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L’Amour pour seul Credo

Quoi que je pense, j’éclaire ma pensée à la Lumière de l’amour inconditionnel.

Tant d’informations, de médias, de jeux virtuels invitent à la haine et au jugement !

Je choisis le contre-pied.

Quoi que j’entende ou que je voie, quoi qu’on me cite, je le colore à l’arc-en-ciel de l’amour.

Des milliers de jeunes gens débarquent dans notre beau pays, attirés par le pot de miel de notre opulence et de la paix.

Un grand « on » nous incite au jugement, à la peur de l’envahisseur, à la peur de la perte de nos privilèges, à la peur de la perte de notre identité.

Moi, à la lumière de l’amour qui irradie de mon coeur, je choisis l’empathie : si j’étais lui (elle) et qu’il me soit offert au prix de sacrifices énormes de fuir la guerre, la peur, l’horreur, que choisirais-je ? Rester ou partir à n’importe quelle condition ?

Ces humains quittent des familles, des liens, des sentiments. « On » leur prête des motivations diaboliques : nous ôter notre identité.

Mon identité est fermement ancrée dans mon coeur, ce même coeur où siège l’amour.

Mes convictions, mes certitudes, chèrement conquises, personne ne peut me les prendre. Je suis qui je suis et je le resterai jusqu’à mon dernier souffle.

Je peux faire semblant, si ma vie en dépend, de rejoindre une cause qui me paraîtrait injuste, quoi que … je ne préfère pas être confrontée à ce dilemme comme l’ont été et le sont encore des millions de personnes de par le monde.

Se plier sous le joug d’un dictateur ou mourir pour ses idéaux ?!

Les évangiles nous disent que la vie est sacrée, Jésus nous a dit le contraire. Qui croire ? Qui suivre ?

Mais pourquoi torturer mon moment présent alors que mon destin m’épargne et que ce choix ne se pose pas ?

A la lumière de l’amour, je guide mes choix de consommation : y a-t-il eu contrainte ? Souffrance humaine ou animale ? Profits de multinationales au détriment des petites gens ?

Même la filière bio a été reprise par un grand groupe expert en manipulations génétiques : la logique et l’impartialité n’y suffisent plus ! Quoi que j’avale, cela est entaché de pesticides, nitrates, antibiotiques, ogm et autres substances pas sympas du tout.

Il ne me reste plus que la confiance : choisir le meilleur du pire et le nimber de gratitude.

Quel que soit mon choix, j’ai le choix de tout positiver.

Ce choix, je le fais avec mon coeur.

J’imprime à la matière l’énergie de l’amour.

Comme en homéopathie l’information est donnée à l’eau par la dynamisation, je dynamise mes choix à l’énergie suprême.

Je ne sais pas si cela à une incidence sur ma santé. Je me porte de mieux en mieux bien que je vieillisse : cela pourrait déjà s’avérer être une preuve puisqu’à rebours d’une logique qu’il nous faudrait croire ?!

De même que pour ma nourriture, j’examine chaque événement de ma vie avec le recul que l’amour me suggère : quelle souffrance l’a amené-e à tel comportement, à telle parole, à telle émotion ?

Je n’accuse plus les causes extérieures pour justifier mes états d’âme.

Loin du discours teinté d’égoïsme que j’ai toujours cru, l’amour qui me remplit pour moi et pour les autres apaise toutes mes tensions, toutes les tensions.

Par amour pour moi, je ne porte plus                (ni victime)

Par amour pour toi, je ne porte plus                  (ni sauveur)

Par amour pour nous, je nous laisse le choix    (ni bourreau)

Namasté

Claudine

La résilience

La résilience est la capacité qu’ont certaines personnes à rebondir face aux aléas de la vie, même dans des situations extrêmes dont le nom seul fait frémir : génocides, tsunamis et autres destins catastrophiques.

Sans vivre de pareils événements tragiques, un seul changement d’habitudes, qui pourrait paraître bénin à tout un chacun, peut entraîner les plus fragiles au fond d’un gouffre sans issue.

          « La vie conduit celui qui consent

             et force celui qui résiste »                           Auteur inconnu

A l’inverse de la peau du tambour, qui plus elle est tendue mieux elle résonne, plus nous sommes tendus dans nos certitudes, plus nous raisonnons et moins bien nous allons.

Quand nous ne laissons aucune place à l’intuition, à la sensibilité (non pas à la sensiblerie), au lâcher prise, nous nous ramassons un jour ou l’autre des portes dans le nez sans comprendre pourquoi.

Il peut s’agir du travail, de la santé ou de la vie sentimentale, parfois des trois à la fois : « de quoi abattre un cheval » dit un dicton populaire.

C’est qu’en bon petit régent de notre propre vie et de celles de nos proches, nous avons cru pouvoir et devoir, ce qui est plus perfide, tout diriger.

Le plus difficile dans la vie est de trouver ce qui nous est dévolu et « nous va comme un gant », dans lequel nous nageons purement et simplement dans le bonheur comme un poisson dans l’eau, du point à atteindre dans notre destinée sur le chemin que nous avons à parcourir pour justement nous trouver « sur les bons rails ».

Pour certains, il y aura mille « erreurs » à vivre avant de trouver la bonne issue, pour d’autres, un ou deux essais infructueux conduiront à l’épanouissement et à la joie de vivre.

Il peut sembler y avoir là comme une forme d’injustice, alors qu’il ne s’agit probablement que d’un état d’être inné ou acquis, selon notre « contrat de naissance » et du caractère dont nous avons hérité.

Orientaux et occidentaux n’ont pas la même explication de la cause de ce que nous pourrions imputer à la fatalité et c’est dans cette diversité que nous pouvons puiser notre solution.

A l’image de la petite plume qui se laisse porter tout au long du film « Forrest Gump » qui m’est si cher, c’est en lâchant prise tout au fond d’un désespoir encore plus profond que les autres que le « tapis rouge » s’est déroulé sous mes pieds pour la plus grande des félicités.

Mes amies Nelly et Alexandra ne m’en voudront pas de les citer également en exemple de ce que peut apporter cette faculté de résilience. De situations paraissant insurmontables, elles sont parvenues à faire des tremplins, chacune à leur façon, qui leur a permis d’arriver à l’épanouissement qu’elles n’auraient peut-être jamais connu si elles n’avaient vécu ces profonds bouleversements qui les avaient cassées purement et simplement, et qu’elles n’avaient bien sûr pas choisis.

S’il nous a été possible à toutes trois d’atteindre ce revirement total, il y a fort à parier que vous pouvez y parvenir également.

Alors courage ! Nous sommes à vos côtés pour vous apporter notre expérience « de centième singe* » .

Namasté

Claudine

*un singe sur une île s’est mis à laver les fruits couverts de sable dans l’eau de mer avant de les manger. Tous ses congénères l’ont bientôt imité. Mais ce qui ne s’explique pas, c’est que la même race de singes sur le continent a eu la même attitude : tous les individus se sont mis à laver les fruits, sans avoir eu aucun contact avec le groupe témoin … !?

La peur est créatrice *

 

Tout sentiment est une pensée.

Il est reconnu par la science quantique que nous créons notre réalité (sic). Pas facile à admettre et surtout à comprendre certes.

Toute pensée est créatrice.

Toute chose créée a pour origine une pensée.

Quoi que vous regardiez autour de vous de matériel à cet instant a pour origine une pensée : la feuille que vous tenez par exemple. Un jour, un humain a eu l’envie de laisser une trace de sa pensée. Pour cela, il lui fallait un support plus pratique que la grotte de Lascaux. Graver ou peindre une pierre était relativement aisé, la transporter beaucoup moins.

Comment a été créé le papier ?

Un humain a eu l’idée, donc la pensée, de se servir d’un végétal pour en faire un support. Le papyrus était né. Qui n’a pas convenu à un autre humain, qui a créé la pâte à papier. Le charbon de bois a été abandonné par un autre humain qui en avait marre de se salir les mains, d’où l’idée, donc le désir, donc la pensée de créer l’encre.

Idem pour la plume d’oie d’origine, qui est devenue stylo plume, puis imprimante à jets d’encre et maintenant imprimante 3D.

TOUT, absolument tout ce qui est préhensible et créé de main d’homme, est né d’une pensée, d’une petite cuillère au robot qui se ballade sur mars. Tournez-vous où vous voulez et décortiquez cette réalité pour vous familiariser avec ce concept.

Cela aide à la compréhension de ce qui peut naître de concret d’une toute petite et innocente (en apparence seulement) pensée.

Vous voilà à l’aise avec cette réalité.

Transposez-là maintenant aux sentiments.

L’origine de la pensée naît d’un sentiment (et inversement).

L’homme a voulu laisser une trace de son histoire par « envie » de raconter son vécu.

Il a créé le papier par « lassitude » de graver les pierres.

Il a découvert l’encre par « colère » de se tacher les doigts.

Puis l’imprimante est née de « l’impatience » des copistes, etc.

Voyez-vous où mènent les sentiments : à des réalisations grandioses.

Comprenez-vous maintenant pourquoi toute peur est dangereuse ?! Parce qu’elle crée notre réalité. Un sentiment fugace n’est pas très important dans les conséquences. Nous avons tous eu un jour peur de perdre nos clés… et nous les avons perdues. Avec un peu de chance, nous les avons retrouvées. Idem quand nous avons regardé avec fierté notre belle voiture toute neuve : nous n’avons pas tardé à la rayer au mieux …, à la plier …, au pire, parce que c’était exactement l’acte que nous craignions.

Mais quant au quotidien, nous avons peur de la maladie, peur de manquer, peur des catastrophes naturelles, peur des conflits, … que créons-nous ?!

Si vous n’êtes pas assureurs, aucun intérêt à créer de la peur    (pardon à mes amis assureurs!).

Il y a probablement une certaine fatalité inévitable (l’imbécile qui a eu tellement peur de l’accident qu’il m’est rentré dedans peut-être ?). Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi, maintenant ? C’est un autre sujet à étudier.

Donc, même en cas de doute, s’il y avait une toute petite probabilité que ma théorie tienne la route, ne serait-il pas intéressant de la tester pour voir si elle a une chance d’aboutir ?

Le langage populaire est pavé d’exemples :

« Aux innocents les mains pleines » (car ils n’ont pas de crainte)

« Ce dont tu as peur, tu l’attires à toi »

« L’argent va à l’argent » (parce que quand nous ne craignons pas de manquer, nous attirons l’abondance)

Etc.

Faisons un grand pied de nez à la peur injustifiée et voyons quelle belle réalité nous allons créer !

Namasté

Claudine

* L’Amour aussi !

Comprendre

Comprendre : une solution pour ne plus s’énerver contre des moulins à vent.

Comprendre que je ne peux pas changer l’autre, les autres, le monde, je ne peux que me changer moi.

Comprendre en tout premier lieu ce qui a fait que je suis moi ?! Avec mes doutes, mes incertitudes, mes forces, mes faiblesses. De quel bois sont faites mes racines, ma structure, ma vision globale de ma vie, du monde ? Dans quel terreau ai-je grandi ? Quels messages subliminaux (ou directs) m’ont été transmis ? Lesquels me sont utiles ? Lesquels puis-je rejeter parce qu’obsolètes ?

Une fois le « débroussaillage » de mes certitudes terminé, regarder « ma réalité » avec un œil neuf : qu’elles sont tes motivations, tes réactions épidermiques, vos motivations, vos réactions épidermiques ? Suis-je vraiment l’instigateur de vos énervements ou seulement le déclencheur face à une situation donnée et non résolue par … ? Vous !?

Ai-je à porter les non-dits de mon patron – mon conjoint – mes proches, etc. (liste non exhaustive et dans le désordre).

Comprendre que chacun a ses certitudes et ses modes de fonctionner et qu’il n’en est pas forcément conscient aide à changer notre regard sur n’importe quelle situation. Cela vaut pour une problématique entre deux ou plusieurs personnes, voire même à plus grande échelle.

Qu’est-ce qui motive un groupe d’humains, soi-disant élu par le peuple, la plupart du temps imposé pour d’autres raisons obscures et moins nobles, à décider pour nous de ce qui est bon pour nous ? pour la patrie ? pour le monde ?

De quel droit un humain quel qu’il soit se permet-il de prendre l’emprise sur un autre humain, quel que soit son âge ou sa condition, à moins d’une demande exprès d’aide fermement exprimée ou d’une évidence ?

Cette aide ponctuelle doit être donnée sans attente et avec une vision du cours terme certaine.

A chacun de se prendre par la main et de faire son chemin selon ses envies, dans la mesure de ne pas nuire et de faire au mieux.

Et surtout comprendre qu’il y a des motivations énormes qui dépassent notre entendement : dans quel but sonder l’espace ? Fomenter un génocide ? Affamer un peuple ? Détruire la canopée ?

S’arracher les cheveux ou se nouer l’estomac à chercher une raison n’indispose que moi. Cela est, malheureusement certes, mais je ne peux rien y faire.

C’est le « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » de la Bible.

Ai-je moi-même à pardonner ? A tout le moins éviter de juger, d’y rajouter de la colère et de l’inquiétude et accepter que je ne maîtrise pas toutes les données.

Je ne suis responsable que de ma propre vie, de mes choix et de mes décisions. Ce que j’applique à grande échelle, je l’applique également pour moi : je cesse de me juger, de me mettre en colère contre mes propres initiatives et surtout de m’inquiéter et j’accepte de ne pas maîtriser toutes mes données !

Namasté

Claudine

La sérénité

Il est de plus en plus difficile aujourd’hui de rester serein. Un battage médiatique est fait pour nous entraîner dans une spirale infernale de peur et d’inquiétude.

Les programmes télévisés et les journaux sont axés sur les meurtres, les guerres, les conflits. Même les dessins animés pour nos petits n’échappent pas à cette règle du grand méchant qu’il faut combattre.

L’hebdomadaire suisse de mon enfance, bon-enfant et familial, est rempli aujourd’hui d’images chocs : « le poids des mots, le choc des photos » !?

Ce slogan et ce leitmotiv appartiennent pourtant à un journal français. Il faut croire que la recette porte ses fruits. Tous l’ont reprise.

D’où vient cette soif de sensationnel ? Cette tendance macabre à colporter ? Quel intérêt à nous effrayer ? À nous monter les uns contre les autres ? : « diviser pour mieux régner » ?! Ou, affaiblis et inquiets, sommes-nous plus malléables ? A quelle fin ?

La raison profonde de cet état de fait m’échappe.

Je me rappelle une image forte qui ne m’a jamais quittée depuis : au plus profond d’une dépression qui m’atteignit alors que j’étais toute jeune maman, en pleine tempête émotionnelle d’où je ne trouvais pas d’issue, je vis un documentaire sur l’extermination des gorilles.

Au milieu d’une clairière, un gros pépère placide était assis, avec ses beaux yeux confiants, nullement inquiet de son sort, visiblement repu, donc très serein au vu des circonstances.

Cette image m’a profondément interpellée et m’a aidée plus que toutes les thérapies, plus que toutes les médications ou les théories : que nous nous inquiétions ou non, la roue de la vie tourne de toute façon.

Notre destin se déroule inexorablement.

Qu’est-ce qui me différenciait de ce gorille persécuté ? Pourquoi était-il si calme alors que moi je n’y parvenais pas ?

Lui restait confiant en la nature, en Sa nature. Il accomplissait ce pourquoi il était né sans se poser une once de questionnement (enfin, me semblait-il).

A moins d’un danger immédiat, il n’éprouvait pas le besoin de s’agiter, de partir en tout sens, de faire des suppositions et d’envisager le pire. Moi, au sommet de mon énergie vitale, des cadeaux de la vie et de mon confort, si !

La nature nous explique sans parole.

Deux canards « qui se prennent de bec », règlent leur compte, s’en vont chacun de leur côté, s’ébrouent un bon coup pour évacuer leur stress, et reprennent le cours de leur vie comme si rien n’était survenu : bel exemple d’être dans le moment présent et dans cette seule seconde uniquement.

Pourquoi nous, humains, nous chargeons-nous de tant d’inquiétudes ? Du poids de notre passé ? De la peur de l’avenir ? Écroulés sous la multitude de nos peurs, nous perdons la beauté ineffable de nos moments présents.

Dame Nature nous invite à chaque instant à son culte : un vol d’hirondelles, un chat qui s’étire au coin du feu, notre chien qui nous regarde de son amour inconditionnel … tout nous montre par son exemple le calme et la paix dont nous avons perdu jusqu’au souvenir que cela était possible.

Chaque seconde de ma vie qui passe est un cadeau.

Je peux choisir d’axer mon regard sur ce qu’ « on » veut bien me montrer, ou sur la douceur, la beauté et la sérénité qui me côtoient à chaque instant du jour et de la nuit, du printemps et de l’hiver.

Je n’ai qu’à porter mon regard sur le miracle de ma main qui écrit pour me relier à ce puits de sagesse.

Et vous ?! Que faites-vous à l’instant ?! Quelle est la qualité de vos pensées ?! Où choisissez-vous de porter votre « Attention !» ?! *

Namasté

Claudine

* Quel délice que les subtilités des paroles … quelles qu’elles soient.

L’Intrication *

Depuis plusieurs jours, quelques semaines sûrement, un parfum de joie flottait dans nos têtes : ces vacances tant désirées prenaient forme, enfin !

Une envie tout d’abord, un défi lancé après une pensée de lassitude :

– et si on allait à la mer !?

On regarde le budget, on ajuste le calendrier :

– tu pourrais me remplacer pour que les dates correspondent à celles de ma femme ?

Yes ! Tout roule, on va enfin pouvoir les prendre ces congés tant attendus.

Les jours se rapprochent, on sort enfin les valises, on vérifie les papiers d’identité, on réunit tous les documents de voyage, et si je prenais ma robe bleue ? Tu veux ton short en lin ? Le enfants n’ont pas de sandales de plage …

Çà y est, on y est. D’un coup, les épaules sont retombées, le stress positif d’avant départ a bien œuvré, il manque une brosse à dent ? une paire de chaussettes ? bah ! pas grave, on en trouvera sur place.

Les enfants chahutent, dansent de joie, ouvrent de grands yeux étonnés et émerveillés, réclament des glaces.

– Maman ! Tu me portes ! J’ai peur du bruit et de tous ces gens, c’est beaux les feux d’artifice !

En quelques secondes, tout bascule, le comble de l’horreur. Nous avions rendez-vous avec un fou, comme dans un très mauvais scénario.

– Coupez ! Éteignez les projecteurs ! Rembobinez ! Ce film-là on n’en veut pas !!!

De l’autre côté de l’histoire, il y a un adorable bambin à qui on essaye d’inculquer nos valeurs, une éducation, notre culture.

Ce bambin devient un beau jeune homme.

L’amour arrive sous les traits d’une jeune femme, on organise les rencontres, le mariage, les familles font connaissance.

Comme dans les contes de fées, ils eurent beaucoup d’enfants ?! Une petite fille déjà, on parle d’un petit frère ou d’une petite sœur ?! Peut-être, ce serait bien.

Et puis la cassure arrive, la rupture ; votre monde me dégoûte, cette vie n’est pas la mienne, moi je veux sauver mon âme ! (qui a la certitude que nous avons une âme ?!)

Dans le secret de mes pensées, j’élabore mon acte de bravoure. Là ! C’est l’occasion rêvée ! J’ai repéré les lieux, je suis sûr de l’affluence. J’ai bien joué le jeu, ils m’ont vraiment cru avec mon air le plus sincère et le plus gentil possible.

Je vais être un héro ! Il y aura mon nom dans les journaux, ma vie n’aura pas été vaine, ils ne vont pas comprendre, mais moi je sais ! Je suis l’Élu !

Et la rencontre a lieu, le rendez-vous où il ne fallait pas être, le comble de l’horreur, l’innommable, l’événement qu’on n’aurait jamais voulu connaître est là, avec toutes ses vies brisées, ses cris, ses larmes, la tristesse portée à vie comme un manteau de plomb.

Pourquoi ? Mais pourquoi ?!

Personne n’a de réponse.

On cherche des pistes, des réseaux, des coupables, pourquoi on a choisi la mer ? Moi je voulais la montagne …

Le fait est là, monstrueux.

Tout a basculé, il va falloir se reconstruire, peut-être … ou pas.

Putain de destin ! Je te hais !

Fallait-il toucher le fond pour pouvoir remonter ? Il paraît …

Tant qu’on tuera au nom de l’Amour, pour la justice, pour l’égo, il y aura de la haine, toujours plus de haine.

Comment chasser ma tristesse, moi qui ne suis qu’observatrice ? Comment ne pas alimenter cette haine ? C’était écrit, cela se devait d’être comme ça !? Ha ! Il est beau le scénario ! Et tout remonte à la surface : les injustices, les famines, les guerres, les violences, pourquoi ?

Viens dans mes bras, souris, arrête de me regarder avec des yeux de merlans frits parce que je distribue de la joie, de l’amour, de la tendresse, de l’humanitude.

Prends ma main et fais comme moi, je ne sais pas faire autrement, je ne vois que cette seule solution.

Namasté

Claudine

* Toute mesure sur l’un des systèmes affecte l’autre, et ce, quelle que soit la distance les séparant. Avant l’intrication, deux systèmes physiques sans interactions sont dans des états quantiques indépendants mais après l’intrication ces deux états sont en quelque sorte « emmêlés » et il n’est plus possible de décrire ces deux systèmes de façon indépendante.                   Source : Futura-sciences.com

Mes cellules décident

Depuis la première seconde de ma conception, où papa et maman m’ont offert chacun une de leurs cellules, dans un acte de don et de fusion incroyable, je n’ai eu qu’à me laisser « porter » par elles.

Je n’ai pas décidé de la couleur de mes yeux, de la forme de mes orteils ni de la couleur de ma peau ; enfin, il me semble.

Avec une intelligence et une volonté incroyable, mes cellules ont entamé leur alliance et leur construction dans un ballet magnifique, avec une précision de montre suisse. Dès cette première seconde d’Union, tout a été orchestré de main de maître. (Qui est donc ce génial chef d’orchestre ?!)

Tout d’abord, mes cellules ont immédiatement puisé leur nourriture dans le doux terreau appelé « ma maman ». Puis, à la première seconde de ma naissance, la source est devenue extérieure. Jusqu’à mon autonomie complète, j’ai été tributaire de ce qu’on voulait bien me faire ingurgiter. Au fur et à mesure de la mise en place de ma volonté propre, j’ai fait connaître mes goûts, mes envies et surtout mes dégoûts : dès ma toute petite enfance, personne n’a réussi à me faire avaler le moindre morceau de fromage. Pourquoi ? Cela reste une énigme pour moi aussi, car encore aujourd’hui, à cinquante-sept ans, je n’ai pas d’à-priori pour cette nourriture dont semblent se délecter des millions d’humains, mais dont mes cellules rejettent fortement même l’idée de le toucher.

C’est ainsi et je ne m’en formalise pas, même si certains autour de moi s’en énervent, prennent ce fait pour un caprice, vont même jusqu’à éprouver de la frustration de ne pas me voir partager ce pur délice !? Ah ! Merveilleux code humain qui dicte : « si-tu-ne-fais-pas-comme-moi-tu-ne-fais-pas-partie-des-miens ». Moins grave pour le fromage, ce code fait des ravages avec l’alcool et les cigarettes. Nombre d’enfants se laissent piéger à ce code-là.

En inconscience jusqu’à aujourd’hui, mes cellules se servent tant bien que mal de ce que je veux bien leur apporter.

– ouiiiii … je sais bien que ce n’est pas très sain de manger ce truc-là, mais ça ne va pas me tuer non plus … !

Non, ça ne va pas me tuer. Mais je vais créer un problème que la merveilleuse usine de mes cellules va devoir résoudre :

– qu’en faire ?

– qu’y a-t-il de bon à en tirer ?

– comment le rejeter ?

– si impossible, où le stocker ? Bouh ! Il y a saturation là ! Et si on le mettait là ? …

Depuis toutes ces années d’inconscience, mes adorables milliards de cellules ont œuvré à mon bien-être sans que je n’ai vraiment de considération pour leur but merveilleux de me faire aller bien, de nous faire aller bien elles et moi.

Elles ont redressé la barre encore et encore, sourde que j’étais à leur mal-être, juste à l’écoute de mes pulsions et de mes envies, plus dictées par un appel extérieur que par un véritable besoin ou ressenti.

Pendant sept ans, je n’ai plus mangé de viande et le stress m’a quittée, puis j’en ai remangé.

Pendant dix-huit mois, j’ai mangé une délicieuse préparation de fruits et oléagineux*. Ma peau est devenue douce et dorée, mes cheveux brillants et sains, mes articulations souples et huilées comme une mécanique bien entretenue… puis j’ai lâché et suis revenue à mes « vieilles » habitudes. Un peu à l’écoute quand même quand mon corps a craché ses poumons pendant huit mois pour me faire comprendre qu’il était saturé de gluten ou qu’il m’a grattouillée de partout pendant cinq ans pour me faire comprendre qu’il ne voulait plus de lactose. Hé oui ! Je comprends vite mais il faut m’expliquer longtemps   !

Et puis, une vilaine blessure sur une varice, incapable de trouver les ressources en moi pour cicatriser, a tourné en plaie variqueuse depuis quatre mois. Malgré des soins extérieurs appliqués et méthodiques, rien à faire. Une toute petite amélioration, sans plus.

Les sages paroles d’un ami très sage m’ont mis la puce à l’oreille et ont touché mon intuition :

– à nos âges, il faut manger le régime gorille !

– quoi ?! C’est quoi le régime gorille ?

– fruits, légumes, fruits secs et légumes secs.

Tiens ! Ça ressemble à ma délicieuse recette aux fruits* ! Cet ami a impulsé l’envie de retourner à cette préparation culinaire gustative et saine.

Sans aucune attente que mon propre plaisir, j’ai déjeuné une fois avec cette préparation.

Ô merveille ! Tout juste vingt heures après l’ingestion, ma vilaine petite plaie a fortement démangé et brûlé, dans un signal évident :

– je veux ça ! Avec ça je peux guérir ! Hou hou ! Entends-moi ! Regarde-moi !

Et effectivement, la cicatrisation s’est mise en route. Extraordinaire !

Une évidence m’est apparue : ce que nous ingérons, le corps s’en sert immédiatement. Le cachet que j’avale pour ma migraine va éteindre le signal dans la demie-heure mais va taire aussi le cri désespéré de mon foie :

– pas tant de chocolat à la fois !

ou

– mais t’as fini de nous faire de la bile !

Boire et manger en conscience, c’est cela : que va en faire le merveilleux petit peuple de mes cellules !?

Il en va de même pour chacune de nos pensées !

Aïe ! Il paraît que nous en avons trente mille par jour

Namasté

Claudine

* « Miam-aux-fruits » de France Guillain

Qui mieux que moi …

… peut savoir ce qui est bon pour moi ?!

Quand nous laissons nos conditionnements prendre les rênes de notre vie, nous perdons pied sans savoir pourquoi.

Nous nous coupons tout simplement de notre ressenti profond pour rentrer dans des casiers que nous avons construits seuls-es, un par un, comme nous construisions des châteaux de plots, un par un, dans notre enfance.

Ce château s’est transformé en prison sans que nous sachions pourquoi, pire : sans que nous l’ayons réalisé et voulu.

Pourquoi ? Parce que dans un lent processus, nous avons acquis que « l’Autre » détenait notre solution.

Je ne fais pas l’apologie de l’égocentrisme, loin de moi, parce que cet « Autre » nous est nécessaire dans son rôle de miroir. Mais je n’avais pas à lui laisser la décision finale, ce qui m’a conduit dans une impasse.

Comme dans tout labyrinthe, même le plus complexe, il existe une sortie ; nous avons à avancer, patiemment, pas à pas, vers notre solution.

Cette solution est solidement ancrée en nous, mais nous l’avons occultée par des épaisseurs de procurations en tout genre : à mon médecin, mon directeur, ma voisine, mes parents, mon-ma conjoint-e, à mon assureur, mon bonimenteur, mon maître-à-penser, etc.

– J’étais perdu-e ! me direz-vous !

Certes. Alors il était bon de retrouver le fil conducteur, mais pas de s’y accrocher comme à un gilet de sauvetage jusqu’à s’oublier.

Le mauvais moment passé, nous avions à reprendre l’écoute de notre moi profond.

Je surprends souvent quand j’énonce ce fait : je demande conseil pour être sûre d’avoir fait le bon choix, de n’avoir pas oublié une facette de la solution, mais je suis rarement le conseil donné !

– Alors ! Pourquoi demandes-tu conseil si c’est pour ne pas le suivre ?!

Comme si c’était une évidence que le conseil donné était La solution qu’il me fallait suivre absolument !?

Ce conseil que je vais rechercher à l’extérieur m’offre la vision que je ne peux avoir de l’intérieur, comme si je voyais la tache d’humidité au plafond mais qu’il me faille sortir pour constater la fuite sur le toit, aidée dans ma démarche du constat d’un ami.

Le problème étant analysé ainsi des points de vue intérieurs et extérieurs, je suis seule habilitée à le résoudre à ma façon.

Personne n’a le droit de m’imposer sa solution, même si elle paraît la plus juste du monde et celle qui me convient dans l’absolu.

Je détiens la décision finale et j’en prends l’entière responsabilité : il faut parfois savoir se perdre pour se retrouver.

Par tâtonnement, avec une infinie patience, sans jugement d’aucun ordre envers ce qui pourrait m’apparaître comme un échec, j’avance pas à pas.

Ce que je nomme « échec » n’est que la preuve que mon cheminement ne se poursuivait pas dans cette direction.

Mais il y en a tant d’autres à expérimenter, qu’une vie n’y suffira pas !  😉 …

Alors mettons-nous en route !

« Yalla ! »* disait Sœur Emmanuelle, avec tellement de sagesse.

Namasté

Claudine

*Le cri de ralliement qui signifie : « En avant » « allons y ou commençons »…avait été emprunté par Soeur Emmanuelle aux dialectes arabes lors de son séjour au Caire….

Le tape-cul

Nous nous rappelons tous cette balance sans âge de notre enfance : une poutre en bois sur un axe central avec une poignée à chaque bout.

Une partie des humains est assise sur la partie basse du tape-cul et se fait secouer les neurones à coups de pensées sombres : « c’est la crise, la planète est polluée, le chômage augmente, la mort c’est le néant, etc. … »

Les quelques humains hyper-matérialistes qui se voudraient maîtres du monde nous poussent dans la descente en affichant un confort financier indécent, comme si la grosseur de leur compte en banque leur donnait tous les droits et les protégeaient de l’ombre qu’ils projettent.

Certes, ils mangent plus qu’à leur faim, certes, ils n’ont pas à se soucier de travailler, certes, ils se paient les meilleurs soins et courent se faire retendre leurs rides comme s’ils s’éloignaient ainsi de leur propre fin.

Ils amplifient l’ombre planante de notre peur en polluant effrontément, en abattant des hectares de forêt qui nous procurent l’oxygène comme s’ils n’avaient pas besoin de respirer, ils prennent le contrôle de toutes les sources d’eau potable comme si elles n’étaient pas patrimoine de toute l’Humanité.

Comme les petits enfants qui jubilent sur le sommet du tape-cul, ils nous narguent et nous disent : « na na nère ! Je suis plus léger-légère que toi ! »

Ils dirigent les médias pour nous enfoncer encore plus : pas un programme qui ne diffusent une série criminelle ou une enquête policière. Pas un journal qui ne parle de maladie, de risque ou de guerre.

STOP !

Quand j’étais petite fille, je me tenais debout sur la poutre du tape cul entre mes deux amis et je faisais un pas à droite du centre, ou à sa gauche, pour que chacun des deux se trouvent au même niveau, les jambes pendantes dans le vide, mais les yeux dans les yeux (ce n’était bien sûr pas le but du jeu et je ne récoltais que cris et invectives).

Le tape-cul matérialiste est une illusion : s’ils se croient au sommet du monde, nous ne leur sommes pas inférieurs pour autant, comme ils essayent de nous le faire croire.

Notre légèreté, nous pouvons la reprendre en prenant conscience du piège qu’ils nous tendent : ils n’ont aucun pouvoir sur notre envie de joie de vivre. Nous savons que l’aumône financière qu’ils daignent concéder en grands seigneurs n’est qu’une façon de nous asservir, qu’ils cherchent à diviser pour mieux régner.

C’est agir sans connaître les règles de l’univers : nous sommes tous liés et reliés : ce que je te fais, c’est à moi que je le fais.

Ils tapent des pieds de plus en plus fort sur le tape-cul pour nous faire couler de plus en plus bas.

Encore une fois STOP !

Nous, tout petits, pouvons regagner l’équilibre par la seule force de notre pensée.

C’est le « tendre l’autre joue » de la bible : je ne jalouse pas ton confort matériel parce que tu ne peux pas acheter le Bonheur. Je ne t’en veux pas de ton inconscience parce que moi, je suis conscient-te.

Je suis au ras des pâquerettes mais de là je peux voir pousser l’herbe et les fleurs. Je peux voir que sur le tronc à terre il y a plein de vie contrairement aux apparences. Je peux me relier à la Nature qui me dit plein de choses merveilleuses :

« – quand il y a le feu dans ma forêt, elle repousse plus dense encore.

– quand vous faites vos apprentis chimistes, moi je sais me régénérer.

– j’étais là bien avant vous petits d’hommes, je serai toujours là bien après vous si vous continuez dans votre inconscience.

– vous êtes de mon énergie et de mes règles. Retrouvez votre unité car vous êtes mes enfants et je vous aime tous, sans exception. Retrouvez-moi en vous pour que je vous insuffle ma force et ma joie. Reliez-vous à moi votre Terre nourricière. Là ! Là ! Calmez votre colère, vos chagrins et vos peurs. »

Dans l’Amour, il n’y a pas de tape-cul : nous avons deux mains, une que je te tends pour te hisser et une autre reliée à ce qui me donne ma force :

« je suis de la Nature, je suis des règles de l’Univers et je le sais ! »

Namasté

Claudine

Le Pouvoir

Quel mot dur et peu sociable, même quand il s’agit de mon Pouvoir !

Nous cherchions avec quelques amis quel pouvait être le sens de la vie.

Comme un écheveau de laine qu’on déroule pour en faire une jolie pelote, nous avons dévidé tous les nœuds, tous les instants de nos vies où nous n’étions pas nous, jusqu’à revenir à la source, la toute petite enfance, voire au jour de notre naissance.

Quelques jours, parfois quelques semaines, rarement plus de six mois, nous mangeons quand nous avons faim, nous dormons quand l’envie nous prend, nous gazouillons même au coeur de la nuit, nous hurlons pour recevoir un câlin.

Ensuite…

Nous entrons dans le carcan de ce qu’on nous dit de faire, de ce que nous nous devons d’être pour nous conformer au moule.

Nos parents, en toute bonne conscience, nous conditionnent pour répondre au premier pas dans « la grande vie » : l’entrée dans l’Instruction Publique.

Là, selon notre degré de résistance, on nous pousse, on nous glisse ou on nous force sur un chemin de vie plus ou moins choisi… dont nous nous échappons exceptionnellement.

Le dos courbé nous avançons, ou alors le plexus verrouillé, les dents serrées dans une attitude très digne, nous nous conformons à l’attente des autres.

A qui ai-je laissé mon Pouvoir !?

Pouvoir : ce mot renvoie à une identité de tyran qui bien que « tirant » des ficelles, serait tout à fait à l’opposé de ce que nous cherchons.

Pourquoi ai-je abandonné « ma volonté propre » ?

Pour une seule raison, identique chez tous les humains : la peur de ne pas être aimé, reconnu, intégré.

Au nom de cette peur, j’ai tout accepté, j’ai tout permis.

Pour certains, il y a une piqûre d’éveil : une maladie, une dépression, une grosse cassure dans les habitudes ou tout simplement la béatitude, qui remet toutes nos certitudes en cause.

Un pas après l’autre, nous reprenons l’écheveau emmêlé de nos vies et nous refaisons notre propre et si jolie pelote.

Ce que je faisais pour que l’autre m’aime, je le fais encore mais uniquement parce que j’aime le faire, sinon je fais ce que mon coeur me dicte, ce qui résonne avec mes besoins profonds, ce qui m’apaise, ce qui me pose, ce qui me construit, ce qui est « Moi » seulement …

parce que maintenant …

je m’aime …

je m’aime sans arrogance, en toute modestie, tout en douceur, je redeviens le personnage central de ma vie, je lui redonne ses lettres de noblesse, car de mon premier à mon dernier souffle, je suis seul-e avec lui, par lui et en lui

et dès lors je peux t’aimer inconditionnellement

Namasté