La Vie va de Soi

Que l’on tire, pousse, ou qu’on se laisse aller, la vie suit son cours.

Nous pouvons bien sûr mettre les pieds au mur. Il s’ensuit alors toutes formes de douleurs physiques et morales. Dans la résistance, nous nous confrontons à un « mur » virtuel : notre égo nous incite au pouvoir, à la colère, à l’intolérance, à la non acceptation de ce qui est.

Le principe des arts martiaux consiste à se servir de la force de vie, l’énergie vitale, comme support de nos mouvements et de nos pensées. Il va jusqu’à puiser un regain de force dans celle déployée par un agresseur.

Il y a beaucoup à apprendre de cette sagesse dans notre quotidien : si le courant de notre force de vie est fait pour prendre telle tournure, résister peut s’avérer fort douloureux, et la vie ira de soi, comme que comme.

Sans invoquer l’ivresse du mot « destin », nos vies suivent une ligne tracée, souvent inconnue de nous, où même les plus intuitifs avancent à tâtons, bras tendus, comme dans la pénombre. Pourquoi suis-je né(e) sur ce continent, dans cette famille, dans ce contexte, dans ce corps ?!… qui détient la réponse ? ☺

La sagesse prend la voix et la voie de nos intuitions, de nos émotions positives (mais pas exaltées) dans un souci permanent d’équilibre :

ni trop  → je fonce tête baissée sans réfléchir
ni trop peu  → je reste dans une attitude passive en attendant que « ça » arrive.

Accepter que l’on se soit trompé, ou que telle expérience est maintenant terminée, permet à un nouveau segment de notre vie de se mettre en place.

Cette prise de conscience permet d’évoluer dans des phases de plus en plus positives quant au bien-être intérieur, quelle que soit l’expérience vécue. Il y a toujours un diamant caché dans une mine de charbon, pour qui sait chercher.

L’autre, l’agresseur, devient celui qui m’apporte la leçon. Que ce soit du vaste domaine médiatique qui m’incite à une peur irraisonnée, à la personne la plus proche de moi qui me réconforte dans mon ressenti, par le fait même que pratiquement immanquablement, elle a un autre point de vue que moi, tout arrive afin de me recentrer exactement au point le plus dense.

Chaque expérience me porte, marche après marche, à une ascension vers la connaissance de mon moi profond, à une confiance sereine en la vie qui coule en moi, à la certitude que je suis là où je dois être, dans ce moment exact précisément.

Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer n’importe où en ville ce merveilleux petit brin d’herbe pointant son nez vers le soleil, vainqueur incontestable d’une chape de béton !

La Trinité en nous

ou « auto-école : nouvelle formule »

Selon le dogme religieux, on parle

du père : le caractère
du fils : la personnalité
et du saint esprit : le tempérament

Le tempérament est le fil conducteur inné, de notre premier à notre dernier souffle, il reste inchangé dans sa base, mais nous pouvons le nuancer par un travail sur nous-même. Nous avons à le recentrer, à le canaliser, mais nous ne pouvons le changer dans sa totalité, car il est notre moi profond.

Connaître nos forces et nos faiblesses nous apporte l’harmonie. La con/centration*, la con/science* de nos pensées et émotions nous enseignent notre mode de fonctionner envers chaque expérience de la vie. (* préfixe «con» = avec)

Reconnaître notre tempérament, c’est avoir accès à la clé secrète pour déjouer les pièges du jeu de la vie, en modulant nos ressentis en fonction des événements, tel le roseau dans le vent ou dans le calme.

Notre personnalité se construit selon nos codes environnementaux : famille, éducation, lieu de naissance en résonance à notre caractère.

Notre caractère donne la couleur de nos codes d’accès : un caractère doux teintera de douceur la personnalité, un caractère emporté teintera d’ardeur la personnalité, un caractère coléreux ou impétueux (etc.) … et ainsi de suite.

Pour augmenter la difficulté, le caractère n’apporte pas toujours qu’une seule couleur à notre personnalité, mais un arc-en-ciel de pastels et de vifs, rendant le « décodage » encore plus ardu.
Quel imprudent se mettrait au volant d’une voiture pour un très long voyage sans chercher à savoir où se trouvent les freins, l’accélérateur, les phares, les clignotants, avec un pare-brise obscurci jusqu’à n’y rien voir ?

Pourtant, combien d’entre nous jugent inutile, voire n’imaginent même pas, qu’il faille se recentrer, s’écouter, s’observer, se connaître et surtout prendre soin de notre véhicule terrestre : notre corps, dont le conducteur est notre esprit ?! Combien s’émerveillent de cette mécanique géniale qui nous est offerte, capable de parcourir tous nos désirs, de nos obligations au moindre de nos caprices ?

S’ils rencontrent un obstacle, ou pire subissent un accident, ce qui arrive avec la régularité d’un métronome dans un « véhicule » inconnu, ils en incombent la faute à l’autre, qui a croisé leur route et les a heurtés sciemment.

S’ils avaient appris, ou qu’on leur ait enseigné, à « freiner » à temps, à mettre la marche arrière sans que leur fierté ne soit touchée, à tourner le volant pour éviter un obstacle, ou décision magique entre toutes : à allumer les phares et nettoyer leur pare-brise afin de VOIR plus loin que leur bout du nez, tout cela en respectant les codes de circulation, comme la route (la vie) deviendrait simple et harmonieuse pour tous !

Très peu de cultures enseignent la connaissance de soi comme base de relations à toutes expériences, très peu de religions également, tendant plutôt à l’opposé : le déni du soi pour et par la vénération à une ou plusieurs déités.

Si, en toute humilité, en toute confiance, et dans un sentiment d’amour tendre éloignant tout jugement, nous commencions par faire la paix avec nous-même ! Si nous nous mettions à la rencontre de cet ami et de ce professeur unique en nous !?

Je m’y emploie dès cet instant … ☺

Cadeau

Chaque jour, ces vieilles pierres de l’église St-Bénigne me rappellent que la vie, c’est maintenant.

Aux personnes horrifiées à la vue des oraisons funèbres célébrées au sein de ma merveilleuse voisine, je rétorque : c’est la vie !

Alors que le corbillard, paré de fleurs multicolores, me répète inlassablement : la vie, c’est maintenant ! N’attends pas tes derniers instants pour te dire : pourquoi je n’ai pas vu, pourquoi je n’ai pas compris quand il était encore temps ?! Quand j’avais encore du temps !?

Je regarde évoluer la jeunesse, d’une insouciance de moins en moins légère, et je me dis : pourquoi personne ne m’a prévenue ? Pourquoi je n’ai pas saisi chaque minute, chaque seconde de folie joyeuse de ma jeunesse à danser ?! Maintenant, je danse, mais je suis plus lourde, plus raide, chaque geste me demande plus d’effort.

La vie c’est maintenant !

Ne regarde pas en arrière Claudine. Tu as compris à l’instant que tu as laissé passer trop d’occasions. Fais que chaque instant soit une occasion : tu nais à la vie maintenant !

Qu’importe s’il te faut un peu plus d’efforts ! Tu ne peux plus danser un rock endiablé, mais tu peux apprécier cent fois, mille fois plus un slow dans des bras amoureux avec tous tes sens : le nez dans son cou, tu respires sa chaleur et les effluves légères de son eau de toilette, tes oreilles entendent chaque note, chaque accord, chaque instrument, et le bruit feutré et merveilleux de son souffle contre ton oreille.

Ta peau est un immense capteur de douceur, de chaleur, d’émotion, jusqu’à cette petite douleur dans ta chaussure qui te rappelle que tu es bien vivante, dans l’instant, que tu ne vas pas te réveiller, hagarde et frustrée, d’un rêve si doux.

Ma vie n’est plus, ne peut plus être, ne sera plus un rock endiablé ! Mais elle peut encore être à chaque seconde ce slow langoureux où tous mes sens sont à l’écoute : le moineau qui pépie au rythme d’un appel connu de lui seul, le bruissement du vent dans les feuilles, la goutte de pluie qui tombe sur mon front et suit l’arrête de mon nez dans un frais chatouillis, ou la brûlure du soleil au travers du voile de coton de mon vêtement qui me réchauffe jusqu’au cœur et me transforme en végétal devant sa survie à l’astre de feu, le goût de chaque gorgée, chaque bouchée qui se présente à mes lèvres dans le sacre du merci, merci la vie de n’avoir qu’à tendre la main pour satisfaire n’importe quelle envie ! Envie ! En vie !

Les couleurs que mes yeux perçoivent sont toutes une toile de maître, quelles qu’elles soient. Les humains que mes pas côtoient sont tous des créations uniques et géniales, dans lesquelles l’observateur devient l’observé : « je » suis de ces créatures incroyables de perfection ! De chaque sens, de chaque seconde, naît le respect : merci d’être ! L’instant devient le réceptacle immense du Tout. Il n’y a plus à chercher autour, tout est dedans, là, maintenant, ici, à portée de ma main, à portée de ma vie.

Je veux vivre chaque seconde comme une chance, comme une découverte, comme une naissance. Tout paraît immuable, et pourtant à chaque seconde tout est neuf ! Quelle merveille ! Comme il serait extraordinaire de parvenir à vivre dans cet état d’éveil de l’instant à chaque instant !

Dès cette seconde, je m’y emploie … ☺

Du plan horizontal au plan vertical

La vie matérielle nous rattache au plan horizontal : horaires, gravité (hasard de la langue française ? ☺) terrestre, matière, pesanteur, lourdeur, poids…

Plus nous nous situons sur cette ligne horizontale, plus le temps semble passer vite, plus nos émotions prennent d’importance et nous collent au niveau du sol.

Nos écrans électroniques, quels qu’ils soient, nous maintiennent dans cet état.

Inscrivez l’heure à laquelle vous vous installer devant n’importe lequel d’entre eux. Regardez l’heure à laquelle vous le quittez : une heure passée ressemble à dix minutes. « Déjà ! » direz-vous !

Notre esprit, complètement investi dans la matière « débranche » de ses propres facultés. Nous nous coupons, sciemment ou non, de notre propre vie.

Les petits enfants y sont particulièrement sensibles. Leur cerveau ressemble à une page blanche où tout s’inscrit comme une empreinte indélébile, qui devient réalité, habitudes et vérités. Il n’y a qu’un pas, vite franchi, à la dépendance.

Il ressort de notre responsabilité d’adulte de les protéger de mauvaises « programmations », au sens propre et au sens figuré, dans la mesure où nous y sommes personnellement sensibilisés.

Ces habitudes prises dans l’enfance et l’adolescence se reproduiront très probablement tout au long de leur vie, avec quantités de réactions en chaîne.

Sans entrer dans les détails techniques et scientifiques des messages subliminaux, nous avons la liberté de nous « auto-lobotomisés » selon notre choix. Un adulte peut en prendre conscience s’il est lucide, un enfant sera guidé par son instinct de plaisir et de facilité, quitte à amplifier cette extase malsaine par plus de matière encore, en avalant tel un robot maintes sucreries, sodas ou aliments gras.

Le plan horizontal est alors linéaire et nous colle au niveau du sol. Il en ressort un tel soulagement momentané et illusoire de nos tensions émotionnelles qu’à la première pensée désagréable à fuir, nous nous plongerons avec délectation dans ce qui est de suite une habitude.

Notre esprit se trouve également saisi lorsque nous pratiquons une activité qui nous passionne : jardinage, sport, musique, dessin, peinture, etc. De même, bricoler ou exécuter un travail en conscience s’apparente à une forme de méditation ; toutes nos pensées sont centrées dans le moment présent, dans ce que nos mains ou notre corps accomplit.

La différence face à l’attitude passive de regarder un écran est que rien n’est suggéré, tout est ressenti, vécu par chacune de nos cellules.

Notre pensée est libre et autonome, dirigée par notre conscience, vers La conscience ☺ (?! wouahou !)

Du plan horizontal, nous tendons vers le plan vertical.

Être présent dans l’instant, complètement investi par ce que nous faisons, avec nos mains, nos jambes, notre corps ou simplement attentif à notre respiration, ouvre « une porte » de sérénité.
Nous apprenons rarement dans la petite enfance cette attitude, difficile mais jamais impossible à changer en habitude à l’âge adulte, d’attention à l’instant présent.

Toutefois, avec de la patience, de la persévérance, une envie sincère ou un besoin vital de « prendre de la hauteur », nous pouvons, chacun à notre rythme, chacun selon nos affinités, y parvenir.

Cet auto-entraînement, un peu fastidieux à ses débuts, devient très vite un besoin, comme ces marathoniens qui ne peuvent passer un jour sans courir.

La différence en est toutefois que ces « fenêtres » d’instant présent ne deviennent jamais souffrance par le manque, car elles sont justement disponibles en toute circonstance, sans aucune restriction, vraiment aucune, toujours à portée de « pensée » !

Chaque seconde de notre vie est une fenêtre potentielle, chaque minute une plage de détente, chaque heure un océan de quiétude, chaque journée une vie de conscience : le temps linéaire devient alors notre meilleur ami en nous poussant du bas vers le Haut.

Liberté de penser

Il y a deux façons principales d’appréhender la vie.

Nous nous soustrayons, seuls, beaucoup de nos libertés.

Nous pouvons en accuser la société, l’éducation, les impondérables, les obligations, le sens des  responsabilités, une kyrielle de « oui mais… ».

Il en va pour chacun de son libre arbitre.

Quand on s’imprègne de la maxime du poème « Invictus »* et qu’on en extrait l’essence, la sève, la lumière émergente d’un cachot et de multiples souffrances, apparaît la plus grande des libertés, que nous sommes seuls et uniques à pouvoir nous accorder.

« Je suis le maître de mon destin,
je suis le capitaine de mon âme .»

Cette liberté, c’est la liberté de penser !

Encore faut-il prendre conscience de ce flot incessant qui coule dans nos têtes, encore faut-il prendre conscience de l’impact de ces remous, de ces gouffres, de ces rapides rugissants, de ces cascades cristallines ou de ces plages apaisées sur nos cellules et sur les cellules de l’univers. Là n’est pas le but de cette réflexion.

Pour celui qui arrive à toucher du doigt cette faculté de prendre du recul par rapport à ses propres pensées et à en décortiquer le contenu, il apparaît deux courants principaux.

La première catégorie convient qu’avant la vie, il y a le néant ; après la vie, nous retournons au néant.

Notre naissance résulte d’une réaction chimique induite par la rencontre fortuite de deux cellules de souche différente.

De même, tel gland planté en terre va pourrir dans un certain laps de temps, alors que tel autre va pousser pour devenir un chêne centenaire : constatation simple du plus pur hasard !
La vie apparue sur terre résulte du même principe : pur hasard !

Les continents se sont séparés, générant dans un même temps une multitude d’ethnies différentes, de cultures différentes, apportant chacune la richesse de ses racines : pur fruit du hasard, ou conséquences du mouvement universel qui génère une conséquence du mouvement universel, qui génère une conséquence du mouv… et ainsi de suite, dans la dynamique du mouvement perpétuel : la première pièce tombée du domino induit un trajet aléatoire…

… ou non !

Apparaît ici la seconde catégorie :
La première pièce tombée du domino entame un parcours extraordinaire : là une poulie est actionnée, là un courant d’eau est libéré, ici une allumette enflamme un gaz permettant à un ballon de s’envoler.

Qui n’a rêvé devant la fraîcheur et l’apparente inutilité de ces trajets pensés par de doux « savants », dont le génie ne se manifestera que quelques minutes, alors qu’il aura fallu des heures de patience, de partage, d’ingéniosité, pour élaborer un parcours de milliers de dominos ?

Cet exemple permet de concrétiser l’appartenance de cette seconde catégorie : « Et si !? »
Et si la vie n’était pas un hasard ? Et si les événements contenaient un but caché ? Et si le chêne avait une raison bien précise de s’être érigé à cet endroit, à cette époque, dans ces circonstances-là et pas d’autres ?!

Et si à le regarder (le chêne), à l’étudier, à le ressentir, nous prenions le recul pour saisir l’invisible : la goutte d’eau tombée du ciel au millimètre près où elle s’engloutira dans la terre jusqu’à la racine, la feuille nouvellement éclose qui captera la cellule d’oxygène ou de gaz carbonique apportant la chlorophylle nécessaire à sa belle couleur verte, la texture granuleuse et rédhibitoire de l’écorce qui dissuadera la vache d’engloutir notre chêne d’un coup de mandibules !

Et si nous cherchions dans nos vies la magie de sa structure, comme nous avons découvert la magie de la structure du trajet de dominos ou de la naissance du chêne !

Et si, plutôt que de se recroqueviller, de se plaindre, de s’appesantir, nous nous épanouissions à la recherche de la Compréhension avec un grand C !?

Si, plutôt que de nous taper aux murs de notre geôle en protégeant nos blessures, nous essayions de parvenir à l’étincelle découverte par William Henley ? un cri sortirait du plus profond de notre être :

Invictus !
Je suis le maître de mon destin
je suis le capitaine de mon âme !

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Je suis seul responsable de mes pensées et je reprends à l’instant cette liberté, quels que soient les événements autour de moi !

* Invictus
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley (1849-1903)

*Invictus : du latin invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible.

De Saint-Thomas à Lazare – Décodeur pour A., C., M. … ;-)

De la réalité de ce papier, de ce crayon, de ces mots, à l’essence qu’ils portent.

La vie est un grand paradoxe : la matière est un concentré d’énergie et pourtant, il nous est demandé de nous éloigner de la matière pour revenir à l’esssence-ciel, l’énergie !

Quel immense parcours s’étend de l’un à l’autre ?

Voir en toute chose, de la plus simple (un texte sur une feuille de papier par exemple) à la plus complexe (autre exemple parmi des millions : la voiture qui nous conduit vers notre destin …)

Jusqu’à l’instant de grâce où la porte s’ouvre, où la Lumière jaillit.

Ce n’est plus une feuille de papier que je tiens dans la main, mais une clé : de ce que je lis, jaillit une lumière soudaine, comme Helen Keller a vécu l’éveil en touchant l’eau.

De la réalité palpable de St-Thomas à l’éveil miraculeux et instantané de Lazare.

Pour croire à la résurrection, Thomas a voulu mettre les mains dans les plaies afin d’être convaincu qu’il s’agissait bien de Jésus revenu à la vie.

Chance ou poison dans un monde de plus en plus matière ?!

Alors que la tendance générale (même au fin fond des contrées les plus reculées) se veut au progrès et à la course du « toujours plus », est-ce une chance de remonter à contre-courant et souhaiter tout simplement « être » ?

Combien d’hommes célèbres connurent cet instant de grâce ? De Bouddha assis sept longues années au pied de son arbre à la main de Jésus posée sur les yeux de l’Aveugle ou ouvrant le sépulcre de Lazare, à Gandhi, Mandela, plus proches de nous dans l’histoire pavée de milliers d’êtres éveillés ?

Ces témoignages anciens et récents nous racontent comment ces hommes et femmes ont dépassé la réalité du « visible » pour entrer dans un monde ou tout est un, tout est inter-relié et inter-dépendant, au-delà de ce que les yeux peuvent voir et les mains peuvent toucher.

Combien d’exemples décortiqués, remontés, remaillés, portés de langue en langue, de feuille en feuille, d’esprit en esprit, combien de sueur et de migraines pour faire comprendre l’incompréhensible ?

Notre présent est une preuve palpable que cet essentiel n’est pas encore saisi, compris et acquis !

La magie de l’éveil ne peut se vivre que dans le ressenti.

Le « ressenti » prend racine dans nos cinq sens. Il ne s’agit pas de se couper de l’un ou de l’autre, comme on pourrait le croire, mais d’en trouver « la porte » dans le cumul des cinq : ma conscience se sert de mes yeux pour voir au-delà de l’apparence, du toucher pour que ma peau expérimente la densité, de l’ouïe qui affine la perception des deux autres, de l’odorat, subtil indicateur de bien-être ou de son contraire, et du goût : le goût est un grand baromètre de ce que notre corps vit ; qui n’a pas salivé à la vue d’un met alléchant ou s’est trouvé la bouche sèche pendant une grande émotion ?!

L’escalade rapportée d’une montagne ne peut que s’imaginer, se construire d’images ! Pour en saisir l’Essence, il faut sentir ses orteils glissés dans les grosses chaussettes de marche, le coeur bondissant d’attente et d’espoir, la tête penchée et appliquée sur le laçage d’impressionnantes godasses qui porteront les pas vers le Sommet.

Dans l’instant présent se trouve « la porte » : mon esprit s’est préparé depuis longtemps à cette escalade, l’odeur de lessive en ouvrant le tiroir à chaussettes, la conscience du mouton et du berger qui ont conduit au confort des-dites chaussettes en pure laine, ces chaussures qui ont déjà marché tant et tant de pas, etc. …

Là commence le vécu ! Là commence le ressenti !

Le roulement des cailloux sous les pas, la sueur dégoulinant le long de l’échine, le regard porté haut dans le ciel, deviennent déjà l’Éveil !

L’être éveillé reconnaît que le chemin est la vie, le départ ou l’arrivée en font parties intégrantes.

Qui est en marche et comprend la féerie de l’instant ?

Chaque pas est important, chaque seconde, tout est conscience, tout devient inestimable, de l’événement majeur au plus petit incident.

Qui comprend que le premier, tout premier souffle correspond au contact de la laine autour des pieds ? (Dans le projet d’escalader une montagne ?)

En intégrant notre corps de matière, nous expérimentons la densité et perdons petit à petit notre « pureté ». Le but de la vie serait-il seulement cette redécouverte de notre véritable nature : énergie ?!

Qui comprend que les méandres de la vie, joies et chagrins, bonheurs et tristesses, ne sont que l’escalade vers le sommet que nous portons en nous ?

Accepter sans jugement TOUT ce qui nous arrive comme aide à la compréhension, de la même main qui sécurise d’un tuteur afin que la plante pousse droit, de la même intention qui prévient l’enfant afin qu’il ne se fourvoie pas, de la même morsure au jarret afin que mouton et troupeau ne tombent dans l’abîme ?

Qui se perd aux griffures des ronces ou à la fraîcheur de la source désaltérante et oublie l’ivresse qui nous conduit pas à pas pour se révéler bientôt dans une explosion ?

S’arrêter sans prendre de hauteur dans une situation, confortable ou non, fait perdre le but ultime.

La vie nous porte ou nous secoue selon qu’on la comprend ou qu’on la contre.

La vie conduit celui qui consent et force celui qui résiste (auteur inconnu).

Chacun arrive avec son itinéraire, sa carte fléchée et sa boussole. Les documents de l’autre ne sont que charabia si nous n’avons pas le même décodeur.

Pour partager une expérience dans sa globalité, il faut l’avoir vécue, de part et d’autre. Les« outils » de naissance varient selon ce que nous avons à comprendre et à dépasser.

Combien de flots de salive inutile, d’encre écoulée, pour tous les St-Thomas que nous sommes, prisonniers de la réalité matérielle ?

Tous les exemples, tous les mots, toutes les explications ne peuvent suffire si nous ne sommes dans « l’instant d’éveil ». Loin de la simplicité, les interprétations sont sujettes à mille facettes, d’où l’importance de se centrer dans sa propre, unique et magnifique histoire.

Combien de soleils, combien de phares, combien de petites lanternes disséminées partout de par le monde parviendront à poser la main sur les yeux des aveugles ?

Comment trouver les mots qui touchent, les exemples qui font mouche ? Faut-il à tout prix chercher à aider, ou seulement être ? La présence fait miroir et réfléchit à l’infini. L’aveugle a-t-il imploré la main ou était-il là au moment clé de son existence ? Combien surtout souhaitent ne pas recouvrer la vue ?

Minuscule luciole cachée dans une boîte noire, ou immense rayonnement lumineux, chacun des sept milliards d’humains que porte la terre a en lui la goutte d’eau qui contient l’océan.

Le monde matériel s’affole dans le toujours plus, toujours plus loin. En opposition mais pas vraiment, et là se trouve le plus grand paradoxe, le monde spirituel s’élève pour descendre dans la matière et rejoindre le point de convergence du « tout est un ». De plus en plus d’humains « s’affinent » et perçoivent au-delà des cinq sens.

De même le minéral, le végétal et l’animal, si ce n’est qu’eux sont partie intégrante de la conscience et n’ont pas à se le prouver.

… ni à le prouver à qui que ce soit. Ils « sont », tout simplement et parfaitement.

Le libre arbitre a ceci de merveilleux qu’on peut à l’envi ignorer le chemin, au risque malgré tout d’écorchures multiples, ou ouvrir les milliards de cellules qui nous composent à un début de compréhension que la matière cherche à nous cacher … ☺

Décodeur bis

SCEPTIQUE  CONVAINCU
Tout est matériel. Tout est énergie.

Le hasard frappe n’importe où n’importe quand, n’importe qui.

Le hasard apporte sa leçon, pour autant que je lui prête attention.

Le libre-arbitre n’existe pas : je subis tout ! Chaque leçon me permet de grandir et d’apprendre.
La vie commence au premier souffle et se termine au dernier. Entre les deux il n’y a que la dure réalité.

L’énergie change de vibration au premier souffle et retourne à son  origine au dernier.

Le bonheur, c’est tout ce dont la main peut se saisir.

Le bonheur, c’est tout ce dont la main  ne peut se saisir.

De Saint-Thomas à Lazare

De la réalité de ce papier, de ce crayon, de ces mots, à l’essence qu’ils portent.

Quel immense parcours s’étend de l’un à l’autre ?

Jusqu’à l’instant de grâce où la porte s’ouvre, où la Lumière jaillit.

De la réalité palpable de St-Thomas à l’éveil miraculeux et instantané de Lazare.

Chance ou poison dans un monde de plus en plus matière ?!

Combien d’hommes célèbres connurent cet instant de grâce ? De Bouddha assis sept longues années au pied de son arbre à la main de Jésus posée sur les yeux de l’Aveugle ou ouvrant le sépulcre de Lazare, à Gandhi, Mandela, plus proches de nous dans l’histoire pavée de milliers d’êtres éveillés ?

Combien d’exemples décortiqués, remontés, remaillés, portés de langue en langue, de feuille en feuille, d’esprit en esprit, combien de sueur et de migraines pour faire comprendre l’incompréhensible ?

La magie de l’éveil ne peut se vivre que dans le ressenti.

L’escalade rapportée d’une montagne ne peut que s’imaginer, se construire d’images ! Pour en saisir l’Essence, il faut sentir ses orteils glissés dans les grosses chaussettes de marche, le cœur bondissant d’attente et d’espoir, la tête penchée et appliquée sur le laçage d’impressionnantes godasses qui porteront les pas vers le Sommet.

Là commence le vécu ! Là commence le ressenti !

Le roulement des cailloux sous les pas, la sueur dégoulinant le long de l’échine, le regard porté haut dans le ciel, deviennent déjà l’Éveil !

Qui est en marche et comprend la féerie de l’instant ?

Qui comprend que le premier, tout premier souffle correspond au contact de la laine autour des pieds ?

Qui comprend que les méandres de la vie, joies et chagrins, bonheurs et tristesses, ne sont que l’escalade vers le sommet que nous portons en nous ?

Qui se perd aux griffures des ronces ou à la fraîcheur de la source désaltérante et oublie l’ivresse qui nous conduit pas à pas pour se révéler bientôt dans une explosion ?

La vie nous porte ou nous secoue selon qu’on la comprend ou qu’on la contre.

Chacun arrive avec son itinéraire, sa carte fléchée et sa boussole. Les documents de l’autre ne sont que charabia si nous n’avons pas le même décodeur.

Combien de flots de salive inutile, d’encre écoulée, pour tous les St-Thomas que nous sommes, prisonniers de la réalité matérielle ?

Combien de soleils, combien de phares, combien de petites lanternes disséminées partout de par le monde parviendront à poser la main sur les yeux des aveugles ?

Minuscule luciole cachée dans une boîte noire, ou immense rayonnement lumineux, chacun des sept milliards d’humains que porte la terre a en lui la goutte d’eau qui contient l’océan.

De même le minéral, le végétal et l’animal, si ce n’est qu’eux sont partie intégrante de la conscience et n’ont pas à se le prouver.

Le libre arbitre a ceci de merveilleux qu’on peut à l’envi ignorer le chemin, au risque malgré tout d’écorchures multiples, ou ouvrir les milliards de cellules qui nous composent à un début de compréhension que la matière cherche à nous cacher … ☺

Essaye de planter une fleur au milieu d’une tempête !

La colère est un typhon qui emporte tout, qui casse, détruit, déchire. Le vent amplifié gonfle et se nourrit de lui-même, idem pour la colère.

Le chagrin est une pluie diluvienne. Les larmes coulent à l’extérieur et recouvre la terre où tout se noie. Que les larmes coulent à l’intérieur ni change rien, c’est la même désolation.

La passion émotionnelle est un feu ardent qui assèche jusqu’à la brûlure.

Le jardinier sait très bien ce qu’il faut à ses plantons. Il les protège du froid dans une serre, mais si le soleil donne trop au travers du verre, il court ouvrir portes et fenêtres.

Il arrose avec parcimonie : point trop n’en faut, la juste mesure.

L’ingrédient principal reste l’amour qu’il apporte à son projet. Mais il se sait l’instrument : seul, il ne produit qu’un fac-similé. Le pendant à toute réussite ne lui appartient pas. Il n’est que la nourrice, le surveillant principal.

Sa main agit librement, souple et dirigée : d’une grande envolée, il sème. Ou d’une minutie d’horloger, il repique avec extase la tige vert tendre parée de feuilles timides sorties comme par magie d’une graine minuscule.

Il en est ainsi de toute la vie.

Sans mesure, nous bousculons, massacrons, piétinons.

Confiance, conscience, lâcher-prise et sérénité apporte la réussite tant souhaitée sur le chemin de nos destins.

Ma pensée est un hôtel

Notre conscience en est le portier, le réceptionniste, le majordome, la femme de chambre, le veilleur de nuit et le directeur !

S’éveiller, c’est être conscient des « visiteurs » qui s’installent dans une chambre, pour une seconde, une heure ou une vie.

Cela entendu, nous avons à veiller avec bienveillance à l’accueil de nos hôtes, mais à refouler avec détermination les fauteurs de troubles reconnus comme tels.

La tâche est continue, la vigilance est de mise.

Le portier filtre dans un premier temps : est-ce un client intéressant ? Apporte-t-il joie et lumière dans ses bagages? A-t-il l’intention de s’installer ?

Le réceptionniste détermine la chambre à louer : angoisse, survie, logique, bonheur, lâcher-prise … l’hôtel est un palace aux chambres multiples !

Le majordome s’affaire continuellement comme un chef d’orchestre à l’affût de la fausse note ou de l’erreur de rythme.

La femme de chambre balaie scories en tout genre une fois l’hôte indésirable démasqué et maintient en tout temps une propreté impeccable en tout lieu.

Le veilleur de nuit reste toujours vigilant, même et surtout lorsque tous paraissent dormir. Rien n’échappe à son attention nocturne. Son œil et son ouïe aguerris ne laissent aucune chance aux prédateurs.

Le directeur bombe le torse et se réjouit du ballet qui se joue : son hôtel tourne comme une horloge suisse, sa réputation dépasse les frontières. Au début, il a dû faire ses preuves, comme en toute entreprise nouvellement créée, il s’est laissé grugé par le chant de trop belles sirènes, il n’a pas vu de suite que tout ce qui brille n’est pas d’or.

Mais la confiance sereine en toute son équipe a fait son œuvre : badauds malveillants passent leur chemin, il n’y a plus de place dans cet hôtel de Lumière, les chambres sombres ont été repeintes en diaphane.

D’ailleurs, plusieurs de ces hôtels fleurissent la ville maintenant, encouragés par ce bel exemple de réussite.

Une seule règle pour souhaiter intégrer une chambre : élever ses vibrations pour quitter la fange ! :

  • Ouvrir tous ses sens à l’amour et à la joie.

  • Veiller à une nourriture riche d’éléments nutritifs nobles, tant dans la matière que dans l’énergie.

  • Renvoyer la peur aux pourvoyeurs de peur, leur malveillance aux manipulateurs.

  • … et laisser chacun libre de ses choix et de leur(s) conséquence(s) !

Mon hôtel s’appelle « Sérénité »

mais il pourrait aussi s’appeler « Paix » ou « Quiétude »

Quelle enseigne brille au-dessus du vôtre ? ☺

En-Haut

Il n’y a pas d’en-haut, ni d’en-bas. L’énergie est. Elle est partout, sans notion de temps ni d’espace.

La mort, changement d’énergie, ne nous envoie pas « en-haut », mais de l’autre côté du voile, dans une forme invisible pour les yeux, mais non moins très puissante.

Nos vibrations énergétiques « s’élèvent » (en intensité) alors pour rejoindre un autre niveau vibratoire. L’amour est vibrations. Nos chers défunts ont rejoint ce champ de vibrations que nous appelons « au-delà ». Mais l’au-delà est en nous, dans le grand tout dont nous sommes, dans l’amour qui vibre dans nos cœurs.

Nous les imaginons revêtus de robes blanches, tels des fantômes éthérés, ou dotés d’ailes d’anges et nous survolant comme des hirondelles élégantes.

Il n’en est rien. Le changement de vibration qu’est la mort ne projette ni n’annule ces vibrations. Bien au contraire. Comme les ondes sur l’eau autour d’un caillou lancé se propagent en cercles, puis semblent disparaître, l’énergie alors produite s’est seulement diffusée au grand tout qu’est le plan d’eau. Il y a eu changement, pas disparition. L’énergie alors produite apporte une vibration différente à l’eau, que des êtres hypersensibles comme les dauphins captent à des centaines de mètres très loin du point d’impact.

Il existe des humains à la sensibilité accrue qui perçoivent ces champs vibratoires modifiés.

Malheureusement, ils sont souvent moqués ou décriés car leur talent les isole du commun des mortels.

Rien ne peut vous étonner des capacités de vos appareils électroniques. Ils ont pourtant exactement le même mode de fonctionnement, d’émission et de réception, mais dans l’ordre du matériel.

Vous rejetez l’ordre spirituel, car il n’existe pas encore à ce jour de preuves scientifiques ou de machines suffisamment sensibles pour enregistrer, calculer, mesurer ces autres vibrations.

Une possibilité s’entrouvre toutefois : scanner, IRM et autres technologies commencent à percevoir les modifications du cerveau à certains moments donnés. Le cerveau ! émetteur et récepteur ultra-puissant ! Vous reconnaissez, vos scientifiques reconnaissent, n’en être qu’aux balbutiements des découvertes des possibilités du merveilleux outil électronique que vous véhiculez dans vos boîtes crâniennes.

Le message de ce jour est : gagnez du temps sur les recherches scientifiques, levez vos doutes, faites-vous confiance : TOUTES les énergies sont une réalité, servez-vous en à bon escient, ouvrez vos capteurs, laissez tomber votre logique, faites confiance à votre ressenti.

Les bouffées d’amour qui gonflent votre cœur quand vous pensez à vos chers disparus sont une preuve que votre cœur reçoit leur énergie de plein fouet, et qu’ils ne vivent pas « en-haut », mais au-dedans et autour de vous.