Les deux faces du miroir

Tout est binaire, tout est duel.

Le noir et le blanc, le jour et la nuit, le masculin et le féminin, le langage informatique…

Il y a un chemin visible, palpable, quantifiable : notre réalité matérielle que nos cinq sens perçoivent comme « vraie » parce que démontrable scientifiquement par des preuves, des mathématiques ou simplement des évidences.

Et il y a l’autre chemin subtil. Celui-ci n’est pas perceptible par nos sens bien que très réel. C’est ce monde caché à notre raison qui remplit l’univers d’atomes. Ce sont ces champs vibratoires impalpables qui font sonner notre portable au milieu des bois d’un appel passé des antipodes. Ce sont mes articulations et ma peau qui me disent que bien que mon cœur aime comme à 16 ans, en fait mes cellules ont l’âge exactement inverse : 61 ans à se démultiplier, à s’agencer pour me sauver, à réorganiser tout ce que je leur envoie (nourriture, pensées, actes) afin de me maintenir en équilibre fragile dans le champ matériel.

Je ne chercherai pas ici à prouver l’existence de ce monde binaire, toutes les bibliothèques nationales contiennent matière à s’instruire sur le sujet.

Ce que j’aimerais partager avec vous c’est cette réflexion que j’expérimente : si nous ne sortons pas du chemin visible, l’autre, invisible, se manifeste à nous en vain. Son mode d’expression est l’intuition, le ressenti, les synchronicités, l’émerveillement (dont le nom tire sa racine du mot « miroir ». Merci Olivier), la confiance, etc. et le plus magique (l’âme agit) entre tous : l’amour !

Deux routes parallèles qui nous conduisent tout au long de notre vie.

Je peux avancer dans le sillon de la matière comme une bête de somme dont le joug l’empêche de tourner la tête, plus ou moins heureux-se de mon sort selon la difficulté du chemin.

Ou alors, je peux jouir de mon entière liberté de découvrir cette autre réalité invisible à mes yeux, que j’appellerai spiritualité par confort, le mot « foi » risquant de froisser, voire fermer certains esprits, ou la nommer « connaissance » pour faire simple : je connais cette autre réalité mais je ne l’expérimente pas.

C’est là cette merveilleuse liberté de choix qui nous est donnée à tous : marcher sur un seul pied ou sur les deux :-).

Sans mise en route de notre volonté, il ne se passera rien. N’est-ce pas merveilleux ce divin respect ?!

Mais il y a un revers à cette médaille : tout tient de ma seule en vie de découvrir cette autre voie.

Si je ne donne pas l’impulsion constante, volontaire, régulière, répétitive pour accéder à ce monde subtil, je peux passer toute ma vie sans conscience, dans une ombre sans lumière.

Il me faut un effort de volonté pour découvrir l’autre face du miroir.

Mais combien cet effort est récompensé !

A l’expérimentation de tant de merveilles, gare à ne pas décrocher pour « l’autre pied » ; l’équilibre participe des deux.

Pratiquer cette marche sur les deux pieds solidement posés conduit à un état suprême : la joie !

Namasté

Claudine

Gratitude

Merci

Merci mon corps de me ramener dans le ressenti

Merci

Merci ma mémoire de te rappeler de mes ressentis

Merci

Merci mes émotions qui me donnent la couleur de mes ressentis

Merci

Merci à l’instant qui me ramène dans mon corps

Merci

Merci à la Source qui me parle par les couleurs, par mes émotions, par mes ressentis, par mon mental.

Merci

Merci au chemin qui me montre comment atteindre l’éveil qui n’a pas de chemin puisqu’il est le chemin.

Gratitude infinie



Namasté

Claudine

Plus grand que soi

Nous nous agitons dans tous les sens. Nous voulons gérer, assumer, porter, nous sentant responsables de tout ce qui nous arrive.

Nous mettons tout en œuvre pour … suivre le chemin qui nous incombe, que nous croyons choisir, nous isolant ainsi du Grand Tout.

Le bouddhisme donne l’exemple du nœud dans un tissu, chaque croisement de fil participe à la toile. Un nœud manque à l’appel et il y a un trou.

Nous sommes chacun-e ce petit nœud nécessaire à la beauté parfaite de l’œuvre.

Les tissages sont très importants dans cette culture probablement à cause de cette représentation.

Partout des petits drapeaux flottent, de nonnes et moines enveloppés dans des grands draps enroulés autour de leurs corps dans une même magnifique unité, des thangkas brodés avec minutie. Nous, nous nous croyons le tissu entier. Nous agissons et oublions d’interagir.

Nous fonçons tête baissée dans le faire, je dois, il faut. A aucun moment nous nous posons à l’intérieur et « ressentons » si cela est juste pour le Grand Tout dont nous sommes, là, maintenant.

Bien sûr direz-vous : le cimetière est rempli de gens irremplaçables, preuve que ce que je décide de faire seul-e n’a pas tant d’impact que cela.

Cela est une autre réflexion de l’ordre de l’impermanence.

Le sujet qui m’importe aujourd’hui parle de ramer seul-e, parfois dans le sens du vent, souvent avec beaucoup d’effort à contre-courant, car je me crois seul-e à pagayer !

Je lutte, je transpire, je force, je cherche le meilleur chemin pour arriver à la plus belle rive que je me suis choisie, mais qui s’éloigne à chaque fois que je crois l’avoir atteinte.

Je me sens le tout puissant de ma vie, sûr-e de mes choix, de mes envies, de mon bon droit.

Et un jour, c’est le feu extérieur : le burn-out !

Le dehors est comme ce qui est dedans.

Combien d’hectares de forêt partent en cendres chaque année ?

Nous courrons partout à la recherche de solutions extérieures et tempêtons quand l’univers nous offre de rester à l’intérieur.

Horreur, malheur, nous n’avons plus rien à gérer, choisir, faire. Juste à être. Mais moi je ne sais pas être !

Combien d’incendies de forêt pendant le confinement ? Combien de cours d’eau pollués, de marées noires, etc. ?!

Suis le courant.

Laisse-toi guider.

Laisse être.

Nous résistons, aveugles volontaires ou vraiment inconscients du « Plus Grand que nous ».

Si jamais nous ne nous posons de questions et avançons comme un cheval de trait dans son sillon, ok, pas de problème. Je nais, je meurs, je subis, point final. Ma vie n’est qu’une ligne droite, un trait avec un début et une fin, sorti du néant pour retourner au néant.

Par contre, s’il se pointe une seule question existentielle dans ma petite tête ! Alors boum ! Me voilà aspiré-e dans la grande spirale de l’éveil de conscience.

Je lis, j’expérimente, je parle, j’échange, je cherche … dehors, dans le faire.

Stop ! La réponse n’est pas là, certes, ces chemins nous y conduisent. Mais je recherche à l’extérieur cette quête du Graal qui se trouve à l’intérieur, ma Jérusalem.

Paulo Coelho l’a bien imagé dans un de ses premiers succès de librairie : l’alchimiste.

Le « Plus Grand que soi » est le trésor caché sous mes pieds, qui fait battre mon coeur, me fait respirer, digérer, sans que j’aie à lever le petit doigt.

Lui sait, Lui me guide dans un amour incommensurable pour ma petite personne, par que je suis Sa Volonté.

Saurai-je l’écouter ? …

Namasté

Claudine

L’Âme

Les concepts encapsulent notre âme.

Le tout nouveau-né est pur amour et confiance. Il naît et déjà perçoit à la première minute le froid qui l’identifie à son corps, la séparation du ventre maternel, l’envie de téter pour sa survie, les cris pour exprimer ses besoins…

La nature pour tous les règnes a si bien conçut les choses qu’elle a créé l’instinct de protection inné des parents, l’apport nourricier du père, l’amour inconditionnel de la mère (et vice-versa) et pour les deux parents toute une alchimie émotionnelle garantissant la survie du petit.

Le cerveau du nouveau-né a déjà in-vivo commencé à mettre ses ressentis dans des « cases » qui deviendront des mots très tôt après sa naissance.

Hier, la petite Léonie de 9 mois m’a entendue tousser et m’a immédiatement contrefaite avec sa gorge alors que je parlais avec sa maman.

Nous avons ri sa mère et moi.

Sa maman lui a demandé :

– tousse encore Léonie !

Et la petite a toussé à nouveau.

Il y a là tout un processus extraordinaire du bébé : l’écoute, l’attention, l’intégration, le mimétisme, la compréhension de la demande, la conceptualisation des mots « encore », « tousse » et l’association du prénom « Léonie » à son adorable petite personne, suivi d’une répétition volontaire !

En quelques secondes, Léonie nous a prouvé que ses neurones s’agençaient parfaitement pour s’adapter à la vie humaine.

Quelle merveille de Programmation, quel génie que des impulsions électriques entre des cellules puissent « encapsuler » et mémoriser les concepts qui nous permettront d’avancer dans la vie incarnée.

Ma maman de 86 ans vient de faire un infarctus silencieux et a perdu quatre-vingt pour cent de son discernement. Elle ne se souvient de nous que si nous lui rappelons qui nous sommes, ne sait plus si et ce qu’elle a mangé deux heures plutôt, mais est revenu à sa mémoire le nom de la sage-femme qui nous a mises au monde ma sœur et moi soixante-quatre et soixante-et-un ans plus tôt :

– Tu te rappelles maman ? Tu as eu deux filles : Martine et Claudine, moi je suis Claudine ?

– … madame Corteau !

– Oui maman ! C’est elle qui nous a mises au monde il y a plus de 60 ans. Quelle mémoire !

Ses yeux ont souri et je lui ai pris les mains dans un geste de reconnaissance joyeuse.

A l’énoncé de cette scène, ma grande sœur s’est effondrée en larmes :

– Qu’est devenue ma pauvre maman !

Combien d’entre nous vivons sans réaliser, ni même que la pensée s’approche de nous, de la merveille d’évolution que nous sommes, qui, à tout bien considérer, n’est qu’un amas de chair, de sang, d’os et de toute une batterie de mécaniques propres à des milliers de fonctions.

Vous lisez MES MOTS !

Comment partager mes ressentis, mes expériences, ma compréhension sans CES MOTS ?!

Ces petits capsules appelées « mots » contiennent une histoire, en l’occurrence la mienne et selon notre « programmation commune » elles vont nous permettre l’échange.

Les sons que sont les mots, ou d’autres sons comme une toux reconnue par Léonie, contiennent également toute une panoplie de concepts.

Mes mots vont se confronter à vos propres mots et à l’idée que vous vous en faites et se transformer dans votre cerveau en quelque chose qui « s’apparente » à vos propres perceptions, à vos ressentis.

Ils vous donnent une image de ma réalité, ils ne sont plus LA réalité, car issus du passé, car issus d’une seule personne conceptuelle alors que nous sommes plus de sept milliards de « concepteurs » individuels.

Est-il possible de prendre quelques-unes de ces petites « capsules », de sortir (mais sortir est un bien grand mot) de nos concepts et de toucher du bout du cœur l’Âme derrière toute chose ? La vibration première avant le big bang ? Le « plus-que-nous » et dont nous sommes ?!

Je vous souhaite une belle découverte.

Namasté

Claudine

L’Âme agit

Une division qui se multiplie.

L’âme agit – la magie de la vie – l’amour – le miracle de la vie.

Deux cellules se rencontrent et se multiplient. Quelle magie fait que la fusion devient division et multiplication à l’infini  ?

De l’attraction de deux cellules naît un poussin, un dauphin ou un être humain.

L’intelligence suprême de la cellule, unique dans sa programmation, va faire qu’associée à une autre cellule à la même programmation, de deux deviendra quatre, puis huit, puis seize, etc.  En se divisant et se multipliant, les cellules démultipliées créeront qui un foi, qui un bec, qui une main, qui un cerveau de grenouille ou d’éléphant.

Aucune ne se trompe de destination, sinon c’est la cacophonie assurée, et pourtant elles sont des milliards parmi des milliards.

De la sève qui nourrit le tronc, les feuilles, les fruits, à mon sang qui fait battre mon cœur, TOUT est cellules qui se divisent pour mieux se multiplier.

Je ne gère absolument rien, jusqu’au poil à l’intérieur de mon nez qui a eu l’outrecuidance de devenir blanc.

Partout où mes yeux se posent, l’âme agit et il y a magie : un chapelet d’œufs de poisson affleure l’eau de ma mare, l’herbe de mon jardin tout ténue, petite et jaune il y a une semaine, après deux mois sans pluie, ressemble à une mini canopée amazonienne après quelques belles averses. Je passe à côté de mes rosiers magiques et mon nez est délicieusement appelé à se poser en leur cœur jusqu’à pâmer de bonheur à les respirer.

Qui les a programmées à sentir si bon ?

Qui a, un jour, joué au génie génétique et a réussi l’abomination de créer des roses sans parfum ? des maïs sans insecte ? des grains de blé sans germe qui ne se reproduiront plus ?

D’un côté, la puissance inégalée de la propension de la vie par l’Amour, de l’autre le retour au néant par l’immonde cupidité, avidité, vénalité.

Mais, inlassablement, la Vie reprend ses droits. Des sangliers énormes mangent des salades non moins énormes à Tchernobyl. Là où l’homme disparaît, la vie réapparaît.

Là où l’homme sans conscience détruit, tue et pille sa Terre mère nourricière comme le plus parfait des crétins, d’autres humains tirent la vie vers le haut et nous enseignent : Pierre Rabbi, Eileen Caddy, Bertrand Picard, le professeur Jaccard…

Impossible de donner la liste, personnelle à chacun-e, « d’Eveilleurs de conscience » célèbres ou connus d’une minorité seulement, participant à l’ouverture d’esprit juste par l’exemple et l’altruisme.

Pourtant, pas plus les uns que les autres ne détiennent et ne comprennent « le feu sacré » qui collent deux cellules originelles ensemble de toute création, cette même énergie bouillonnante qui fait juste que mon agglomérat d’atomes me maintient dans le champ matériel, pour décider d’envoyer un jour mes petits atomes adorés, qui font que je suis moi, dans le monde invisible à mes yeux du grand Tout.

Rien ne naît de rien.

Tout change et se transforme.

Où es-tu Grand Magicien, Chef d’Orchestre qui agit en moi, autour de moi, pour moi, avec moi, où même ma pensée ignore que ce existe ?

Y aura-t-il un jour sans moi ?!

Namasté

Claudine

 

Cher Créateur

Ce que mes sens perçoivent n’est que l’apparence de la réalité. Elle n’est pas la Réalité.

Il y a au-delà de l’apparence une infinitude extraordinaire non accessible par nos cinq sens.

Derrière, autour et en chaque chose, moi y compris, existe une forme à peine perceptible que nous pouvons enfermer dans différents mots conceptuels : énergie, vie, vibrations, champ quantique, particules, atomes, etc.

Bien que mes sens n’en aient pas conscience, cette réalité existe avec certitude, nul ne peut le nier.

Nous pouvons vivre tranquillement de notre premier à notre dernier souffle en ignorant involontairement ou volontairement cet aspect invisible et impalpable de la vie. A chacun sa liberté d’être.

Cette liberté de vivre de façon aveugle et mécanique nous abaisse toutefois plus bas que la plupart des règnes de la nature : un chien ou un chat (exemple parlant à beaucoup d’entre nous) ressent notre énergie vibratoire avant d’être tout proche de lui. Selon son ressenti et non sa vue seule, il va nous accueillir en grognant ou en soufflant si notre humeur est chagrine, en jappant ou ronronnant si nous dégageons de bonnes ondes. Ses perceptions sont au-delà du simple sens de la vision, voire de l’odeur.

Des preuves scientifiques attestent que les végétaux, bien que dépourvus de nos organes sensoriels, réagissent également fortement aux vibrations, notamment à nos intentions douces ou violentes (voir les travaux d’Eileen Caddy à Findhorn).

Il est grandement temps d’ouvrir nos esprits à ce que nos sens ne perçoivent pas, pour enfin tenir compte de la Réalité Globale et cesser de nous en tenir à l’espace très limité du monde matériel créé.

– Pourquoi ?

Pour arrêter de créer n’importe quoi.

– Comment ?! Je ne comprends pas.

Ton monde fini est créé à l’infini. Et tu es le créateur de ton monde fini.

– Holà ! Moi ? Créateur ? C’est quoi cette histoire !? Je ne veux pas de cette responsabilité là moi !

Certes, je peux l’entendre. Mais tu ne peux t’isoler du Tout puisque tu es partie intégrante du Tout, comme la goutte d’eau de l’océan a sa vie propre mais participe malgré sa volonté au grand tout appelé océan.

– Oui et alors ?! En quoi suis-je créateur de ce grand bazar actuel ?

Tu ne peux t’extraire du champ vibratoire électro-magnétique de l’univers. L’émotion qui « bouillonne » en toi, et change fréquemment selon tes perceptions, crée un champ vibratoire identique à l’émotion générée.

Pour parler en termes de couleur afin que tu comprennes mieux, vois ceci : tu as une émotion de colère rouge, le champ vibratoire derrière toi, en toi, et bien loin à l’extérieur de toi se teinte de rouge.

Tu as une émotion rose d’amour, ce même champ vibratoire se teinte de rose.

Tu as une émotion bleue de quiétude et de calme, le champ vibratoire se teinte de bleu.

Tu as une émotion noire de destruction …

– Bon ! Ça va ! N’en rajoute pas ! J’ai compris ! Tu veux me faire porter le chapeau de tout ce qui ne va pas dans la vie !!!

Reste calme. Loin de moi cette pensée car je suis l’Amour Inconditionnel qui te laisse ta totale liberté d’être. Je veux juste t’apprendre cette règle immuable depuis la nuit des temps : toute énergie vibratoire qui s’apparente à un champ électrique revient à son générateur. Peux-tu l’entendre ? L’énergie ne va pas du point A au point B mais tourne en boucle.

Tout ce que tu envoies inconsciemment revient à toi et crée ton monde matériel.

– …

Ne fais pas cette tête ! Tu es trop drôle ! Rien ne sert de bouder. Je suis ton seul et véritable ami, celui qui peut tout te dire sans jugement. Je ne veux que t’aider. Élargis tes perceptions au-delà de tes sens et essaye de ressentir les vibrations. Tu en connais déjà quelques-unes : juste avant l’orage, tu es si nerveux-se que tu as envie de mordre. Quand tu es au bord d’un cours d’eau, ton stress s’apaise. Quand tu vas au stade ou au concert, la liesse ou le dépit est palpable et tu vis l’osmose. Reconnais-tu tous ces états d’être ?

– Ben oui ! Je ne suis pas une bûche !

Tss tss ! La matière est vivante, vibrante comme toi, surtout le bois. Sors de tes conditionnements conceptuels, essaye d’expérimenter ce que je viens de te faire découvrir. Reste calme. Je reviendrai à toi pour t’en dire plus quand tu auras vécu l’émerveillement.

– Namasté ma conscience

Namasté cher Créateur

Namasté

Claudine

 

Le lait sur le feu

Nos cinq sens créent leur réalité selon leurs perceptions, mais la réalité n’est pas ce que perçoivent nos sens.

Chaque sens construit et dissèque une partie de la Réalité et la matérialise dans un concept propre à sa nature : un goût, une odeur, une vision, un son, un toucher.

La réalité est Un. La réalité est un champ d’atomes électromagnétiques qui forme un tout complètement interdépendant.

La matière est de même nature que la pensée ou la conscience. Tout est vibration, de la plus lente à la plus rapide, tout contient le tout.

Nos sens nous informent du contraire en enfermant la réalité dans la nature de sa propre perception.

– Le soleil est brûlant disent les mains.

– Le soleil est aveuglant disent les yeux.

– Le soleil est silencieux disent les oreilles.

– Le soleil sent le roussi dit le nez.

– Moi je ne veux pas goûter le soleil, dit la bouche dans un pincement.

… alors que le soleil fait partie intégrante de notre nature. Les infimes particules de lumière qui nous composent et sans lesquelles la vie ne pourrait être sont concentrées en un point culminant et générateur infini : le soleil.

Le magma d’atomes compose là un soleil, là une planète, là un rocher, là une fourmi, là un humain.

Aucun de nos sens n’est assez subtil pour ressentir le Tout.

Chacun des cinq sens arrive avec ses gros sabots et nous enferme dans sa propre conviction.

– Je vous dis que cette pierre est grise disent les yeux.

– Je vous dis que cette pierre a un son mat disent les oreilles.

– Je vous dis que cette pierre est rugueuse disent les mains.

– Je vous dis que cette pierre a un goût métallique dit la bouche.

– Je vous dis que cette pierre sent le minéral dit le nez.

Aucun des cinq sens ne perçoit la véritable réalité de la pierre : un agglomérat d’atomes aux vibrations très lentes mû par le même champ électromagnétique que ce qui compose ma main.

Si mon cerveau pouvait sortir de son formatage, ma main pourrait entrer dans la pierre et la pierre entrer dans ma main puisque nous sommes de même nature.

Mon professeur de sciences nous disait il y a cinquante ans : si on pouvait sortir les atomes qu’il y a à l’intérieur d’une balle de tennis, on pourrait y faire entrer un sous-marin !

Je le regardais avec des grands yeux incrédules, incapable que j’étais alors de faire le cheminement de déconstruction conceptuelle pour arriver à cette vérité.

Il ne s’agit pas ici d’un cours de science mais d’une simple réflexion et d’un chemin à trouver vers une forme de compréhension.

En état de profonde détente, de relaxation, de méditation, de prière, ou bien plus simplement juste quelques secondes avant l’endormissement ou quelques secondes juste après le réveil, je peux élever mes vibrations au plus haut de mon possible et ne plus différencier mes points d’appui du coussin qui me porte ou du vêtement qui me recouvre.

Les sensations qui me divisent du Tout ne sont plus, je deviens alors le Tout, dans des moments fugaces tout d’abord.

La magie de l’être est d’étirer ces moments fugaces au plus de mes possibles.

La difficulté première est remplacée très vite par un besoin, puis par une habitude, pour arriver à une jouissance extrême de sortir de mes cinq sens et enfin ressentir le Tout (beau paradoxe à détricoter).

Un grand piège de notre mental à surveiller comme le lait sur le feu : ne plus avoir envie de revenir à nos cinq sens !

Namasté

Claudine

Reste à l’intérieur

Reste à l’intérieur

Reste à l’intérieur

Reste à l’intérieur

Que nous apprend la vie : « reste à l’intérieur ».

Que nous apprennent les phénomènes : « reste à l’intérieur… de toi ».

Tous les êtres humains sont invités, par obligation certes, à rester à l’intérieur (encore faut-il en avoir un).

Et nous voilà tout effrayés-es de nous retrouver face à nous-mêmes, parfois seul-e avec nous-même.

Reste à l’intérieur ! Une punition pour beaucoup, une bénédiction pour d’autres, en recherche.

La méditation, la prière formulée depuis le cœur (et non le vouloir : le mental), les mantras, toutes les techniques de relaxation, nous apprennent à revenir à notre centre, à l’épicentre d’un cyclone appelé « phénomènes », là où règne une énergie transformatrice, créatrice, qui existe en chacun de nous. Un lieu, une émotion, un ressenti appelé amour inconditionnel.

Nous sommes tous venus au monde avec ce bagage de plénitude fœtale : un nouveau-né est amour. Point.

Même si durant sa gestation déjà, il a été impacté par les émotions maternelles, voire les addictions de sa maman, son tout premier souffle, son tout premier regard appellent à l’amour en lui, qu’il va immédiatement commencer à rechercher à l’extérieur de lui.

En coupant le cordon ombilical physiologique, il est coupé de sa Source créatrice : la rencontre de deux cellules, qui l’a amené à être, est mue par l’Energie suprême d’Amour infini.

Dans ce geste symbolique de coupure du cordon, le bébé apprend l’autonomie innée de sa survie. Commence alors la quête du « être » à tout prix.

Assurer nos fonctions vitales est une priorité.

Tout nous appelle également à revenir à notre Source, mais l’appel est si ténu et si peu usité que nous pouvons passer toute notre vie sans jamais en avoir conscience.

Restez à l’intérieur.

Restez chez vous ! Injonction mondialement donnée, imposée et/ou obligée.

Quelle magnifique opportunité nous est gratifiée à tous, sans exception, de revenir à l’intérieur, en notre centre, en notre cœur, bien centrés dans l’espace du cœur, là où règne notre Lumière intérieure, Intelligence suprême Source de vie.

Plus de « je dois », « il faut », juste une forme de maintien de survie, d’éducation pour les plus jeunes, de bases vitales pour les adultes et vraiment de préservation de la vie pour les anciens.

Reste à l’intérieur, reviens en ton calme. Qu’apprends-tu de toi par ces phénomènes qui t’ont mis-e hors de toi. Ne te focalise pas sur le phénomène quel qu’il soit, mais sur ton ressenti, sur la blessure réveillée par l’émotion. Ce que le mental ne peut entendre le corps te le redit, bien plus fort. La souffrance est l’appel extrême à être entendue de ton âme.

reste à l’intérieur

reviens à la douceur

reviens au calme

reviens à la Lumière

confie-toi à la Source

reviens à l’être

reviens à la seconde juste avant le big bang

reviens à la seconde juste avant ton big bang

Depuis cet espace minuscule qui contient le Tout recrée un univers magnifique.

Reste à l’intérieur

reste

reste

reste

saisis le cadeau et ne le lâche plus.

Namasté

Claudine

Le silence

2020 ! L’inimaginable est arrivé : nous avons créé notre réalité !

L’égrégore de conscience sous-jacente en chacun de nous disant que la Terre courrait à sa perte, et nous avec, a tout stoppé net.

Nous entendions tous ces messages :

– assez de pollution

– assez de surconsommation

– assez de course au pouvoir

– assez de course à l’avoir

– assez ! assez ! mon corps n’en peut plus, je n’en peux plus !

En quelques jours d’avant printemps, Tout s’est arrêté. Le monde entier s’est arrêté. Le silence s’est installé. Plus d’avions, plus de voitures, les bateaux qui n’ont pas suivi payent aujourd’hui l’addition.

Plus de rires d’enfants dans les rues, il en restait si peu…

Nos oreilles se surprennent aux chants des merles, des mésanges, des pinsons. Le vent continue son travail de nettoyage. Lui qui n’attend aucune récompense et que rien n’arrête se joue de notre manque de liberté.

Des humains chanceux se bercent au chant des vagues ou des cours d’eau.

Le silence.

Le silence nous attrape et nous renvoie à notre vacarme intérieur : inquiétudes, peurs, angoisses, suppositions, tout un monde fantasmagorique qui n’existe que dans notre tête nous attache à nos dépendances en les maximisant.

Alors on tape sur des casseroles sous prétexte de reconnaissance, on cuisine ensemble devant nos écrans en tout genre, on chante sur les balcons et terrasses pour prouver qu’on existe encore malgré ce « plus rien ».

Qui se réjouit de ce « plus rien » si doux ?

Qui nourrit le silence offert en en recherchant encore plus !?

Qui va au cœur de lui-même retrouver la Source qui est Joie ?

Qui a saisi ce cadeau inestimable :

LE MOMENT EST PARFAIT

Le moment est parfait pour la personne qui sait reconnaître les affres de son mental, qui écoute son agitation perpétuelle et en sourit.

– Oui je sais ! Tu t’agites en tout sens pour me mettre hors de moi. Je t’aime mon petit moi toujours inquiet et qui pense être seul maître à bord. N’as-tu pas vu que je t’ai enfin reconnu ? Que je te laisse parler parce que tu es intarissable mais que je ne t’entends plus ?! …

Un microscopique virus me donne la leçon : « reviens en ton cœur, c’est là que je sévis ».

Reviens à l’essentiel : prépare tes repas, bois de l’eau, repose ton corps, protège-toi, protège tes enfants, tes anciens, tes voisins quels qu’ils soient.

Le printemps est là ! Je t’offre ce temps béni, vois les fleurs, les couleurs, la Vie !

Je t’offre le cadeau de ma venue, qui certes peut causer la mort, aux jours où la Vie explose. Je n’ai pas demandé d’être qui je suis, j’ai le même but que toi : rester en vie

car c’est la seule priorité !!!

La vie est sacrée ! À tout point de vue.

Chaque règne en a conscience et lutte pour sa survie. Seul l’homme se comporte en immortel imbu de sa suprématie relative.

Vois ! Moi si petit, tu m’as appelé sans même t’en rendre compte et maintenant tu m’accuses. Encore dans le jugement qui te sort de ton moment présent.

Vas-tu perdre encore beaucoup de ce temps si précieux que chaque seconde est un diamant ?

Gagne la partie engagée contre toi-même.

Accueille le moment tel qu’il est, apprécie-le, va calmer ton ressenti, tes pensées désordonnées, tes suppositions en tout genre. Entends le doux chuintement de ton souffle, peut-être le ronron des battements de ton cœur.

Là, au cœur de ton cœur, il y a une étincelle qui n’attend que toi pour exploser.

Cette étincelle n’a qu’un seul nom, qu’une seule fonction, qu’un seul message encore jamais entendu et compris

AIME

Namasté

Claudine

Écrire

Écrire ses intuitions, ses pensées, c’est les « entrer » dans la matière, leur donner corps et vie, leur permettre d’être, abaisser leurs vibrations éthériques jusqu’à les rendre tellement denses qu’elles se matérialisent.

C’est cueillir le fruit de l’arbre qui alimente.

Tout est régi par des règles immuables de création dans l’Univers.

Les comprendre, les accepter, sortir de nos concepts profondément ancrés dans nos convictions depuis notre naissance, sortir même des concepts transgénérationnels de nos gênes, permet de toucher du doigt à l’Absolu.

Avant d’être matière, TOUT a été pensé.

D’où l’importance absolue de ne pas laisser nos pensées partir dans tous les sens et ainsi prendre les rênes de notre vie en mains.

Quoi que nous voyons ou touchons a été pensé. Peut-être est-ce là la raison pour laquelle notre mémoire olfactive est la plus permanente.

Les odeurs viennent du monde éthérique directement toucher notre sens de l’odorat et s’inscrivent dans nos cellules « involontairement ». (Voir « les madeleines » de Proust)

Du domaine de l’éther, elles rejoignent « notre » matière, les cellules qui nous composent et d’où nous n’avons, la plupart du temps, pas conscience.

Pour que la vie immanente de nos cellules se rappelle à nous, il faut une erreur de parcours, un dysfonctionnement, appelé communément « maladie ».

Toujours dans ce vieux schéma de fonctionnement, nous taisons ce langage de nos cellules qui tentent inlassablement de nous mettre en garde par des molécules chimiques : des médicaments allopathiques.

Certes, il convient d’éteindre l’incendie. Mais qu’est-ce qui a mis le feu ?

La réponse si subtile n’est pas simple à trouver sans une recherche en amont.

Tout, absolument tout dans l’univers est régi par des règles immuables que la plupart d’entre nous ignorons.

Il faut un certain degré d’études pour appréhender les champs vibratoires. Et même ce chemin-là fourvoie. A trop conceptualiser l’éther on en perd « l’essence ».

Tout est tellement présent en nous et si bien régi que nous ne pensons même pas à aller voir à notre Source.

C’est comme si notre corps était une merveilleuse et immense bibliothèque contenant toutes les réponses et que nous cherchions nos propres réponses dans un manuel de mécanique automobile.

Faire silence, ne plus permettre à nos pensées de diriger notre vie, nous permet d’affleurer, d’appréhender notre Source.

Mais comme un mouvement brusque éloigne la plume de duvet que nous voulions attraper dans le creux de notre main, laisser notre mental partir à la recherche de réponses les éloignent encore plus de notre compréhension.

Il faut entrer dans le silence de notre matière, ressentir la vie entre nos cellules, pour espérer entrevoir l’immense champ quantique qui est le Un.

« Deviens ton ombre pour nourrir ta vitesse ». (reçu le 25.03.2020)

Sortir du visible, du réalisé, pour connaître la matrice informée (sans forme) si ténue que nous ne pouvons l’attraper.

L’ombre nous paraît réelle alors qu’elle n’est qu’une conséquence d’un phénomène vibratoire appelé « lumière » et perçue par un seul sens : la vue. Impossible de la toucher !

Se « détacher » par le ressenti de la matière, pour « ressentir » les vibrations, pour « nourrir notre vitesse ».

Attraper fugacement ce point de fusion.

Comment l’amener au monde lourd de la matière ?

En l’écrivant, par le mouvement, par la main.

En l’enfermant dans un concept, en le mettant en mot, puisqu’il faut bien un moyen de partage, d’échange, de « saisissement ».

Entrer dans la ronde éternelle de la création par un acte :

… au commencement était le verbe.

Namasté

Claudine