Il faut que ton travail soit de l’amour rendu visible

Dans les milliers d’injonctions données par nos parents, combien rejoignent cette idée ?

« Il faut que tu travailles bien à l’école »

« Il faut faire tes devoirs »

« Il faut te laver les mains »

« Il faut dire bonjour à la dame », etc.

Revenir à l’essentiel, voilà ce qu’est l’amour rendu visible.

Quoi que je fasse, je le fais avec une intention d’amour.

Mais cela n’est possible qu’à échelle humaine et personnelle, c’est-à-dire à la capacité physique du moment présent.

Quand nous cherchons à démultiplier à des fins de surproduction, nous explosons la finalité au bénéfice du profit.

Par exemple, ce que le potier peut modeler dans sa journée, ce qui sortira du tour et de ses mains habiles sera de l’amour rendu visible.

S’il lui faut produire plus que ce que ses mains peuvent faire dans son temps de travail, il lui faudra ou bâcler son labeur, ou sous-traiter et cela sera de la pure production qui perdra « son âme ».

Nous seuls sommes responsables de cette surproduction sans conscience*2.

Il nous faut des fraises en hiver, de la viande à tous les repas, des tablettes électroniques nouvelle génération, plus, plus, toujours plus.

Je me souviens dans mon enfance, le repas de Noël était un poulet rôti. Il a laissé dans mon souvenir une saveur jamais égalée, car à l’époque les poulets étaient élevés en liberté, avec des graines et le temps qu’il fallait pour qu’ils atteignent une taille raisonnable gérée par le seul cycle de la nature.

Aujourd’hui, les supermarchés regorgent de volailles toute molles, gorgées d’eau et d’antibiotiques, impossibles à rôtir.

Adulte, je me suis trouvée à manger un sandwich jambon-beurre devant la cheminée avec mon amoureux.

Je confiais à un ancien de mes amis comme ce repas était le plus délicieux jamais partagé. Il me répondit :

– Tu sais pourquoi ? c’est parce que tu as mangé de l’amour !

Une autre fois, alors que je faisais (encore) un sandwich pour un client, je repensais à ce que mon père me disait* et j’étalais le beurre en étalant l’amour avec de grands gestes du poignet… et j’oubliais ensuite mon intention.

Une demi-heure plus tard, le client est venu vers moi tout bouleversé et m’a dit :

– Madame, je n’ai jamais mangé un sandwich aussi bon !

(Pensez-y quand vous tartinerez vos prochains sandwichs : il y a des miracles dans cette recette-là ).

Comment introduire cette notion dans le travail à la chaîne ? Il y a des dizaines d’années, nous avions encore le droit de rire et d’échanger sur notre lieu de travail, maintenant on nous demande rendement et délation.

En voulant toujours plus, nous perdons notre humanité. Que de sagesse et de clairvoyance dans le film de Charlie Chaplin « Les temps modernes » !

Nous pouvons toutefois encore « décélérer » le mouvement par une prise de conscience individuelle :

– Mon portable n’est pas le dernier cri et je ne l’utilise pas encore à ses pleines capacités. Pourquoi en changer ?

– Ces lentilles sont délicieuses et m’apportent toutes les protéines dont j’ai besoin, pas de viande aujourd’hui.

– Mon maraîcher me propose des légumes tout frais de son potager. Il sait quoi faire pousser selon la saison, je lui fais confiance et cuisine en fonction de l’offre du moment. Etc.

C’est cela qui fait de nous les petits colibris qui peuvent infléchir la croissance mondiale.

Je me satisfais avec le papier monnaie que j’ai dans ma poche et ne succombe pas à l’injonction des paiements dématérialisés.

Si moi je ne sais plus très précisément ce qu’il reste sur mon compte bancaire, d’autres n’en perdent pas de vue un seul centime. Pourquoi ?

S’il ne nous est plus possible de mettre l’intention d’amour dans tout ce que nous faisons à des fins mercantiles, il nous est encore possible de le faire par amour pour les humains et pour nous-mêmes : acheter en conscience, manger sainement, s’offrir repos et convivialité afin de bénéficier d’une belle énergie.

Être bien dans son corps et dans sa vie apporte les mêmes circonvolutions positives que le galet rayonne sur une eau calme.

Namasté

Claudine

*Ce que mon père me disait quand il m’apprenait à travailler.

*2« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça ne se vende plus ». Coluche, Misère, 1978

Le musicien ne se confond pas avec sa musique …

mais sans musicien, il n’y a pas de musique.

– Non ! Recommence ! Tu n’as pas joué avec ton cœur !

disait mon père à ma fille, alors flûtiste débutante âgée d’une dizaine d’années.

Et ma petite recommençait en y mettant tout son cœur, et les frissons et les larmes au bord de nos yeux prouvaient que la mélodie venait bien d’autre part que de ses gracieuses petites mains déjà habiles sur la flûte traversière.

Notre vie est une partition.

Nous pouvons « nous laisser jouer », diriger par un panel de chefs d’orchestre peu scrupuleux : mangez ceci, pensez cela, aimez ceci, détestez celui-là ; ou nous pouvons créer notre propre symphonie.

Cette symphonie, encore faut-il la jouer avec notre cœur.

Tout d’abord, lire la partition, la reconnaître comme telle : que pense mon mental, que voient mes yeux, qu’entendent mes oreilles ? Et ramener toutes les informations au cœur de mon cœur afin de filtrer le bon grain de l’ivraie.

L’image correspond-t-elle à l’intention ?

Quel est le dessein caché, où cela me conduit-il, est-ce juste pour moi, cela résonne-t-il avec mon moi profond ?

Vous me proposez du heavy metal, je veux du Mozart.

Dans mon cœur, il y a une harpe, une flûte traversière et un violon. Il me sied de jouer ces intruments-là par mes intentions.

Ce que j’offre de ma personne, je le compose avec ces notes angéliques, cristallines, lumineuses.

Je peux vivre comme un automate, une vie stérile, longiligne, sans vague, sans pourquoi.

Je peux vivre ma vie comme du hard rock avec plein de colère, de ressentiment, de révolte et de hargne.

Ma vie peut ressembler à un tube planétaire où les droits d’auteur subviendront à tous mes caprices, en oubliant que je quitterai la scène tout-e nu-e.

Je peux aussi ne faire qu’un-e avec la musique.

Prendre conscience que l’un ne va pas sans l’autre, écouter ce qui vient du plus profond de mon âme et faire jaillir de mon instrument, de mon corps et ses cinq sens, la plus harmonieuse des mélodies.

Pour mon plaisir, pour mon confort, et pour l’harmonie du tout.

Je suis une petite note pas si égarée que cela, pas isolée non plus. Sans moi, il y a un blanc, un couac. Quelle est ma place sur la partition ? Puis-je me fondre et m’envoler sur l’air de cette flûte enchantée ?

– Voilà ! Tu as joué avec ton coeur !

disait mon père tout ému et réjoui que la petite comprenne l’intention si rapidement.

Puissions-nous chacun faire de même pour le bien de l’ensemble et pour notre propre bien-être.

Puissent ces nouveaux jours tendre vers l’Harmonie.

Quelle partition vais-je jouer ? Celle de mes volontés ou celle de mon coeur ?

Namasté

Claudine

Les ongles

Qui a pensé à placer dix jolies petites facettes dures sur mes mains pour ménager le bout de mes doigts ?

Qui a pensé à reculer mes yeux dans leurs orbites pour les protéger par mes arcades sourcilières, en leur ajoutant de jolis petits rideaux ourlés de cils, empêchant ainsi les poussières d’agresser ma cornée ?

Qui a tricoté des cheveux en spirale sur le sommet de mon crâne pour que le soleil ne brûle pas ma peau toute lisse à cet endroit ?

Qui a caché mes oreilles en-dessous, rendant leurs petits gouffres sensibles moins vulnérables ?

Qui a pensé à me doter de glandes sudoripares pour humidifier ma peau quand j’ai trop chaud et mis aux endroits les moins ventilés un duvet empêchant les ruissellements ?

Qui fait pousser des fruits désaltérants sous les tropiques pour calmer ma soif et qui met des poissons gras dans les eaux glacées des pôles pour protéger mon corps du froid parce que j’y suis né-e ?

Qui a tout prévu, tout agencé, tout pensé, pour rendre mon séjour sur Terre le plus agréable possible ?

Je ne sais pas si j’avais envie d’y venir d’ailleurs, mais je suis sûr-e de ne plus vouloir en partir !

Y aura-t-il des aurores boréales là où j’irai ? Des plages de sable blanc bordant l’eau turquoise, des forêts verdoyantes aux délicieuses senteurs de sous-bois, des couchers de soleil rouges éclatants ?

Y aura-t-il mes amours, mes amis ? Toutes les personnes qui ont accompagné ma vie en paroles, en chansons, en caresses, en échanges de tout ordre et dont je ne veux me passer ?

Qui a tout prévu sauf de me prévenir que j’aurais aussi à participer pour veiller à ce que mon véhicule terrestre reste en bonne forme ?

Que mes yeux allaient voir de délicieuses images alléchantes vantées par un Clown et qu’en fait il valait mieux pour moi ne pas y goûter ?

Que des publicités rigolotes allaient me conditionner à me nourrir de poisons ?

Qu’un cow-boy viril allait m’encourager à goudronner mes poumons ?

Que des humains aux paroles de sirènes allaient me conduire dans des paradis artificiels me menant ainsi aux enfers ?

Qui m’a laissé cette totale liberté de me comporter en parfait-e naïf-ve gobant toutes les inepties possibles, comme si des petites pilules roses ou bleues (pour mieux les avaler et cacher leur dangerosité) allaient me guérir en tuant les signaux d’alarmes émis par ledit corps magnifique ?

Mais Qui donc est cet Architecte génial, ce Concepteur prolifique qui a placé toute sa confiance en moi ?

Le sais-Tu mon Dieu, Toi qui sais tout sur tout ?

Guide-moi, montre-moi Qui peut si bien veiller sur moi, parler au-delà de ma pensée pour me donner mes solutions  ! …

Namasté

Claudine

L’Homme multiple

Il y a le premier abord, l’image, le tableau, la partie visible à l’œil : homme, femme, androgyne, code vestimentaire, apparence voulue, calculée comme premier message de qui l’on est.

En se vêtant le matin, ou en en changeant en cours de journée, nous donnons le ton de ce que nous voulons offrir au regard des autres.

Premier code, première consigne : là, maintenant, je suis cool, mal dans ma peau, je demande le respect, j’instaure la distance, je vous respecte, je me moque de vos jugements, je veux paraître, je me situe financièrement, socialement.

Le code vestimentaire donne le la.

(Pour quelle symphonie ?! dysharmonie ?!)

Au premier regard, nous saurons à peu près à qui nous parlons.

Erreur ! Nous ne parlerons qu’à une image donnée.

Sous l’apparence se cache la personnalité : tout un monde construit d’idées reçues ou innées, d’éducation, de bonheur ou de souffrances enfantines, de vécus, de trames de pensées indétectables à l’œil nu, dans l’instant.

La poupée russe, la matriochka, cache en son sein de multiples visages :

– Je te souris mais qu’est-ce que tu m’agaces

– Je ne te regarde pas, mais comme j’aimerais mieux te connaître

– Je daigne m’intéresser à toi, mais sait-tu à qui tu t’adresses ?

– Viens dans mes bras, je me moque des codes (Amma)

– Regarde-moi ! Rentre dans mon piège, je veux me servir de toi, profiter de ta faiblesse.

Il y en a qui ne voient pas les codes : jeunes ? Vieux ? Lunettes ? Moustaches ? Jupe trop courte ? … ! je ne sais pas, je n’ai pas vu les détails, je m’adressais juste à un petit frère, une petite sœur humaine. Que m’importe sa cravate ou la couleur de sa peau, ce qu’elle dégageait a touché mon cœur, mon âme.

Mon âme !?

Encore une nouvelle facette !

Selon mon ressenti profond, la dernière petite poupée cachée dans la matriochka, celle grosse comme une cacahuète ou illimitée, bat la mesure.

Intuitivement, je me rapproche de celle-là ou je fuis celui-ci.

Je ne sais pas pourquoi j’ai envie d’entrer en contact avec toi, mais j’écoute mon cœur, mon intuition.

Je te souris, je penche légèrement la tête dans une attitude d’écoute, je cherche à capter ton regard … et un monde féerique s’ouvre.

Nous nous reconnaissons, rencontre voulue dans un dessein ignoré de nous deux. Nous nous nourrissons de notre rencontre, dans un parfait équilibre, parfois tu me réconfortes, parfois je t’éclaire.

Nous ne sommes que deux humains sur le même chemin, dans la même seconde unique, brève, magique parce que déjà passée.

Fi des masques, fi des codes, juste toi et moi dans la non dualité, juste moi et vous dans l’amour inconditionnel.

Namasté

Claudine

Se perdre

Personne n’a vraiment conscience de qui il est vraiment et pourquoi il se trouve à cet instant T sur cette Terre.

Plutôt que de perturber les jeunes gens à leur demander «que veux-tu faire plus tard ? » il y a lieu de les aider à chercher « qui ils sont ».

Quelles sont ses aspirations, ses envies, ce qu’il affectionne comme activité quotidienne, s’il préfère la compagnie ou la solitude, le contact physique donné ou reçu ou s’il n’est pas à l’aise avec le sens du toucher ? Quelles sont ses passions, ses désirs profonds, ses rêves ?

Au lieu de cela, ils sont conditionnés par ce qu’ils doivent dire ou paraître.

Il y a tellement de révolte dans le coeur des enfants, tellement d’envies de liberté d’être soi, combien de mal-être et de drames évités si nous, « les grands » (!?), savions les écouter et les aider à devenir qui ils sont au fond de leur coeur, au fond de leur âme.

Devant leur hésitation, nous les poussons dans une voie, sur un chemin, convaincus de savoir ce qui est bon pour eux. Nous oublions que nous jugeons de la situation avec notre propre vécu, nos propres critères, nos seules convictions.

Nous avons fait ce même chemin, nous avons reçu ces mêmes conseils.

Combien d’entre nous, adultes, sont pleinement satisfaits de leur vie, de leurs choix ?

Pour répondre aux attentes de nos parents, de la société quelle qu’elle soit, nous nous sommes pliés à rentrer dans un moule, à peu près confortable, mais pas toujours.

Et fréquemment, en milieu de vie, dans un grand mouvement de « ras-le-bol », nous cassons ce moule, mais encore bien souvent comme en cas de grande émotion, sans en connaître profondément le sens et la finalité.

Encore plus que dans le moule sociétal, nous nous perdons complètement dans le moule passionnel.

Il « faut » plaire à l’autre, correspondre à ses attentes, gonfler notre gosier, déployer notre queue de paon, roucouler du plus beau chant. Dans tous ces « il faut », nous oublions d’être.

« Je suis qui je suis. Aime-moi tel-le que je suis. Laisse-moi être. De même je ne peux t’aimer que si tu es vrai-e ».

Dans cette pureté-là, il y a tout lieu que la relation perdure dans le temps et dans l’intensité.

Toutefois, par peur de perdre l’autre, nous préférons nous perdre nous.

Vouloir correspondre aux attentes de l’autre, des autres, nous conduit tout droit dans un mur sur lequel nous nous casserons le nez, un jour proche ou lointain.

Aurons-nous alors conscience que ce mur, c’est nous seuls-es qui l’avons construit, par peur de déplaire, peur du rejet, peur de « non-conformité », peur de ne pas être aimé-e pour qui nous sommes vraiment ?!

La maturité apporte cette douce certitude : quand je suis bien avec moi, je suis bien avec l’autre, tous les autres.

Une seule façon de nous découvrir : stopper la fuite en avant, les « empêcheurs de penser »*, prendre le temps de se voir avec les yeux du coeur, de nous rappeler petit enfant dans la pureté de ses attente et reprendre notre souveraineté.

Chaque être humain sur Terre a sa place, sa fonction bien définie, indépendamment des attentes des autres.

Quoi de plus difficile d’être indulgent et compréhensif envers soi-même ?

Cet amour inconditionnel prôné par toutes les religions ne peut être compris, assimilé et expérimenté s’il ne passe d’abord par l’amour inconditionnel envers nous-même.

Namasté

Claudine

  • Toutes formes de médias ou addictions

La capacité d’amour

Il y a une différence entre vouloir et être.

L’amour inconditionnel participe de l’être. Il vient à l’humain à la naissance et se découvre tout au long de sa vie.

Les animaux, dans leur essence pure, en sont tous dotés : le jugement n’existe pas dans le règne animal, ni végétal, ni minéral non plus. Ce qui est est, sans questionnement. Il y a là une forme de lâcher prise qui devrait nous servir d’exemple à défaut de nous rendre admiratifs.

Mais nous, du haut de notre illusion de suprématie, ne baissons pas les yeux sur ce petit peuple de grands sages : « ce que tu es bête ! » paraît être une insulte alors qu’il devrait être reçu comme un honneur.

Il y a un lien profond et incompris entre amour inconditionnel et pardon.

Le pardon préconisé en thérapie par tous les psy (psychologues, psychiatres, etc. et autres aidants) paraît impossible à atteindre par tous les souffrants qui se ressentent victimes.

Toucher du doigt la conscience animal du non jugement peut aider à la compréhension du pardon si difficile à accorder, voire à s’accorder.

« Cela est », rien de plus. Le lion mange la gazelle, le chat innocemment s’amuse avec sa future victime. Ce qui nous semble de la pire cruauté ne trouve aucune grâce à nos yeux, car nous n’en connaissons que l’apparence.

La finalité de tels comportements nous échappe complètement.

Tout a une raison dans le monde des énergies, tout se transforme, tout participe à une grande mutation qu’il nous est impossible d’appréhender avec notre vision plus que limitée de la réalité.

La notion de pardon s’approche de ce non jugement : nous ne savons pas ce que tel comportement dans cet instant va induire sur le long terme. Cela devait être ainsi, même pour les pires des génocides.

S’ils se répètent inlassablement, c’est parce que nous ne sommes pas parvenus à la finalité : l’Amour inconditionnel.

Il ne s’agit pas de « vouloir » aimer sans distinction ce qui nous inspire jusqu’à du dégoût ou de la révolte, mais de prendre de la hauteur ou du recul pour essayer de comprendre ce qu’un tel comportement fait résonner en nous et quel pourrait en être le pendant.

Notre réalité nous conduit à regarder à l’intérieur de nous : ce comportement que je juge inadmissible ne prend-il pas racine dans mes propres pensées ? N’y a-t-il aucune haine, aucune violence, aucune colère dans mes émotions qui puisse induire un départ d’énergie qui va enfler telle une tornade et échapper à tout contrôle ?

Ceux d’entre nous qui ne se sentent pas concernés sont les premiers à devoir s’interroger : porter son regard sur un événement extérieur sans voir aucun lien avec notre propre personne résulte de l’inconscience.

Si tel événement se produit et nous fait réagir émotionnellement, cela indique que nous avons à faire une introspection visant à modifier une de nos pensées récurrentes.

Rien n’arrive sans cause profonde, échappant à notre minuscule point de vue.

Peut-être que si la souris restait inerte face au chat, elle sauverait sa peau, perdant ainsi tout intérêt ?!

Quant à la gazelle, elle est le maillon obligatoire de la grande chaîne alimentaire.

Nous n’avons pas à juger.

Nous aurions pu naître chat ou lion. Notre incarnation nous a voulu humain, rose, brun ou beige, peu importe.

Nous ne sommes qu’une minuscule manifestation d’énergie participant d’un illimité grand Tout.

Admettre simplement cela libère de nos conditionnements innés ou induits.

Et nous conduit à l’Amour inconditionnel : je suis ce qu’il convenait d’être ! Stop ! Parfait-e et parfaitement à ma place. Je n’ai plus à me juger pour des actes passés. Je peux sortir des pourquoi. Cela est.

Il m’incombe maintenant de rester dans l’éveil. Chaque geste posé, chaque parole donnée, part en circonvolution dans ma réalité. L’amour inconditionnel pour le grand Tout dont je suis fait boomerang. Je suis l’observateur-trice et l’observé-e .

Namasté

Claudine

S’aimer

– Pourquoi est-ce si difficile de s’aimer soi-même ?

Je pose régulièrement la question autour de moi et reçois toujours la même réponse

– Est-ce que tu t’aimes ?

– Oh là là … non !

Alors je cite la bible « Aime les autres comme toi-même ».

– Si tu ne t’aimes pas, alors tu n’aimes pas les autres ?

– Ô oui j’aime les autres, mais m’aimer moi, je n’y arrive pas.

Explique-moi, mon Guide, ce qui se passe en nous ?

« Depuis tout petit, on vous enseigne la séparation, le jugement. Un bébé ne fait pas la différence entre sa mère et lui. Tout est énergie. Il fait encore partie du Grand Tout.

Au fur et à mesure des jours qui passent, il se sent séparé « physiquement » en intégrant la notion de son corps limité, au prix de chagrin et de grande déconvenue.

L’enfant avance les bras grands ouverts et avec le sourire du coeur vers l’étranger, le chien-peluche, jusqu’à ce qu’un adulte le mette en garde.

Les jugements prennent place un à un tel un mur de briques dans son mental, créant un panel de bons ou mauvais.

Il est encore en phase totale avec lui-même, osant chanter, faire des bisous, s’endormir dans des endroits improbables là où son corps lui en fait ressentir le besoin urgent.

Puis la structure de ce qu’il fait de bien ou de mal prend de plus en plus de place. De Lumière rayonnante, il devient miroir humain dans lequel il s’enferme progressivement.

Il sera un juge d’autant plus sévère qu’il aura été jugé lui-même plutôt qu’encouragé à modifier par ses propres expériences ce qui est souhaitable à ce qui doit être évité. Il y a des dangers réels, il y en a beaucoup d’autres suggestifs.

Ensuite, viennent les préjugés de ce qu’il est bon d’être ou de faire, avec la notion paralysante du qu’en dira-t-on.

Pour exemple, une petite fille qui remonte sa jupe sur ses bras n’ a aucune conscience de mal faire avant qu’on le lui interdise.

Ces jugements une fois, mille fois répétés créent un carcan dont il est très difficile de sortir sans une prise de conscience magistrale : Tout est Un.

« L’air que tu respires, un autre vient de l’expirer de ses poumons, l’eau que tu bois n’as pas été crée mais transformée. Tout est Un. »

Il n’y a de séparation que pour le mental.

Sortir du jugement revient à voir l’autre avec empathie. Ce qu’il ressent, ce qu’il vit, tu le ressens, tu le vis ou pourrais le vivre.

Petit-à-petit, le non jugement prend place.

Petit-à-petit, le mental perd du terrain et la conscience du « Soi » s’installe.

Sortir du jugement envers l’autre amène à sortir du jugement envers soi.

L’autre devient ton maître, l’autre t’aide à grandir, et sur ce chemin, enfin, tu peux t’aimer pleinement, sortir de la culpabilité, de l’amour conditionnel qui n’est pas amour.

Tu deviens (redeviens) créateur d’Amour.

En parvenant à t’aimer sans condition, tu modifies ton champ énergétique et attire à toi un monde meilleur, un monde de Paix et de Tolérance comme chacun le souhaite du plus profond de son âme. »

Merci mon Guide !

Namasté

Claudine

Douter ou Croire

Si j’y crois et que c’est faux, je ne perds rien.

Si j’y crois et que c’est vrai, je gagne tout.

Blaise Pascal

Au fur et à mesure de nos expérimentations, nous nous forgeons des certitudes.

Des éléments extérieurs nous sont apportés dès notre plus jeune âge : possible-impossible, vrai-faux, envisageable-à bannir.

A un moment donné, nous prenons pour nôtre « le bien penser » car nous l’avons fait correspondre à nos perceptions, souvent aussi car nous craignons de déranger l’ordre établi.

Nous nous enfermons seuls-es dans le béton de nos certitudes car il correspond à notre ressenti issu de notre éducation et du « formatage » de notre cerveau.

Il est de notoriété publique que la plupart d’entre nous n’exploite qu’une toute petite partie du potentiel de notre cerveau.

Notre intelligence tient dans l’ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l’étendue de la nature. B. Pascal (encore Lui )

À notre décharge, nous faisons confiance à nos cinq sens.

Malheureusement, nous ne cherchons pas au-delà.

Pourtant, nos cinq sens nous disent clairement qu’ils n’ont que faire de notre bien penser.

Que cela nous plaise ou non, ils avancent leur petit bonhomme de chemin sans que nous ayons grand-chose à y dire.

Si j’agresse mes tympans et que mon audition s’affaiblit, aucune volonté ou pensée ne me fera revenir à entendre clairement ( quoi que …).

Quand j’entends un son, je ne réalise pas qu’il y a une vie propre : le son est une vibration qui existe indépendamment de ma petite personne.

Par exemple, le bruit d’un moteur de voiture en marche est continu. Quand la voiture passe devant moi, le son arrive à mes tympans, je le perçois à cet instant, il devient ma réalité incontournable. Il ressort très vite de mon champ de perception. Je l’écoute aussi longtemps que mes tympans en sont capables.

Mais ce n’est pas parce qu’il sort de mon champ de perception qu’il n’existe plus !

Idem pour ce qui se présente à mes yeux.

J’y crois parce que je le vois et l’entends.

Je peux me limiter à cette seule réalité : ce que mes sens veulent bien me donner.

Pourtant, personne ne doute de la réalité des ondes téléphoniques. Mais qui les voit ? Qui les entend sans moyens techniques ?

Je prends cet exemple très concret et très parlant à la majorité d’entre nous, quel que soit notre âge.

Personne ne viendrait à les nier parce qu’il ne les voit pas et ne les entend pas sans portable, sous peine de se ridiculiser.

Ce seul exemple ouvre un champ infini de possibles : il ferait jour en permanence que nous ne saurions pas qu’il existe des étoiles, des planètes, un système solaire ; de jour, l’oeil ne les perçoit pas.

Les humains n’auraient pas eu de maladies qu’aucun scientifique n’aurait découvert les cellules, les virus, les bactéries.

S’il n’y avait pas eu des curieux en tout genre, nous aurions ignoré les atomes, les ions, les champs électriques, etc. l’infiniment petit et l’infiniment grand également.

Je ne suis pas en train de conseiller de faire un procès à nos sens :

– vous m’avez trompé-e ! Il existe autre chose que ce que vous voulez bien me donner !

Je me dis simplement : quoi qu’on me présente, quoi que je vive au-delà de mes certitudes, de mes acquis et de mes perceptions

et si cela était possible, qu’aurais-je à y gagner ?

Je remercie mon chemin de vie qui m’a bousculée jusqu’à aller voir au-delà, ma curiosité qui anime toutes mes recherches, mes sens qui s’ouvrent à toutes mes folies et me suivent, car j’y ai trouvé la Quiétude.

Point de drogue, de quête éternelle, de chemin de croix, juste la confiance, le lâcher prise, l’esprit d’ouverture.

Qu’ai-je à apprendre de cette expérience ?

Qu’est-ce que mes sens me disent ?

Qu’est-ce que mon intuition me suggère ?

Une marche après l’autre, accepter de quitter l’impossible pour gravir l’escalier du « pourquoi pas ! » offre des perspectives  extra ordinaires.

Et que c’est bon de sortir de l’ordinaire !!! 

Introduis le doute dans tes croyances pour avancer

Namasté

Claudine

« La sagesse s’est déblayer le regard de tous les préjugés que l’on peut mettre entre les êtres humains. »

Alexandre Jollien

Les montagnes russes

La vie est faite de hauts et de bas. Nous avons souvent tendance à l’oublier et à croire que la situation présente est installée pour le reste de notre vie, qu’il s’agisse d’un bonheur quiet ou d’une lourdeur qui nous colle à la peau comme un vieux chewing-gum longtemps rabâché.

Les médias regorgent d’encouragement à la zen attitude, à la méditation, au yoga, à la relaxation, etc.

Mais quand on a vingt ans ou une énergie débordante, on n’en voit pas forcément l’utilité.

L’euphorie comme la tristesse profonde se débusquent pourtant facilement, avec juste un peu d’attention à son climat émotionnel.

Pour cela, il faut apprendre à s’accorder un petit temps de pause, et par une rapide introspection faire remonter à ses pensées ce qu’il se passe « réellement » en nous :

– C’était trop génial ce moment de bonheur extrême, ça me donne envie d’exploser de joie ! Waouh !

– Quelle horreur ! Comme je voudrais remonter le temps et que cela ne se soit jamais produit !

Dans un cas comme dans l’autre, l’instant présent s’est noyé dans le passé. Ne rentre dans le futur avec nous que l’émotion chargée dans notre sac à dos de souvenirs.

L’intérêt d’apprendre « par temps calme » à retrouver sont propre espace de bien-être est de pouvoir y revenir à l’envi.

Comme pour tout apprentissage quel qu’il soit, il s’agit là de s’entraîner encore et encore, avec régularité, constance et ténacité, sans pour autant que cela devienne contraignant et ennuyeux, sous peine de renoncer.

Le meilleur des supports toujours présent, en toute situation, où que nous allions ou que nous soyons, faisant partie intégrante de nous donc impossible de s’en séparer, reste une merveille de Dame Nature : notre respiration.

Sans elle, nous n’avons plus d’émotions à gérer.

Sans elle, plus de montagnes russes non plus …

Mais avec elle, que de complicité possible !

Quelle belle amie toujours constante à nous aider.

Encore faut-il venir à sa rencontre et apprendre à décoder son langage.

Une seule expérience suffit à attiser notre curiosité :

– Je souffre tant que je ne peux plus respirer

– Je suis si heureux-se que je me sens comme un ballon gonflé à l’hélium prêt à s’envoler ou à exploser.

Attention danger !

Le haut comme le bas, le bas comme le haut, nous éloignent de notre centre de confort et nous conduit à une rupture annoncée et imminente qui remplit les cabinets médicaux.

Tout en douceur avec nous, quand la vie nous offre une belle oasis de tranquillité, nous pouvons nous rendre attentif-ve à notre respiration.

Un bruit nous sort de notre observation : nous le laissons s’envoler sur son chemin et revenons à notre souffle.

Une image attire notre regard : nous la laissons vivre sa propre vie et revenons à notre souffle.

Une grattouille ou une douleur surgit : nous l’apaisons ou changeons pour une position plus confortable et revenons à notre souffle.

Un souvenir s’impose à notre pensée avec son bagage chargé d’émotions : nous le reconnaissons comme événement issu du passé, nous ne nous y arrêtons pas et revenons à notre souffle.

Cette auto-inspection nous apprend que le seul moment présent existe vraiment.

Toutes les émotions qui remontent à notre pensée comme des bulles parfumées ou putrides font partie d’un passé qui n’existe plus, et par le plus pervers des faits impossibles à changer.

Nous les accueillons comme telles, pour ce qu’elles sont. Les combattre ou essayer de les fuir les nourrit indéfiniment de notre attention ; cela revient à leur donner corps et à les renforcer.

Par ce doux apprentissage d’écoute du souffle, nous devenons observateur de nos pensées, de nos émotions, de nos climats intérieurs.

J’inspire et j’accueille ce qui arrive (si je ne peux le changer), j’expire et je transforme en douceur, en quiétude, en amour tout ce qui fait ma vie.

Sortir des montagnes russes où je me suis laissé-e piéger innocemment ou volontairement m’apporte un bien-être qu’aucune substance chimique ne saura jamais m’apporter pour le reste de ma vie sans effets secondaires.

Pas à pas, à mon rythme, je transforme mon ciel d’orages, mes cyclones et mes typhons en douce brise par ciel bleu et petits nuages floconneux.

Comme je ne détiens pas toutes les données, je transforme ma vie comme par magie.

Telles les circonvolutions à la surface de l’eau, ma vie s’apaise, les éléments extérieurs pour lesquels je me crois totalement impuissant-e deviennent plus cléments.

Je transforme la Vie.

Bienvenue dans le monde des chamans-alchimistes  ! (Hé non ! Ça n’est pas plus compliqué !)

A ma fille chérie

Namasté

Claudine

le 30 juillet 2017

Maxime à tester : « La vie conduit celui qui consent et force celui qui résiste ».

Nous, évolués ?!

Je suis d’une génération du siècle passé où des peuples dit « primitifs », totalement épargnés par la  civilisation  étaient encore découverts dans des lieux protégés de la planète : les Aborigènes en Australie, les Pygmées en Afrique, les Indiens en Amazonie et quelques autres tout purs, épargnés par nos virus de tout poil.

Ces gens simples et frais suscitaient beaucoup de moqueries du haut de notre suprématie d’humains dits évolués.

Certains réalisateurs se servir de leur mode de vie et de communication pour rembobiner le fil de notre histoire et nous présenter les premiers humains en sous-évolués se battant pour un morceau de viande et tirant leurs femmes par les cheveux.

Ils ont probablement fait entièrement fausse route.

Totalement en phase avec la Terre Mère, ces peuples primitifs respectaient les cycles naturels, se nourrissaient de plus de mille six cents plantes sauvages alors que nous n’en consommons plus qu’à grand peine environ un quart. Sans nos outils informatiques, nous n’existons plus.

Eux étaient télépathes et intuitifs, plus proches du mode sociétal des abeilles que de la naïveté d’un caneton de six jours qu’on a bien voulu leur prêter.

Les comparer à des animaux serait manquer de respect envers lesdits animaux :

aucun animal ne mangerait une plante toxique pouvant le rendre malade, voire le tuer, à moins de n’avoir plus aucun choix.

Aucun animal n’irait déverser ses besoins dans l’eau nécessaire à sa survie.

Aucun animal n’atrophierait les organes génitaux de ses congénères afin de le soumettre à des règles sanitaires, religieuses ou inhumaines.

Aucun animal ne se risquerait à une surpopulation de son espèce sachant que la nourriture pourrait manquer.

Aucun animal n’asservirait d’autres espèces sans égard pour eux, juste pour les exploiter comme des êtres dénués de souffrance, ignorant de la symbiose nécessaire à la survie de tous.

Nous si.

Il nous reste un sursaut de génie en naissant : nous reconnaissons l’odeur de notre maman parmi toutes les autres.

Ladite maman a encore l’intuition de comprendre les besoins de son enfant, bien qu’il n’ait pas acquis la parole (quoiqu’elle se rassure de plus en plus souvent d’être dans le juste dans son groupe FB, portable greffé dans sa main gauche).

Nous qui nous croyons si évolués ravalons nos déjections, mangeons une nourriture qui nous intoxique, polluons l’air qui nous permet de vivre, écoutons le chant des sirènes politiques plus que notre ressenti et ignorons superbement le climat émotionnel de nos frères humains et celui de tous les autres règnes.

Les hommes de la préhistoire gardaient toute leur vie les capacités intuitives de nos tout-petits.

Ces capacités, nos capacités mais nous nous en sommes coupés, se réduisent comme peau de chagrin, nous qui nous croyons si grands et si sages …

Il serait peut-être temps de redescendre de notre piédestal et de retrouver nos vraies connexions naturelles, rendant parfaitement inutiles toutes celles fictives qu’on nous sert comme un cordon ombilical vital.

Namasté

Claudine