J’attends

Mur nord : j’attends que mon-ma partenaire change.

Mur est : j’attends que mes amis-es m’appellent.

Mur sud : j’attends que mon patron, mes collègues reconnaissent mes aptitudes.

Mur ouest : j’attends que mes enfants me respectent, moi, leur supérieur-e (cqfd).

Plafond  : j’attends des preuves concrètes de l’existence de cette prétendue Énergie Supérieure nommée Dieu (ou autre selon la culture).

Sol : j’attends que l’état me verse les aides auxquelles j’ai droit, j’attends d’hériter, de gagner à la loterie.

J’attends qu’Ebola frappe à la porte de mon voisin … et voilà une jolie paillasse où je peux me recroqueviller, mort-e de peur, déjà en état de profonde dépression.

Bien sûr, je peux casser une petite ouverture pour avoir un peu d’air et de lumière, mais la hauteur et les barreaux m’empêchent de regarder le ciel.

Voilà comment j’ai construit, seul-e, la structure de ma prison.

A TOUT attendre, j’oublie de vivre MA vie.

Et si, pierre par pierre, mur par mur, je la détruisais cette prison ?

Mon-ma chéri-e, en le-la choisissant, j’avais déjà acquis que le prince-la princesse charmant-e de mon enfance était un mythe du même ordre que le Père Noël, en qui j’ai cessé de croire vers sept-huit ans 😉 .

Les qualités de mon amoureux-se seraient monotones s’il-elle n’avait quelques défauts, non ? Et moi, suis-je si parfait-e que cela ?

Mes amis ont leurs soucis, leurs stress, leurs obligations. En aucun cas l’obligation de me porter. Si je veux les voir ou les entendre, je fais un signe.

Mon travail, je l’exécute au plus près de ma conscience, nul n’est tenu à l’impossible.

Je sais bien que si moi je commande un travail, il ne sera jamais rendu comme moi j’aurais pu parfaitement le faire ! Mon vis-à-vis est dans le même jugement : rien n’est aussi bien fait à mes yeux, que ce que je fais !

Je me suis sacrifié-e pour mes enfants, j’ai sué sang et eau, pour quelle reconnaissance ?

Ils sont à l’autre bout de la planète à vivre leur vie et ont oublié jusqu’à ma date de naissance. Pff ! Quels ingrats ! Je n’ai jamais su leur dire « je t’aime », mais ils auraient pu le deviner ! (La nature m’apprend qu’une éducation réussie, c’est quand les enfants deviennent parfaitement autonomes, et si je m’en réjouissais et le leur disait ?!).

Quant à Dieu, parlons-en ! Mes prières n’aboutissent jamais.

Pourtant, je verse à la quête, je brûle des cierges. Je suis entouré-e d’imbéciles qui ne prient jamais et ont l’air tellement plus heureux que moi !

Mais qu’est-ce que je lui ai fait à Dieu pour qu’il m’ignore ?! Existe-t-il seulement ?! (la grâce ne s’achète pas, mes jugements m’éloignent de l’éveil).

Et puis, tout le monde profite du social, des assureurs, pourquoi pas moi ?

Pourquoi aller travailler alors que je peux gagner les trois quarts d’un salaire sans bouger le petit doigt ? Mes parents vont me laisser un joli petit pactole, je pourrai partir en vacances. Je dirai que j’ai cassé l’appareil photo de mon copain, l’assurance m’en paiera un tout neuf ! C’est quoi déjà, l’abus de biens sociaux ?

Je vois bien qu’Ebola gagne du terrain : un cas suspecté à New York, alors qu’il y a huit millions et demi d’habitants dans cette ville, ça arrive, ça arrive ! Heureusement que les laboratoires pharmaceutiques vont me fournir gratuitement un vaccin ! Et contre la peur, existe-t-il un vaccin ?!

STOP ! De l’air !

Une grande bouffée d’oxygène !

Je me fais confiance ! Je fais confiance !

J’installe la paix dans mon cœur, l’amour ressenti me revient au centuple.

Mes peurs sont le reflet des messages qu’on veut bien me donner : les « il faut », qui m’enferment comme un lasso.

Moi seul-e sait ce qui me convient.

J’apprends à respirer, à me détendre, à me faire confiance.

Mes doutes me coupent de toute intuition, mes peurs me rendent malade et les attentes me coupent de mon présent.

Je n’attends plus pour être heureux-se maintenant ! Là ! Tout de suite !

Je vis ma vie, je ne peux en vivre une autre, ni en changer.

Elle est parfaite parce qu’elle est la conséquence de mes choix.

S’il y a quelque chose à améliorer, j’ai le choix de le faire, toujours. J’ai deux bras, deux jambes et ma volonté.

En me changeant moi, c’est tout mon univers qui change.

J’ai aussi la liberté de ne jamais essayer, parce que ma prison, je la connais, elle me rassure …

Namasté

Nettoyer

Dès notre plus jeune âge, les premières invectives parlent de nettoyer :

– Lave-toi les mains

– Brosse-toi les dents

– Range tes jouets

Ces trois premières bases donnent le ton.

Progressivement nous acquérons cette notion : régulièrement il faut chasser les scories de notre environnement.

La maturité implique avoir compris l’importance de nettoyer, ranger, trier, jeter et appliquer ces automatismes sans autre contrainte qu’une nécessité.

Qu’advient-il chez une personne négligente ?

Si elle ne se lave pas régulièrement, les mauvaises odeurs apparaissent très rapidement, les caries, les maladies de peau, voire le rejet social. Les objets envahissent son lieu de vie, la crasse pollue tout son environnement.

Cette règle est propre (J) à toutes les civilisations, mieux ! à tous les règnes : humain, animal, végétal, minéral peut-être.

Quels parents intériorisent cette notion d’accumulation au domaine de l’alimentation et de la pensée ?

Je n’en connais aucun, moi y compris. Car encore faut-il avoir conscience de ce fait pour soi pour pouvoir l’enseigner à nos petits.

Et pourtant, quelle importance !

Dans un désir bien innocent de faire plaisir à nos mini-moi, nous leur offrons sodas, hamburgers, pâte à tartiner, nourriture industrielle, avec la bonne conscience de se dire :

– une fois de temps en temps, cela ne peut pas nuire.

C’est sans compter que ces petits plaisirs malsains contiennent des « capteurs » qui attrapent l’enfant à la première dégustation.

De là à en prendre l’habitude et à en faire une demande insistante de sa part, il n’y a qu’un pas très vite franchi.

Comment ensuite libérer ses artères du mauvais gras qui s’y installe ? Comment nettoyer son corps de tous les additifs chimiques qui y stagnent ?

Ce qui vaut pour nos enfants vaut pour nous également, avec la notion pas du tout sympa du « un peu, plus un peu, plus un petit peu » créant un grand n’importe quoi.

Pour visualiser cette image d’accumulation, il suffit de se dire qu’un tout petit bout de plastique dans la nature ne peut lui nuire.

Et tout à coup, sans trop savoir comment, nous voyons, tout penauds, cet horrible sixième continent qui s’est créé à la surface de la mer par un énorme agglomérat de déchets plastique dont nous sommes tous responsables. (Y a-t-il la même chose dans mon corps ?!!)

Mais que dire des pensées ?!

Quel parent se pose dix minutes le soir à côté de son enfant prêt à s’endormir et parle avec lui des pensées perturbatrices survenues dans sa journée ?

– la grosse colère que tu as eue aujourd’hui contre ton frère était normale, mais ne la garde pas dans ton cœur mon chéri, car c’est à toi qu’elle fait du mal.

– tu as ressenti comme une injustice que je ne t’achète pas le jouet pour lequel tu as hurlé tout au long des courses (J), mais tu sais mon ange, je dois t’apprendre que tu ne peux pas obtenir tous tes souhaits dans la vie et cela me chagrine aussi, mais c’est ainsi. Apaise ta frustration, rappelle-toi comme elle est jolie cette cabane que nous avons construite toi et moi dans la forêt.

– etc.

Nous avons à prendre conscience que chaque pensée négative génère un petit tas de « saletés » dans notre mental, dans notre corps et dans nos rapports aux autres.

Prendre quelques minutes au quotidien pour s’en libérer, pour nettoyer notre intellect de ces scories qui s’accumulent, pourrait éviter de laisser survenir la source d’un très grand malaise qui nous envahit sur le long terme et submerge notre mémoire jusqu’à ressembler à ce sixième continent.

A chacun de se rendre compte comme son petit (ou grand) ménage intérieur est important, bien qu’invisible, autant, voire plus, que celui de l’extérieur.

Namasté

Agapé *

Mon corps est malade de mes croyances, je le crois malade, aussi je crée la maladie.

Mes pensées créent ma réalité.

« Soyez le changement que vous voulez voir pour le monde » a dit Gandhi.

Je me mets en colère.

Je crée ma réalité.

Je crée un monde de conflits.

Je prends conscience de ce fait.

Je ne m’en accuse pas car le jugement crée le jugé, le diviseur.

Je reviens à l’Un, l’Incréé.

La vie est illusion disent les bouddhistes.

Toute matière contient sa propre fin.

De la graine naît le germe qui conduit à la vie. En prenant vie, elle semble se perdre. En devenant matière, elle se crée pour retourner à la non vie qui est éternelle.

La roue des cycles nous apprend l’Un qui ne meurt jamais.

De la graine est née une graine. De cette graine naîtra une autre graine dans un cycle ininterrompu.

Le cycle est l’Infini.

« Je » suis le cycle et non la graine.

« Je » existe encore là où la graine semble n’être plus matière. La graine meurt, le cycle demeure.

Ma pensée est créatrice.

Ma pensée est l’Un, l’Incréé, l’Infini.

Comment calmer ma pensée ?

Par Agapé *.

Agapé est acceptation, pardon, Amour.

Toute chose se contient.

Je contiens mon monde.

Tout est inter-relié. Je suis le nœud dans la trame et la trame. Mon monde n’existe que par moi-même. Ma non-existence annihile mon monde ; elle n’annihile pas le cycle, la Source.

Agapé, j’accepte

Agapé, je pardonne

Agapé, j’aime

Je libère la roue, le cycle est mais n’est pas la matière.

« Je » suis le cycle.

Mon ego est matière. J’existe par mon ego dans la matière. « Je » me suis créée à mon image car ma pensée est créatrice.

« Je » crée mon monde à mon image.

« Je » suis le nœud et la trame.

Mon « non-être » est la Source.

La Source contient le Tout.

Je suis Agapé. Par Agapé, je deviens le changement que je souhaite voir pour le monde.

Namasté

*Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l’amour « divin » et « inconditionnel » L’Agapé, souvent comparée à la charité chrétienne est, pour Platon, la troisième forme que prend l’amour après l’amour physique « Eros» et l’amour de l’esprit de l’autre « Philia». C’est un amour désintéressé, sans recherche d’un enrichissement personnel, c’est donc l’amour pour l’amour c’est-à-dire l’acte de charité principalement. Source : Wikipedia

La tête dans le guidon

Je vous parle là de généralités, mais il s’agit de grands courants comprenant de multiples exceptions.

Toutefois, elles mettent en évidence des différences de comportement qui posent les bases de l’avènement du nouveau monde.

La mécanisation et l’ère du matérialisme est devenu à une époque primordiale, car à la base du pilier de la survie : se nourrir. Derrière les progrès phénoménaux de l’industrialisation, il y a eu tout d’abord ces deux nobles buts, se nourrir et se loger, qui ont conduit à s’enrichir, se soigner, s’instruire, etc.

J’appellerai cette époque « la tête dans le guidon », très bien caricaturée par Charlie Chaplin dans « les temps modernes ». Etait-il un des premiers visionnaires à nous mettre en garde avec ce film qui a été perçu plutôt comme une parodie ?

Certaines personnes ont commencé à réagir et à se révolter dans les années soixante-dix, très vite cataloguées de marginaux avec une étiquette bien imagée : « New Age ».

Nouvel âge probablement, parce que cette époque correspond à un éveil de conscience qui ne se voulait plus « la tête dans le guidon ».

Il y avait encore trop à construire, à découvrir, à créer pour que ce courant devienne général.

A notre époque où on a roulé sur Mars, où tout a été dit ou presque au point que les chanteurs mixent les anciens succès, où les constructeurs automobiles changent la forme d’une aile ou d’un rétroviseur pour sortir un nouveau modèle, où les nouveaux Michel-Ange alignent des dégradés de noir pour créer l’extase, maintenant que la frénésie matérialiste semble s’essouffler, arrive enfin le temps du :

– Mais qu’est-ce qu’on pourrait bien faire ?

– …

– Et si on essayait maintenant d’être ?!

Pendant ce temps de « création effrénée », les sociétés dites du « tiers-monde » n’avaient d’autre choix, elles, que d’être avant de mourir de faim ou d’insalubrité.

Ces mêmes sociétés sont à leur tour happées par le progrès, comme s’il s’agissait d’un passage obligé.

Les pays émergents sont aujourd’hui la Chine, l’Inde, l’Afrique, ceux dans le « déclin matériel » : l’Amérique, l’Europe et le Japon, qui lui « explose » physiquement.

Aux personnes de ma génération (je suis née en 1959) qui observent avec confiance et tendresse les jeunes d’aujourd’hui, je demande de remarquer cette merveilleuse envie d’être qui sourd et émerge de notre descendance.

Si l’envie de ne pas marcher sur les rails des parents prouve un désir d’autonomie et d’affirmer sa personnalité propre à toutes les époques, il me semble qu’un nouveau courant s’installe tout en douceur : un désir d’équilibre entre faire et exister, assurer sa survie sans oublier d’apprécier la vie, une nouvelle génération qui ne souhaite plus avancer tête baissée sans réflexion, mais qui prend le temps de poser ses priorités pour ne pas déconnecter de son propre centre dont elle garde une mémoire accrue.

La décroissance économique prouve certainement qu’une autre forme d’être (êtres) émerge(-nt).

Il me paraît important, à nous les anciens, de nous éveiller à ces changements afin de permettre à la douceur de s’installer, ce qui se traduit par la fin de la guerre de pouvoir pour la paix dans l’amour et le respect du prochain et de la vie.

Nous avons beaucoup à apprendre en observant maintenant nos enfants et nos petits enfants et à lâcher nos certitudes.

Namasté

La vie est une vague

Pourquoi personne ne m’a-t-il donc prévenue ?!*

Quand, du haut de mes trois pommes, ma grand-mère me serrait à m’étouffer entre ses deux seins, j’étais absolument Moi, ce Moi qui ne changerait jamais.

Les années ont passé, des années magnifiques, mais je ne le savais pas vraiment.

A mon tour, je suis devenue maman, à mon tour, je suis devenue grand-mère, mais le Moi à l’intérieur de moi n’a jamais changé.

Une vague était née, avait grossi, roulé, voyagé, et d’un seul coup, j’ai vu la plage qui allait m’absorber alors que je venais à peine de prendre conscience que j’étais une vague.

Depuis toujours, je regardais les anciens avec un regard extérieur qui recherchait en eux la jeunesse, la force, la magnificence, sans savoir que l’écume qui sourdait en moi était de la même eau que la leur.

Aujourd’hui, je me trouve face à des miroirs.

Je suis devenue, goutte à goutte, sournoisement, sans m’en douter, l’ancienne que je croyais inatteignable, autre, tellement différente de moi.

Bien sûr, mon pas est encore alerte, mais parfois certaines raideurs quand je me lève collent à mon corps comme un vieux chewing-gum à une semelle.

Bien sûr, j’apprécie encore de magnifiques paysages, mais les lettres font des espèces de taches noires si je n’ai pas de lunettes sur le nez.

Bien sûr, ma peau que je caresse est encore toute douce sous mes doigts, même plus douce comme le parchemin l’est au papier, et pourtant les miroirs me disent qu’elle n’a plus cette jolie tension du ballon qui vient d’être gonflé, mais qui lui aussi, perfidement, perdra peu à peu de son air hautain 😉 .

Et pourtant …

Mon Moi est toujours là.

Cette petite fille qui étouffait du manque d’air et de bonheur dans le giron de sa grand-mère a encore dans les narines l’odeur de la lessive et du ragoût de lapin en train de mijoter que son tablier retenait avec moi.

Je suis la même à l’intérieur mais mon image a changé.

Plus le droit de retrousser ma robe sur mes avant-bras, plus le droit de rouler une mèche de cheveux en suçant mon pouce, plus le droit de me pelotonner n’importe où car le sommeil me gagne.

Ce long chemin parcouru, quand je me retourne, ne m’a rien paru qu’une minute, mais une minute remplie d’un million d’expériences.

C’est Moi cette minute ?

C’est Moi cette vague au sommet de son faîte et qui perd l’équilibre en voulant reculer un peu alors qu’il ne m’est permis que d’avancer ?

C’est moi cette vague magnifique qui tout d’un coup reconnaît la plage qui veut m’échouer ?

J’ai encore tellement à donner, tellement à recevoir, tellement à vivre !

Chaque seconde est une goutte d’eau, un océan, une vie.

Je ne veux plus en perdre une seule.

La grève qui m’accueillera brillera des milles feux de ma joie et de la folie qui vit pour toujours en moi.

Pourquoi personne ne m’a-t-il donc prévenue ?!*

Namasté

* parce qu’il est des évidences qui ne se disent pas.

L’équilibre et le battement du coeur

L’équilibre parfait, la ligne horizontale, est le non créé, le Un qui contient le Tout.

Dans la matière, dans le créé, tout a son contraire : l’ombre a la lumière, le blanc a le noir, le bien a le mal.

La matière est de l’énergie plus ou moins dense ; le rocher a une forte densité et une vibration lente, le règne du « vivant »* végétal, animal, humain, a une densité moindre et une vibration plus rapide.

Plus on s’éloigne du « solide » plus les vibrations s’élèvent.

Dans tout le créé, il y a ce mouvement de balancier « densité-vibrations » régit par des lois absolues. Tout vibre, même notre planète vibre.

Dans le centre de Tout il y a le Un, le coeur de toute manifestation, qui contient le Tout.

Plus nous nous en éloignons et plus nous entrons dans la matière, dans le mouvement, contenue par « une écorce » : notre corps est une écorce qui contient la Vie, le tronc de l’arbre contient sa sève, la cellule contient son noyau.

La matière est mouvement intérieur-extérieur, un balancier parfait, une géniale « machine à Tinguely* », la plus précise des montres suisses 😉 .

Toute matière est énergie, donc mouvement, donc vibrations.

Quand il y a déséquilibre dans ce mouvement de balancier, la « mal-a-dit » survient, quelle que soit la densité de la matière : l’arbre peut être malade, nous pouvons être malades 😉 , l’océan peut être malade, le béton aussi peut être malade.

Mais quand l’équilibre est absolument parfait, les forces contraires s’annulent, tout retourne à l’incréé, la ligne de l’électrocardiogramme redevient une ligne horizontale parfaite (par la quiétude, nous cherchons à toucher ce Nirvàna du doigt).

Voyez-vous le lemniscate, ce mouvement du huit infini ?

Du néant, de l’équilibre absolu, deux cellules se rencontrent, plongent dans le créé, dans le mouvement du balancier.

De la liesse de leur union monte ce chant merveilleux

Toc
Toc, toc,
Toc, toc, toc, toc, toc, toc, …

On l’appelle la Vie,
je l’appelle l’Amour manifesté

A mon ami Jacques

Namasté

* Tout le créé contient la Vie
* M. Jean Tinguely (1899-1980) a créé une machine au mouvement perpétuel.

Le yin et le yang visuel, émotionnel, spirituel

Le yin et le yang visuel

Dans la matière, il y a le blanc et le noir, la lumière et l’obscurité.

Le blanc réfléchit comme un miroir, le noir absorbe.

Consciemment ou non, le personnel médical est habillé de blanc. Cela protège des énergies basses des malades tout en permettant à tout le personnel soignant, extrêmement dévoué, d’être dans la compassion si nécessaire aux humains.

Les personnes spirituelles s’habillent de clair, pas toujours dans un esprit de protection, mais également pour irradier leurs pensées.

Un géobiologue de mes amis, sourcier, ne s’habille que de noir, afin de ressentir le plus finement possible les énergies subtiles de la Terre. Par contre, sa sensibilité accrue lui fait percevoir les champs électromagnétiques plus fort que le seuil de tolérance (à sa grande chance ?…).

Si, de nuit, dans une maison dont toutes les pièces sont éteintes, une seule a la lumière allumée et que nous en ouvrons la porte, la lumière va se répandre dans la pièce contiguë dans le noir. L’obscurité a absorbé la lumière et non l’inverse (à moins que ce ne soit imperceptible à l’œil humain, mais auquel cas la pièce allumée ne souffre pas d’une perte d’un peu de sa lumière).

Involontairement, nous nous habillons de clair en été, pour ne pas souffrir de la chaleur, alors que si nous voulions nous en protéger, il faudrait faire le contraire (les bédouins ne craignent pas de porter des couleurs sombres, même par des températures extrêmes).

En hiver, souvent dans un esprit chagrin, nous nous vêtons de noir (ou peut-être est-ce parce que l’hiver est plus « salissant » que l’été?). Si nous portions des couleurs éclatantes, les jours sans trop de lumière nous paraîtraient plus supportables.

A Noël où les nuits sont les plus longues, nous décorons de rouge, de doré, de brillant nos maisons et privilégions la douce lumière des bougies à celle tristounette des ampoules basse-consommation. Cela réveille en nous une joie enfantine faite d’odeurs de mandarine, de pain d’épices et de souvenirs d’insouciance.

Le yin et le yang émotionnel

Nous avons à veiller à l’équilibre émotionnel de nos pensées. Mais qui nous le dit ?!

Moi je vous l’affirme !

Un excès d’euphorie mène à l’hystérie, un excès de tristesse ou de peur conduit à la dépression.

Il s’agit de trouver un juste équilibre, le plus proche du calme, de la quiétude, de la douce sérénité.

Tout est fait dans le monde des médias pour gonfler notre inquiétude, notre stress, nos sentiments de peur, de jalousie et de haine.

Dame nature nous invite en tout simplicité à la contempler et à nous apaiser à son contact.

Nul besoin de s’asseoir sept ans au pied d’un arbre 😉 . Une simple caresse à notre animal de compagnie, des soins à notre plante verte, ou un bisou à un être cher nous relie « au naturel », si le geste est posé dans la conscience et le silence extérieur et intérieur.

Nous pouvons difficilement éviter d’être happé-e-s par le stress de la civilisation, car il compose notre monde.

Ce que nous pouvons faire, c’est en prendre conscience et rétablir au plus tôt le déséquilibre induit par un geste ou une attitude dont nous sentons qu’il ou elle nous apaise.

Les domaines des arts, des sports, de la culture en sont une source inépuisable, ou tout simplement le retour à nous-mêmes (pas sur nous-mêmes).

Mais gare à ne pas remettre aux calendes grecques ce retour à l’équilibre : tout le monde le sait, une seul petite goutte d’eau en trop et le vase déborde ! Tout notre simulacre d’équilibre peut alors basculer en quelques minutes et le chemin du retour au calme peut être long et laborieux.

A l’heure où veiller à soi est jugé comme égoïste, nul ne peut remplir le verre du voisin si le sien est vide : pour t’aimer, je dois m’aimer aussi !

Le yin et le yang spirituel

Nous abritons tous en nous, sans exception, un ange et un démon.

Notre libre-arbitre nous permet de choisir lequel nous préférons nourrir.

En mangeant le fruit de l’arbre de la Connaissance du bien et du mal, nous nous sommes offert cette liberté. Coquine d’Eve ! Comme la vie pourrait être simple si nous n’avions pas eu à choisir !

Mais Eve était une reine, pas une esclave.

Ni l’ombre, ni la lumière ne l’ont effrayée car elle savait que l’une ne pouvait aller sans l’autre. Impossible de faire l’impasse sur l’ombre sans laquelle l’équilibre n’a plus lieu d’exister.

Nous avons à trouver en notre cœur notre chemin.

Si je cite notre cœur et non notre mental comme maître de notre conscience, c’est que notre cœur se veut le siège de l’Amour, la coupe du Graal, là où ce fameux arbre de la Connaissance prend racines.

Nourrir notre partie sombre par des comportements addictifs, des propos injurieux, des pensées de haine et surtout par des images violentes servies sans modération nous conduit tête baissée dans un mur.

Nous sommes seul-e-s aptes à nourrir notre lumière.

À nous de veiller sur elle comme sur le plus grand des trésors.

À nous de la nourrir selon notre propre intuition.

À nous de gravir, pas à pas, les marches qui nous conduiront de la cave à la cour intérieure, de la cour intérieure aux étages supérieurs, des étages supérieurs au sommet de cette tour de Babel où notre regard porte à perte de vue sur un monde magnifique !

Toutefois, il n’y a pas lieu de culpabiliser à ne pas y arriver seul-e !

L’univers nous offre une multitude de thérapies, de thérapeutes et de moyens qui peuvent nous aider, dans la douceur et le respect que nous nous devons à nous-mêmes, à retrouver notre centre d’équilibre qui nous rapproche de la magie de la Vie.

Namasté

La plénitude

La condition humaine est la solitude (Laure)*.

La condition suprême est la plénitude (Noémie)*.

Il y a quelques jours, j’ai fait l’apologie de la différence. Par la focalisation de mes perceptions, tout ce qui n’est pas moi est différent. Je perçois alors tout comme extérieur à moi, ce qui me permet de comprendre la magnificence de ce Tout.

Dans le mouvement magique du lemniscate, le 8 infini, je me sers de ma focalisation comme point d’appui pour induire le mouvement inverse : un zoom avant qui m’inclut dans ce grand Tout.

Il n’y a plus toi et moi, il y a l’Un, dont je fais partie et toi aussi.

Mes sens physiques me permettent de ressentir l’Infini.

Comment ?

Il y a plusieurs façons d’atteindre ce ressenti. A chacun-e de trouver celle qui lui sied le mieux.

La première, la plus humaine, la plus accessible, c’est l’amour 🙂 .

Quand je suis « en amour », les gens me semblent plus agréables, les couleurs plus vives, la vie plus belle, les problèmes plus simples. L’amour agit comme un filtre rose qui nous rapproche de l’état de béatitude.

Lors de ce que les poètes nomment « la petite mort », nous avons la chance de pouvoir expérimenter un cours instant la perte de la réalité physique qui nous projette dans une dimension infinie, quasi divine.

Toutefois, la condition suprême pour tendre à ce point de perfection, l’ingrédient primordial, c’est bien sûr l’Amour avec un grand A.

Notre société de consommation croit nous faire consommer la sexualité comme un plat de fast-food : vite préparé, vite avalé, sans autre conséquence qu’un mini plaisir pas trop cher payé 🙁 ! Pauvre société ! Le trop vite et le trop facilement acquis nous leurrent en nous donnant un ersatz de bonheur.

D’un coup de baguette magique, je crois atteindre le Nirvana.

Dans ce mouvement du 8 où il m’est facile de me centrer sur mes perceptions, plus je parviens à une contraction toute en douceur, plus je parviens à une expansion majeure et plus je peux toucher du doigt l’Infini.

Cela prend du temps, de l’envie et une confiance absolue en mes capacités à y parvenir et en ce que cette Part Infinie cherche inconditionnellement, Elle aussi, à m’accueillir.

Un mot résume cette définition : la foi !

La foi enfantine, profonde, pure, sans complication. L’éther des religions sans le désir de pouvoir des religieux.

Je suis le-la seul-e à pouvoir la reconnaître en moi.

Parti-e de cet intime sentiment, je peux m’appuyer sur la méditation, la prière, le yoga, le pouvoir du moment présent, etc., pour me fondre dans l’Un des scientifiques quantiques et des saints.

Quelle période merveilleuse nous est-il donné de vivre, enfin !

La rencontre encore naissante, sous-jacente, mais toutefois de plus en plus présente, de la science et de la spiritualité, ennemis jurés depuis des lustres !

Cet avènement doit nous réjouir et nous encourager :

tout n’est pas perdu

tout n’a jamais été perdu

tout ne sera jamais perdu…

… Dieu m’est Témoin

Namasté

* noms d’emprunt, par souci de discrétion, mais mes amies se reconnaîtront.

La différence

Pourquoi est-ce que l’autre devrait penser comme moi ? vivre comme moi ? me ressembler ?

Pourquoi est-ce que je devrais penser comme toi ? vivre comme toi ? te ressembler ?!

Tu es toi et je suis moi, merveilles crées à Son image.

« Nous sommes bientôt sept milliards de prototypes sur terre » a dit le professeur Albert Jacquard (1925-2013).

Il paraît que nous avons tous des sosies de par le monde. Mais la ressemblance n’est que visuelle.

Tu me ressemblerais en tous points que tu ne penserais pas comme moi, tu ne vivrais pas comme moi. Ma chaîne d’ADN est unique, mon code génétique est unique.

Si un petit groupe d’individus décide que les diktats de la beauté parfaite soient la maigreur et la pâleur, cela ressort de leur choix. Moi je choisis mes propres critères.

Si un petit groupe d’individus décide qu’il faille manger tel aliment et non pas tel autre, cela ressort de leur choix. Moi je choisis selon mes goûts et mes ressentis.

Si un petit groupe d’individus décide qu’il faille penser et agir selon leur mode de pensées et d’actions, cela relève de leur décision. Moi je suis moi et je fonctionne selon ma propre conscience. Je veux bien suivre les règles de bienséance inhérentes à la bonne marche d’une société, mais je reste moi, individu à part entière. Vous ne me ferez pas devenir « petit biscuit industriel » ! même couleur, même saveur, même composition, au milligramme près ! (mais cela aussi est un leurre)  🙂 .

En me reconnaissant prototype unique et parfaitement libre dans mes pensées et dans mes actions, je te reconnais prototype unique et parfaitement libre dans tes pensées et dans tes actions.

Je cesse d’être un mini tyran à la tête plombée de ce qu’il faut et ce qu’il ne faut pas et qui s’exerce au nom de l’amour, que je crois inconditionnel, sur la chair de ma chair, mes propres enfants !

En ne reconnaissant pas leur singularité, je cherche à en faire des mini-moi, convaincu-e en toute bonne foi que je détiens la solution à peu près parfaite pour les conduire au Bonheur.

Moi-même, suis-je heureux-se dans l’absolu ?

Suis-je l’image d’Epinal à laquelle mon enfant souhaite ressembler ?..  🙂 ou, par mes directives à son encontre, suis-je en train d’essayer de combler mes propres vides, de corriger mes propres erreurs ?

Je m’entraîne dans la tendre pâte à modeler de mes petits sans voir la magnificence sous-jacente de leur personnalité. Quand ceux-ci devenus adultes, tant bien que mal, m’échappent, je reporte ma tyrannie sur mon conjoint, mon voisin, mes proches, l’étranger …

Je ne vois pas que mes enfants, devenus tyrans à leur tour, sont le reflet de mon propre mode de fonctionner.

Changer la société revient à me changer, à changer mon regard sur moi et sur l’autre : plutôt que de voir nos différences comme un manque d’uniformité, voir toutes ces différences comme une richesse inépuisable de ce que la vie nous offre.

De même que les millions d’images différentes que nos yeux verront, les milliards de sons différents que nos oreilles entendront, cette folle multiplicité que tous nos sens capteront tout au long de notre vie, faisons une fête de ce que Autrui ne soit pas moi.

Chaque rencontre devient une découverte, une occasion de grandir, de m’ouvrir à la magie de la Vie… et mon enfant m’apprend qui je suis !  🙂

Namasté

Qui de l’oeuf et de la poule ?

Quelqu’un a-t-il vu Dieu incarné homme ?

Dieu-Conscience a créé le monde mais Il est l’Incréé.

Dieu nous a faits à son image, mais Dieu n’a pas d’image ( !?).

Il nous a faits un et multiple, comme si nous étions sept milliards de petits morceaux de Dieu-Conscience.

Si Dieu-Conscience est créateur du monde, nous, un sept-milliardième de Dieu-Conscience avons cette faculté identique de création à notre échelle (puis-je créer une montagne ?  🙂 … qui sait ?  🙂 Puis-je créé ma réalité ?! Oui ! Oui ! Oui!)

Si je m’envisage créateur-trice de mon monde, ce n’est certainement pas à la force de mes mains et de mes bi et triceps. Ce que je construis est certes ma création, mais devenue physique et matérielle des suites d’une seule de mes pensées développée. Je peux alors toucher, voir, vivre ma création-née-d’une-pensée.

Et s’il y avait la même force à chacune de mes pensées ?

J’ai une pensée d’amour ! Un petit ange naît quelque part dans le monde investi de cette belle énergie.

J’ai une pensée de colère la seconde suivante ! Idem, cette pensée se matérialise « dans la matière » qui est de l’énergie densifiée, sous forme humaine ou cataclysme, ou n’importe quel autre fléau gonflé par une multitude de pensées identiques émises de par le monde au même instant et qui crée un agglomérat pas sympa.

J’ai été fascinée un jour par un petit bonhomme de trois-quatre ans qui ne pensait qu’à faire du mal à ma petite chienne, chiot également.

Un sixième sens m’avait avertie d’aller voir ma petite Vanille interdite d’accès dans la cabane où nous étions tout un groupe à manger. Ce fameux petit d’homme tenait un gros parpaing dans ses mains, grimaçant d’effort, juste au-dessus de la tête de ma chienne et s’apprêtait à le lâcher dans la seconde où je lui ai crié « stooop ! »

Peut-être une heure après, la même intuition m’a fait ressortir de la cabane. Ce même enfant tenait dans ses deux mains une poignée de gros graviers qu’il s’apprêtait à lancer sur ma chienne.

Loin d’une saine colère que j’aurais pu éprouver alors, c’est l’étonnement de tant de méchanceté concrétisée dans cet enfant qui m’a coupé le souffle. Pour moi, jusqu’à ce jour, un enfant était synonyme de pureté, de gentillesse et d’innocence jusqu’à ce qu’il se « pollue » au contact quotidien du monde dur dans lequel il faut jouer des coudes pour survivre (  🙂 )*.

Connaissant l’équilibre familial dans lequel grandissait ce garçon, je n’ai pas remis en cause son éducation, mais le bagage avec lequel il était venu au monde : si petit mais déjà si hargneux ? Comment cela est-il possible ?!

Au fur et à mesure de mon cheminement, de mes propres expériences et de mes lectures sur la physique quantique, la probabilité est devenue pour moi une évidence que mes pensées se sont concrétisées dans mon propre univers, mais aussi qu’une partie qui échappe à mon observation limitée par mes cinq sens s’est concrétisée partout ou n’importe où dans l’univers.

Depuis lors, je veille à la « propreté » de chacune de mes pensées afin de ne pas salir mon monde merveilleux, comme j’essuie mes pieds ou je me déchausse carrément pour entrer dans un endroit propre, de même que je mets un papier à jeter dans ma poche jusqu’à la prochaine poubelle ou que je recherche la meilleure façon d’éliminer un produit polluant plutôt que de le verser dans l’eau.

Si chacun envisageait que le magma qui bouillonne dans sa petite cervelle créait peut-être le monde qu’il exècre et remplace sa guerre intérieure par une paix divine et bienvenue, qui sait ? peut-être tiendrions-nous là un début de tsunami d’Amour qui se propagerait partout, sur tout et sur tous ?! …

Namasté

* Cette métaphore est très éloignée de l’image que je me fais du monde, vous vous en doutez, vous qui me connaissez … 🙂