutôt cuisants.

J’ai mis du temps à mettre en pratique un de mes préceptes préférés : « la vie conduit celui qui consent et force celui qui résiste ».

Quand, au fond d’un gouffre plus profond que tous les autres, j’ai enfin lâcher prise, la vie a déroulé un tapis rouge sous mes pieds digne d’un conte de fée.

Plus rien ne me coûte, dans chaque accomplissement j’y mets de la joie. Même quand je paie mes factures, je dis « ce que je paie me revient au centuple ». Quand je travaille, je mets plein d’attention à faire au mieux de mes capacités, sans chercher à paraître, en apportant de l’Amour dans toutes mes intentions.

Chaque jour qui passe m’apprend toujours un peu plus à être moi, sans prétention, sans faux semblant, bien ancrée là où la vie a voulu que je sois, et j’y mets de l’amusement jamais perdu depuis mon enfance : je fais « comme si » parce que chacune de mes fonctions n’est qu’une étiquette.

Je suis bien plus qu’une étiquette, bien plus qu’une fonction, bien plus qu’un âge ou un genre. Tout simplement je suis le support par qui la vie s’écoule et depuis que j’aime la vie, depuis que j’aime « ma vie », la vie me le rend au centuple (comme pour mes factures  😉  ).

Enfin je comprends : que nous fassions des efforts ou que nous n’en fassions pas, la vie s’écoulera de toute façon.

Bien sûr, la réussite professionnelle ou sociale apporte un confort matériel évident, mais trop de confort apporte-t-il la liberté et la joie de vivre ? N’y a-t-il pas un début d’angoisse dans la peur de perdre ? Dans le désir du « toujours plus » ?

Trouver de la joie à tous les petits plaisir de la vie apporte une richesse que nul ne peut nous prendre, une sérénité qui vaut toutes les reconnaissances humaines.

Je vous souhaite de trouver votre chemin de légèreté !

Namasté

* Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie – Jorge Buclay

Nos Certitudes

Nos Certitudes nous enferment dans nos propres conditionnements.

Comme un fin travail d’aiguilles, nous avons brodé mot à mot nos convictions de ce qui ce devait d’être et ne pouvait être autrement.

Les scientifiques nous affirment que nous n’utilisons que cinq pour cent des facultés de notre cerveau. Il se peut que cela nous limite à ne connaître que cinq pour cent de la réalité, peut-être un peu moins, peut-être un peu plus.

Comment se représenter cette image ? :

Je vis dans un château merveilleux de cent pièces. Comme je n’ose quitter mes certitudes, mes habitudes, mes convictions, je me conditionne à n’utiliser que cinq pièces de ce château merveilleux.

Que se passe-t-il derrière les multiples portes qui me sont offertes à ouvrir ?!

Je ne le saurai jamais : j’ai trop peur de ce qui se trouve derrière ! Et je doute beaucoup aussi. (Pff ! À quoi ça sert?!).

Peut-être y trouverais-je un univers extraordinaire fait d’Amour et de Lumière, de quiétude et de tendresse. Mais mes certitudes me disent qu’il ne peut y avoir que l’ombre, la crainte et le froid.

Quelques curieux-ses osent s’aventurer hors de ces cinq pièces, quelques maîtres spirituels ont osé aussi, dont les témoignages nous accompagnent encore aujourd’hui, après plusieurs millénaires.

Mais mes certitudes me disent : non ! non ! ne quitte pas mes cinq pièces ! Elles te rassurent, tu les connais bien, même si parfois tu t’y sens très à l’étroit au point d’angoisser, au point d’étouffer. Reste ! Moi-tes-certitudes je te certifie que tu ne trouveras rien d’autre que moi. Je veux bien t’accorder une petite aventure d’une pièce ou deux, mais crois-moi ! inutile de te fatiguer à explorer toutes ces innombrables pièces !

Et comme mes certitudes me rassurent, je les écoute.

Enfin … certains-es les écoutent.

Moi j’ai eu la chance d’avoir un père particulier qui n’avait qu’un seul leitmotiv, qu’un seul mot en bouche, confirmé par un vécu exceptionnel.

Ce mot c’est « Ose ! »

Sans préjugés, sans certitudes, sans douter, juste « Ose ! »

Et j’ose. Et j’essaye.

Et les quelques pièces que j’ai déjà découvertes sont comme des champs de coquelicots au doux soleil de matins d’été.

Namasté

Claudine

La non compréhension

Arrêtons de chercher le pourquoi du comment qui a telle cause – oui mais pour quel effet – et surtout à qui la faute ?

A couper les cheveux en quatre, nous oublions d’être. Obnubilés par les interrogations, nous perdons l’unique réalité : tout est juste !

Si telle expérience, même désagréable, est ainsi, c’est qu’elle se devait d’être ainsi et non pas autrement.

Nous ne connaissons pas tous les tenants et les aboutissants et ne les connaîtrons jamais dans notre incarnation, car nos sens nous enferment dans leurs limites : mes yeux voient une forêt ; ils ne voient pas le petit monde grouillant au sol s’activant pour créer un humus parfait, ni la globalité de la canopée qui génère l’ombre et l’humidité nécessaires à l’autarcie de ladite forêt.

Prenez chacun de vos sens et faites le même constat : quand nous mettons un aliment en bouche, le goût nous indique une seconde la dominante salée ou sucrée, acide ou amère et très vite la machine infernale de nos pensées nous fait oublier ce que nous mangeons, jusqu’au fait que nous sommes en train de manger.

L’indicateur « goût » s’est arrêté à la première, voire la seconde impression. Nous ne sommes pas allés au-delà de la sensation plaisir ou dégoût alors que notre bouche et l’aliment continuent leur noble fonction : nourrir chacune de nos cellules pour que notre merveilleux petit macrocosme fonctionne comme une horloge  ( suisse de préférence  😉  ).

Dans l’illusion de pouvoir tout comprendre, nous nous comportons en tyran envers nous-mêmes :  cela est !  stop !  Cela est ainsi car il fallait que cela soit ainsi.

Mes pensées créent ma réalité car ma réalité se devait d’être ainsi.

La petite marge de manœuvre qui nous est admise nous permet seulement de reconnaître si nous avons choisi la voie qui nous est dévolue.

Se taper le nez une fois sur un échec fait partie du chemin. À la dixième fois, il y a peut-être à entendre que nous faisons fausse route.

Une pause, un temps d’observation sont sûrement nécessaires alors.

C’est là qu’intervient ce fameux lâcher prise dont tout le monde parle, que chacun voudrait bien expérimenter, mais que très peu parviennent à instaurer comme un maître-mot.

Il y a un film magnifique de 1946 qui illustre ce raisonnement : « La vie est belle » avec James Stewart, réalisé par Franck Capra. Il faut attendre quasi les trois-quarts du film pour comprendre où les auteurs veulent nous emporter : si je n’étais pas moi-même là où je suis, tel-le que je suis, avec mon histoire à moi, la trame de la vie aurait été toute autre.

Comme une ruche ou une fourmilière, nous avons notre place bien définie qui participe à la bonne marche du Grand Tout. Si je suis né-e ici, c’est que je ne devais pas naître là-bas.

Même le vilain avec le méchant rôle a son utilité : me mordre au mollet pour me réveiller, comme le chien de berger empêche ainsi le mouton de sombrer dans le précipice.

A moi de choisir si je veux être mouton, chien ou berger, mais la finalité de l’histoire, ce n’est pas moi qui la choisis.

La vie était avant moi et sera après moi.

Cela peut paraître terrible ou rassurant selon notre état d’esprit.

Personnellement, je trouve cela apaisant : tout ne repose pas sur mes épaules.

Je peux aussi me laisser porter comme la petite plume du film « Forrest Gump » (1994) :

que je résiste ou que je lâche prise, la Vie ira où elle se doit d’aller.

Namasté

Claudine

La norme

Il y a quelques décennies, les enfants devaient tendre la main aux adultes en énonçant un clair : « bonjour madame ! » « bonjour monsieur ! ».

S’ils disaient « un gros mot », ils se prenaient une taloche derrière la tête, voire une punition.

Le respect était le maître mot : respect des anciens, respect de l’ordre public, enseignant et religieux.

La douceur et la gentillesse étaient de mise. Les gestes et paroles agressifs étaient sanctionnés.

Les petits n’avaient qu’un seul souhait : terminer rapidement leurs devoirs pour se précipiter « dehors » : dans les rues, dans les forêts, dans les champs, à la recherche d’un monde extraordinaire plein d’aventures sorties de leur imagination à partager avec les copains et les copines.

Aujourd’hui, les aventures extraordinaires sont suggérées par des petites boîtes électroniques, plus d’imagination, plus de rêves, plus de rires d’enfants dans les rues, si ce n’est dans les cours d’école deux ou trois fois par jour.

Quand nous croisons les enfants dans notre quotidien, ils ont l’oeil et l’esprit rivés à un portable ou une tablette. Qu’ils ne saluent plus est rentré dans la norme : petits zombies qui nous côtoient sans que plus personne ne s’étonne de leur déconnexion du monde réel.

Les adultes ne protègent plus leur innocence, pire : ils les font participer au choix de la couleur du canapé ou de la marque de la voiture à acheter.

Les téléviseurs amènent au même constat : la norme est à l’agressivité, la grossièreté. Les spots publicitaires encensent l’enfant roi qui décide de la marque de jambon, de gnocchi ou de lessive à acheter, laissant paraître le message subliminal que les parents qui ne prennent pas l’avis de leurs petits ne sont pas des bons parents.

Les cadavres jonchent les émissions en soirée et à toute heure du jour, dans des dialogues policiers joliment châtiés. Berk ! Berk ! Berk !

Pas plus que les « chemtrails » dont personne ne s’offusquent, ne s’étonnent ni ne se révoltent (silence radio de tous les médias sur ce sujet) la nouvelle norme sociétale « sur-civilisée » n’engendre aucune réaction bien qu’elle nous éloigne de notre humanitude. D’un outil de communication certes très pratique, nous avons fait un objet de culte et d’adoration.

« Sur-civilisé » ! est-ce cela le monde dit « civilisé » ?!

Donnez-moi des arbres où grimper, des prairies où me rouler, des rivières pour m’éclabousser, des amis pour rire et échanger.

Mon monde civilisé à moi se veut proche de la civilisation, des civils, donc des mes frères humains avec qui j’aime échanger de la joie et de la tendresse.

Ma norme n’est pas la peur, la grossièreté, l’hébétude. Elle ne le sera jamais !

Les jouets que j’offre sont en tissu ou en bois, les paroles que j’énonce veillent à ne pas blesser, mes gestes se veulent tendres et mes sourires accueillants. Mes histoires font rêver, pas trembler.

Tout ce dont cette nouvelle norme perverse et sournoise veut nous éloigner.

Pourtant, c’est de moi dont on rit car je ne veux pas de portable. C’est de moi dont on se moque gentiment car je tire une sonnette d’alarme qui n’éveille pas la méfiance.

Moi, j’ai soif d’éclats de rire et de soirée entre amis, de poignées de mains et de coups de gueule même, s’il le faut.

Comme un Gavroche des temps modernes, je fais ma propre révolution, mais surtout ! surtout ! sans pavés …

Namasté

Claudine

 

La méchanceté en héritage : nos enfants pris en otages

Dans mon salon de thé, un papa tirait les chaises à la recherche d’un jouet perdu par son petit garçon d’environ quatre ans.

Je me proposais de les aider en demandant ce qu’ils avaient perdu.

Il s’agissait de la tête d’une petite figurine en plastique à assembler représentant un ours aux allures d’humain.

Le papa victorieux brandit enfin la pièce manquante :
– ça y est ! Je l’ai trouvée !

Horrifiée, je regardais le rictus effrayant de ce petit ours brun : yeux plissés injectés de colère, bouche écartée montrant les dents dont des canines de vampire.

Une exclamation m’échappa :
– c’est quoi cette horreur !?

– C’est … (nom d’un personnage de série animée pour enfants qui m’est inconnu) les enfants l’adorent !

Je rappelais au papa les Tortues Ninja de son enfance aux attitudes débonnaires se régalant de pizzas et sauvant l’humanité.

– Vous avez vu les rictus qu’ils leur ont fait aujourd’hui ? Ça rime à quoi ?

Le papa a haussé les épaules avec un petit air contrit sans avoir plus de réponse que moi à cette question.

Le cerveau d’un enfant est une page blanche, une mémoire d’ordinateur vide qu’il faut programmer (ou qui va se programmer seul de tout ce qu’il trouve si nécessaire).

A qui profite que nos enfants soient conditionnés à l’agressivité et à la méchanceté !?

Quel jeune parent prend conscience de ce qu’il permet comme programmation négative de son petit par le biais de comportements et d’images médiatiques catastrophiques ?

Qui a eu cette idée saugrenue et malsaine de transformer tous les gentils de notre enfance en terroristes violents et rancuniers ?

Quels adolescents, quels adultes deviendront ces petits bouts à qui nous présentons un monde hostile où la méchanceté, le chômage, la pollution, l’inégalité règnent ?

Nous laissons à leur attention hypnotique nos téléviseurs, tablettes, portables où les images violentes sont légion dans le but inavouable qu’ils nous fichent la paix un moment, mais à quel prix ?

Nous serons les premiers à souffrir de les voir se battre entre frères et sœurs, dans les cours d’école, et de retourner leur agressivité contre nous, parents, grands-parents, professeurs des écoles, représentants de l’ordre public et même futurs employeurs : nous permettons qu’ils deviennent des inadaptés sociaux !

A qui la faute ?

A qui profite le crime ?

Qui a intérêt à s’en prendre aux plus petits et aux plus malléables avec l’assentiment aveugle des géniteurs ?

Parents ! Ouvrez les yeux !

Réveillez-vous !!!

Ne permettez plus que les médias fassent de vos adorables bambins des bombes à retardement !

Au nom des tout petits, au nom de la planète

merci !

Namasté

Claudine

Le poids de l’humanité

Notre planète est écrasée par le poids de notre inconscience.

Le poids corporel de bientôt sept milliards d’individus n’est rien que la Terre ne puisse supporter. Elle serait même apte à nous nourrir tous si nous savions partager.

Et le poids des animaux ? des végétaux ? de l’eau ? direz-vous !

Tout comme nous les humains, l’eau, les végétaux, les animaux sont parties intégrantes de la Terre. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Notre masse corporelle fait partie de la planète. Aucune inquiétude pour elle que nos petits pieds nus chatouillent dans la joie.

Par contre, que dire des tonnes de béton et de goudron déversés sur elle chaque jour ? C’est comme si nous étouffions petit à petit notre peau avec le même vernis avec lequel nous étouffons nos pauvres ongles (essayez sur un ongle messieurs, vous verrez, ça fait mal!) : trois lignes le long des jambes, un rond sur chaque fesse, une belle plaque sur le ventre, des taches partout sur le dos et en prime, on nous retirerait les cheveux touffe par touffe. A ce régime, nous aurions tôt fait d’avoir des démangeaisons et de nous gratter violemment.

Mais la Terre n’a pas de mains, alors de temps en temps elle s’ébroue et un peu de vernis craquelle… que nous nous empressons de remplacer.

Dans sa mansuétude, elle ne nous en veut pas pour nos actions destructrices. Son eau, elle nous l’offre pour étancher notre soif, ses végétaux, elle les met à notre disposition pour nous nourrir et nous oxygéner. Libre à nous de manger nos cousins les animaux ou pas, certains n’ont que la chasse ou la pêche pour survivre.

Que dire de notre inconscience ?! Un roman n’y suffirait pas.

Nous avalons des tonnes de médicaments chimiques dans la totale inconscience que nos urines les rejettent dans notre eau potable ! Cette eau souillée empoisonne les végétaux et les animaux que nous consommons. La filtration rocheuse et l’évaporation naturelle ne suffisent plus à purifier l’eau qui nous est vitale.

Oui, mais quand j’ai mal, comment je fais ?! Allez-vous dire …

La nature offre une multitude de plantes ayant des effets identiques à l’aspirine : l’écorce de saule, la reine des prés, le lapacho, etc. (un bon naturopathe saura vous renseigner). Mais la pharmacopée naturelle a été évincée par des molécules chimiques à cent pour cent. Pourquoi ? Les quinquagénaires comme moi se souviennent qu’à l’adolescence, nous calmions nos douleurs avec un peu d’aspirine. Pourquoi traite-t-on tout le monde, même les tout petits, avec du paracétamol, qui attaque le foie ?… Cet exemple en est un entre des milliers : ce qui d’un côté soulage nous empoisonne et empoisonne la planète avec nous.

La douleur fait partie intégrante de la vie. Nul-le n’en réchappe. Nous avons moyen de la prévenir, de la comprendre et de l’atténuer par nos attitudes alimentaires, mais surtout par le pouvoir de notre pensée !

Qui nous l’enseigne dès notre plus jeune âge ?

Les peuples dits « primitifs » savent encore le faire. Ils ne font qu’un avec la nature et apprennent aux jeunes gens qui ne se laissent pas aveugler par l’appel du monde dit « civilisé » comment se soigner naturellement, mais surtout comment être heureux avec ce que notre naissance a voulu pour nous.

Pour nos jeunes, pour la Terre, pour nous-mêmes, réapprenons La Joie de Vivre.

Nos corps nous en remercierons, nos familles s’épanouiront à notre contact et la planète retrouvera sa force et son sourire.

Namasté

« Si tous nos médicaments étaient balancés au fond des océans,
cela ferait le plus grand bien à l’humanité – et le plus grand mal aux poissons
».

Dr Oliver Wendell Holmes – Discours devant The Medical Society of Massachusetts – 1860

Citation du courrier du même jour de « La lettre du Professeur Joyeux »