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Vivre selon un aïkidoka

Ce à quoi je résiste, je le renforce.

L’aïkidoka se saisit de l’agressivité de l’autre pour renforcer son énergie. Il n’y oppose aucune résistance, ce qui la cristalliserait, et s’en sert pour augmenter sa propre force.

Concrètement, comment transposer cette sage philosophie dans nos vies ?!

Impératif ! : il y a à se poser dans la seule énergie constructive, l’Amour.

Selon le principe aïkido, quand l’ombre attaque elle renforce la lumière.

C’est une escalade sans fin me direz-vous !

Certes, car rien n’existe sans son contraire.

Reste à savoir de quelle énergie je souhaite me nourrir. Pour ma part, j’ai choisi ! Et vous ?! Hésitez-vous encore ?  😉

Pour en revenir à notre aïkidoka, il se plie au coup porté avec dans l’esprit de toujours maintenir, coûte que coûte, son équilibre. S’il choit, qu’il est à terre, il lui faudra une montagne d’énergie pour se relever.

Quoi que nous vivions, si nous lui apposons une étiquette négative, et que nous y résistons, nous nous écroulons.

Dans la souplesse du roseau, nous nous inclinons à la force du vent.

Il s’agit de toujours maintenir la frêle petite lueur de la lampe-tempête dans le creux de nos cœurs.

Cette petite lueur va nous servir à rallumer le phare de la quiétude.

Je souhaite que très peu vivent des attaques physiques. Si ce n’est pas le cas, il y a urgence à s’appuyer sur sa petite lampe qui s’appelle « respect de moi-même » et à fuir la tête haute :
– je te laisse à ton agressivité maladive et t’offre ainsi le recul nécessaire à ton introspection qui te conduira à ta guérison, si tu le souhaites.

Dans le cas d’attaques verbales, tellement fréquentes et quotidiennes que nous n’en faisons souvent plus de cas, je retiens celles qui me blessent et me font souffrir.

Je me saisis de cette blessure et cherche ce qu’elle réveille en moi et qui résiste. Il y a fort à parier que cela me renvoie à une blessure d’enfance que je n’ai pas encore mise en lumière et cicatrisée.

Si cela s’avère trop difficile dans l’auto-analyse, je vais chercher l’aide d’un thérapeute aguerri dans l’art du décryptage énergétique. A chacun de trouver celui qui lui correspond.

Quand j’ai avancé sur ce travail de fourmi qui consiste à me reconstruire pas à pas l’attitude aïkidoka que j’emploie ressemble à un matelas en latex : la main s’y enfonce toute en souplesse, mais l’empreinte n’y reste plus.

Je suis bien ancrée dans mon centre, sereine et détendue. Tu m’agresses et je l’accueille. J’entends ton mal-être, je n’y oppose aucune dualité :

– c’est ton ressenti, c’est ta conviction, je te respecte. Probablement qu’à ta place, j’agirais de façon identique. Je ne cherche pas à te convaincre…

! là !!! Là se présente le point d’appui qui rentre dans la polémique
et fomente une guerre intestine !

L’aïkidoka reconnaît cet instant-clé : une seule parole pour contrer ou se défendre et il rentre dans le combat.

Je reconnais cet instant-clé : une seule parole pour contrer ou me défendre et je rentre dans le combat, le combat verbal et direct si je te rends ton agressivité.

Le combat larvé, mais interne est plus pernicieux si je n’y réagis pas extérieurement, mais le tourne en boucle intérieurement. Combien de spirales descendantes entretenons-nous en nous ainsi ?

Je reconnais ma propre guérison quand la piqûre du mot blessant éveille ma sonnette d’alarme mais n’ameute plus toute la caserne des pompiers.

Tu es dans le feu de ta colère.

Je suis dans la fraîcheur de ma sérénité.

Si tu le souhaites, je t’apprends à piloter mon Canadair  😉 .

Namasté

Equations

Dieu est Un (livres saints)

Le hasard n’existe pas (René Egli, Le Principe LoL2a)

Le hasard, est le nom que prend Dieu s’il veut voyager incognito (Einstein)

= si le hasard n’existe pas et que tout est un …
je suis le créateur de ma vie …
… mais de mon monde également.

Tout ce qui m’arrive est un choix inconscient … jusqu’à ce que je prenne conscience de ma responsabilité en toute chose.

C’est le libre-arbitre du Jardin d’Éden, la liberté de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

Tout tend dans mon esprit vers le bien-être maximum.
Qui choisit d’avoir faim ?
Qui choisit d’avoir froid ?
Qui choisit d’être malade ?

1.- Je crois en l’Amour = ma vie est remplie d’Amour.

2.- Je crois en la Paix = ma vie est harmonie.

3.- J’ai pleine confiance dans les capacités de mes enfants = mes enfants vont bien, merci.

4.- Je crois au potentiel humain positif = je suis entourée de personnes merveilleuses.

5.- Je crois en la survivance de l’âme = mon père se manifeste à moi de façon quotidienne.

6.- Je crois en toi qui me lis. Tu ne le sais peut-être pas encore, mais toi aussi tu vas y arriver 😉 .

Mon univers proche me donne pleinement confiance en la vie.

Ce qui peut paraître une bulle d’énergie positive qui n’entoure que moi n’a pas de limite.

L’onde de choc n’a pas de point d’appui et traverse l’Infini.

L’onde de choc Te traverse aussi, toi mon frère humain, mon miroir, mon double.

Quand je te regarde, je me vois.

Je ne vois pas tes signes distinctifs : ton âge, ta couleur de peau, ta taille, ta couronne ou tes oripeaux.

Quand je te regarde, je vois mon sang dans tes veines, je vois tes difficultés qui ont été les miennes, je vois tes joies qui rejoignent les miennes.

Je respecte tes croyances même si tu ne respectes pas les miennes.

Les croyances sont un point d’appui, elles ne sont pas la réalité.

La réalité se ressent, se vit. La réalité est vibrations, elle n’est ni mot ni croyance.

Ce que je crois être moi est un amas de cellules en vibrations (pour preuve : aucune des cellules qui étaient moi il y a dix ans existe en moi aujourd’hui).

Pourtant, j’ai le plein pouvoir sur ma vie : quelle(s) vibration(s) vais-je lui donner ?!

La peur est vibration, le doute, le jugement, la colère sont vibrations.

L’amour est vibration, la joie, la confiance, le lâcher prise sont vibrations.

Quel son vais-je donner à ma vie ?!

Namasté

Mon corps, mon ami

Dans Ho’opono-pono, je m’adresse à mon âme, à mon « moi » en énergie.

– je t’aime, désolé-e, pardon, merci.

Toute expérience est le choix de mon âme pour ma seule évolution.

Les plus douloureuses me remettent en question plus profondément que mes moments de joie certes, car elles me poussent à l’introspection.

Personne ne souhaite rester dans le marasme et dans la peine. Plus je comprends mes erreurs d’interprétation et moins je retombe dans le gouffre de la souffrance.

Mes ennemis m’apprennent plus sur moi que mes amis qui adhèrent au même ressenti que moi.

La nature humaine est ainsi faite que dans le bonheur, je ne me pose plus de question.

Ouf ! Un temps de repos, un temps de répit.

La vie n’est pas un marathon. Je peux profiter de cet espace libre pour reprendre mon souffle, pour reprendre pied, pour retrouver mon équilibre.

Heureusement que ces plages se présentent ou que je me les accorde.

Mais Ho’opono-pono se pratique aussi dans la joie. Pourquoi ?!

Pourquoi devrais-je être désolé-e de tant de joie et demander pardon ?!

Parce que dans la joie, j’ai perdu mon moment présent, mon ancrage dans mon corps.

Ce moment de joie m’a « débranché-e » du moment réel car je me suis mis-e à nourrir instantanément mes pensées de souvenirs attachés à ce bel instant alors que la vie s’était remise en route, le quotidien avait repris le dessus.

Mon esprit s’est égaré dans cet agréable souvenir du passé laissant le champ libre à n’importe quelle autre énergie, bonne ou mauvaise.

La plupart du temps, la vie me rappelle à l’ordre par un événement peu agréable, comme une piqûre de rappel.

Dans la joie, j’ai perdu mon centre, comme je le perds dans l’inquiétude, dans la peur, dans la colère.

Quelle place tient mon corps dans cette réflexion ?

Mon corps est mon point d’ancrage, ma boussole, mon ami fidèle.

Je n’ai qu’à y porter attention pour revenir à la seconde dans le moment présent. Je l’appelle « la yoga-attitude ». Pour pratiquer telle position tarabiscotée, je suis obligé-e de porter toute mon attention à mon corps physique.

Je pourrais en faire tout autant en étant tout simplement assis-e ou allongé-e, mais ces postures quotidiennes et habituelles permettent trop le vagabondage de la pensée. Calmer l’esprit dans une position de détente s’apparente à la méditation. Il faut quelque entraînement pour s’y raccrocher dans les tempêtes émotionnelles.

Des pensées joyeuses et follettes virevoltent dans ma tête ou des pensées de plomb bloquent ma digestion et menacent d’inonder mes yeux, je n’ai qu’à faire appel à mon ami, à mon corps.

Je l’observe respirer, pulser la vie, subir tous mes débordements. Plus je l’écoute et plus je l’entends. Je sais que tel aliment lui convient alors que tel autre pas du tout.

Je sais que telle émotion va activer son transit alors que telle autre va le bloquer  🙂 .

Je sais quel temps de repos convient à son bien-être, quelle matière convient à son toucher.

Comme j’apprends à connaître les goûts et les préférences d’un nouvel ami, j’apprends à connaître les goûts et les préférences de mon corps.

Mon corps n’est pas le tien. Mes goûts ne sont pas les tiens. A chacun son chemin, à chacun ses perceptions.

Je peux profiter des multiples expériences des autres, mais aucune ne sera la réalité de mon propre corps.

Je peux demander à mon médecin-mécanicien quelle pièce dysfonctionne, mais je reste seul-e micro-régleur-euse.

Dans ce dialogue merveilleux qui s’installe, je ne me sens plus jamais seul-e.

Mon corps ne saurait être sans ma pensée.

Ma pensée ne saurait être sans mon corps.

Merci mon corps, mon ami, d’expérimenter la matérialité.

Merci ma pensée, mon amie, d’expérimenter l’unicité.

Merci la vie

Namasté

Lâcher nos certitudes

Au nom de nos certitudes, nous pouvons tuer.

Les événements récents en France nous en donnent tristement la preuve.

Je suis tellement convaincu-e que les préceptes qui m’ont été enseignés sont la seule réalité que je peux détruire tout ce qui ne s’y accorde pas.

Et je tue au nom d’une pensée.

Cette pensée m’a été inculquée à mon premier souffle, de l’extérieur à mon centre. Mais pour prendre corps, il fallait que mon centre soit prêt à l’accueillir, comme une graine pour germer et croître doit trouver un bon terreau.

Mes convictions sont la réunion de deux courants : le courant extérieur qui s’enracine en moi et le courant intérieur qui intègre, fait prospérer, s’accroche et ne lâche plus cette pensée qui devient ma raison d’être.

Je ne suis plus un « être » humain, je suis un concept.

Plus rien n’existe autour de moi que mes certitudes, mes focalisations.

En mon centre, il n’y a plus que ce concept pour lequel je suis prêt-e à tout.

Je ne tente pas aujourd’hui d’analyser un fait d’actualité. J’essaye seulement de me saisir de cet événement dramatique pour élever ma conscience.

Tout ce à quoi je m’accroche me détruit.

La vie est mouvement infini.

Mes pensées glissent dans mon esprit, comme des saumons dans une rivière.

Il paraît que nous pouvons avoir jusqu’à trente mille pensées par jour ! (Pas étonnant que nous nous sentions épuisés parfois …)

Il en est certaines que je ne veux pas lâcher, car je suis convaincu-e que je n’existe que par elles.

Je me limite dans mes certitudes, mes habitudes, car elles me rassurent.

La vision que j’ai de moi-même m’appartient.

Mais il y a fort à parier que si je comparais ce que je pense de moi avec ce que pensent de moi dix autres, cent autres personnes, il y aurait très peu de correspondances.

Et pourtant, je m’accroche à mon image, à ma personnalité, à mes pensées, à mes convictions, à mes habitudes, qui m’enferment mieux qu’une prison et au mieux me rassurent, mais au pire me détruisent.

Cette unique pensée que j’ai de moi-même m’éloigne de tous les champs des possibles.

Si je me sentais infini-e, je ne me limiterais pas à ma pensée focalisée de moi-même.

Ma pensée m’enferme, la vie m’envole.

Quand je résiste au mouvement, au changement, je me casse.

Ma pensée existe comme un pieu vertical et statique alors que la vie est des six directions et mouvance.

Mais il y a pire situation : celle de n’avoir aucune pensée de moi-même que celles qu’on m’a inculquées.

Je me suis laissé-e conditionné-e par des paroles fortes, des jugements, des dogmes et j’agis comme un petit robot au nom de ces pensées extérieures.

Je suis une bombe à retardement : une seule atteinte à mon univers et je vous saute à la gorge.

Nous jugeons des faits extérieurs, mais combien de nous sont prêts à rentrer dans une colère noire si une seule de leurs certitudes venait à être mise en doute ?

Combien tombent en dépression pour une seule habitude remise en cause ?

Nous nous cassons tous un jour ou l’autre le nez sur une porte fermée, sans comprendre que cette porte n’existe que dans notre pensée et qu’elle est tellement collée à nos yeux que nous ne voyons pas derrière, autour, en- dessus et au-dessous l’Infini !

Il n’y avait qu’à prendre du recul ou de la hauteur et à se dire :

– Et si ma pensée n’était pas la bonne ? Et si mes convictions étaient erronées, qu’en ressortirait-il ? Et si le domaine était si vaste qu’il m’est impossible de l’appréhender dans son entier ?! Et si j’ouvrais mon esprit !!!

Namasté

La Vie est une toile de Maître

Quel que soit le Maître, chaque millième de millimètre carré de la toile est couverte de peinture, certaine toile même en surépaisseur.

Comme les pixels d’une image numérique, plus leur nombre est élevé, plus la résolution de l’image est belle.

Tout, absolument tout l’univers est composé d’atomes.

Pour nous faciliter la perception de cette règle invisible à l’œil nu, nous pouvons transposer l’idée à un tableau, telle la Joconde dont le voile est peint en pointillisme : l’aspect diaphane du voile, Léonard de Vinci l’a réalisé en déposant des micro-points de peinture sur son œuvre, des milliers au centimètre carré.

Nous avons le sentiment de la dualité, car nous ressentons de façon bien précise les limites de notre corps, dont nous croyons les frontières bien établies à l’intérieur de notre peau.

Pourtant, il n’est plus à prouver que notre corps s’étend bien au-delà de notre forme physique perçue dans le reflet de nos miroirs.

Je peux déposer du fard à paupière sur une surface réelle, pour les messieurs de la mousse à raser, donc je suis sûre de mon contour physique.

Je fais confiance à l’impression première de mes cinq sens.

Avec beaucoup de calme intérieur, je peux malgré tout ressentir l’intégralité, pour moi le plus simple est de me concentrer sur l’air que j’aspire et expire de mes poumons.

L’air est impalpable à moins de mettre sa main par la vitre ouverte d’une voiture qui roule, inodore s’il n’est pas associé à un parfum, inaudible s’il n’y a pas de vent, invisible à l’œil, mais néanmoins bien réel : sans air, pas de vie possible !

Cet air que mon corps va chercher à l’extérieur pour s’en nourrir a été expiré par des millions d’êtres humains, animaux et végétaux.

Par la chimie merveilleuse de la nature, il s’est régénéré en passant de l’un à l’autre, les végétaux ont cette immense tâche de « nettoyer » l’air que nous expirons tous.

Quand je suis en face de toi, il n’y a pas à prouver que nous sommes deux, c’est notre réalité, nos deux perceptions.

Mais si nous reprenons cette idée de l’air inspiré et expiré, nous comprenons facilement qu’il y a un échange invisible de particules d’air qui passe de tes poumons à mes poumons, et vice versa.

Il en est de même de nos auras, qui s’interpénètrent insidieusement à l’insu de notre plein gré.

Tout, absolument tout est régi par cette règle.

La nourriture que nous ingérons, nous la savons, nous la sentons extérieure à nous puisque nous pouvons la toucher, la mâcher, l’avaler, la digérer et la rejeter. Dans cette dualité, il n’y a eu qu’un échange d’énergie, même nos rejets deviennent compost, engrais pour la Terre. (Idem pour toutes les dualités?!)

Tout est engrenage, comme les rouages extraordinaires de nos montres. Aucun ne peut manquer, sinon la montre ne fonctionne plus.

Ce qui est merveilleux, c’est que même nos pensées fonctionnent selon cette règle : ce que tu penses passe par mes capteurs invisibles, ce que je pense est envoyé au grand tout des penseurs que je n’imagine même pas pouvoir penser : mes plantes vertes savent ce que je pense, puisqu’elles vont s’épanouir de ma quiétude ou mourir de mes colères.

Le cheval va savoir avant que je l’approche et le touche quelles sont mes intentions, comme le dauphin, le chien, le chat, probablement tous les règnes : animal, mais aussi végétal et minéral, dont j’ai l’orgueil de me croire supérieur-e.

Ouf !

J’aspire une grande bouffée de ce grand Tout.

Je le sens gonfler mes poumons, se répandre dans mon corps, s’en régénérer, puis je l’expire.

Qui suis-je en réalité ?

Moi, Claudine, délimitée dans mes sensations, dans mes perceptions, dans mes convictions ?

Ou un microscopique rouage, partie intégrante de tout l’univers !?

Les deux mon général !  😉

En expérimentant l’Unicité, je ne te sens plus, Toi, extérieur-e à moi, mais faisant partie de la même « montre » , de la même « toile » que moi.

Toi, l’Étranger, l’Autre, Tu es mon univers, Tu es mon Tout.

En expérimentant l’Unicité, je ne te sens plus, Toi, Dieu (ou quel que soit le nom que je Te donne) extérieur à moi, mais faisant partie de la même « montre » , de la même « toile » que moi.

Toi, mon Dieu, l’Autre, TU es mon Univers, Tu es mon Tout.

Namasté

Pour Claude et Maurice, avec tout mon amour

Expérimenter

… découvrir depuis l’intérieur de soi une vérité qui ne s’enseigne pas mais se ressent.

Comme pour la notion du « chaud » qu’on acquiert en ressentant le chaud par le toucher, voire lors d’une brûlure pas agréable du tout, la toute petite porte de l’acquisition se trouve en nous seul-e-s.

Helen Keller en Amérique l’a si bien vécue qu’elle a pu faire des études universitaires bien que devenue sourde et aveugle à l’âge de dix-huit mois. En France, Marie Heurtin a eu la même révélation grâce à l’obstination d’une religieuse.

Probablement des milliers d’autres personnes sur terre aveugles et sourdes ont pu rejoindre la vie concrète suite à cette seconde magique de grâce absolue où le cerveau fait le lien entre le ressenti et l’enseignement.

Mais combien de voyants et d’entendants restent aveugles et sourds malgré des années d’études et des tonnes de théories récoltées dans les livres ?

Leur « petite porte » intérieure reste fermée à jamais, parce qu’ils sont convaincus que le savoir vient de l’extérieur et de plus expérimentés que soi.

Combien s’inclinent et se prosternent en signe de respect pour le savoir des maîtres reconnus depuis des siècles ? Et parce qu’ils ont étudié depuis des lustres, ils sont certains de tout avoir acquis, mais n’ont rien ressenti parce qu’ils ne sont pas allés chercher la résonance à l’intérieur d’eux ?!

Combien d’encre, de salive perdue à vouloir expliquer en paraboles vaines ce qui ne se comprend que depuis l’intérieur ?

Un certificat, un diplôme, un titre pompeux nous gonfle de la certitude d’avoir suivi le chemin des élus parce qu’un examen a donné la preuve d’un certain savoir. Mais combien de jeunes gens se tuent sur les routes pour ne pas avoir acquis le mot « danger » dans les cours de conduite, malgré un beau permis tout neuf remis des mains d’un expert ?!

Combien de religieux dérapent pour ne pas avoir ressenti « l’humanitude » ? (Terme employé pour la première fois par monsieur Albert Jacquard)

Combien de politiciens se fourvoient à ne pas savoir comment cultiver une salade ou dépouiller un lapin ? à n’avoir jamais ressenti la faim ? la peur du lendemain ? ou tout simplement n’avoir aucun endroit pour se laver les mains ?

Je suis toute petite aux yeux des « grands » énarques, prélats, magistrats, docteurs ès quelque chose. Je n’ai pour seuls documents officiels que deux permis de conduire et un livret de famille.

Pourtant cette petite porte s’est ouverte en mon cœur tels Helen Keller, Marie Heurtin et des millions d’autres humains sur terre plus humbles les uns que les autres, voyants et aveugles, entendants et sourds : je sais que ce que je vous fais, c’est à moi que je le fais. Je sais que ce que je fais à Dame Nature, c’est aussi à moi que je le fais.

Vous qui vibrez à mes paroles, il est grand temps de laisser parler nos cœurs, nos consciences et notre intuition, car l’acquis sans ressenti nous conduit tout droit dans ce mur que chacun peut voir maintenant.

                                                                                                           Namasté

ps : l’acquis est de l’ordre matériel, le ressenti de l’ordre spirituel. Au nom de l’acquis et du pouvoir, les travaux de Nikola Tesla ont été évincés ; dans quel état de santé serait notre belle planète Terre s’il avait été entendu et suivi ?

Avant d’accorder notre confiance, assurons-nous que les diplômés de tout poil ont trouvé « leur petite porte » !

Einstein avait trouvé la sienne, mais elle a été saisie par des cupides à des fins destructrices.

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne, la pratique c’est quand tout fonctionne mais que l’on ne sait pas pourquoi ».

« L’imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution ».

« L’homme solitaire pense seul et crée des nouvelles valeurs pour la communauté. Il invente ainsi de nouvelles règles morales et modifie la vie sociale. La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance* ».                  

                                                                                             A. Einstein

* Voir : « Créatifs culturels »

TOUT a une âme

Ce que nous nommons « âme », dans notre visualisation, se rapporte à quelque chose de vivant, donc de mobile, et sur deux pattes de préférence je vous prie.

Pour le commun des mortels, l’âme est une figuration abstraite de cette petite flamme de vie qui brûle en nous, et qui, il semblerait, pèse quelques grammes dont nous nous allégeons à l’instant de notre mort.

Ce que nous nommons âme s’appelle énergie pour les scientifiques.

Déjà, nous avançons d’un grand pas, car il existe des appareils assez subtiles pour mesurer jusqu’à l’énergie dégagée par une plante, un animal.

Tiens ! énergie ? âme ? Parlons-nous de phénomènes similaires ou est-ce juste « une chaleur » quelconque et quantifiable ?

Ce que nous nommons âme s’appelle énergie pour les scientifiques et s’appelle vibrations pour les physiciens quantiques.

Il s’agit maintenant d’élargir nos perceptions, nos visualisations limitées par notre mental, gros bourrins que nous sommes.

Hélas !  😉  Même ce « gros bourrin » est plus fin que nous !

Il s’ébroue au contact d’une mouche sur son dos et essayez de le caresser entre les deux oreilles alors que vous êtes étouffé-e par le stress ou la peur ! C’est la ruade ou la fuite assurée sans que vous ayez émis une seule parole.

Nous ne pouvons plus le nier, à moins de passer pour un être limité et trèèès gentil  😉 .

TOUT est vibrations, puisque des preuves existes noir sur blanc !

Les rochers ont une vibration très basse, le bois monte en vibrations, et ainsi de suite, les plantes, les animaux, les humains, jusqu’à l’éther.

Même la Terre a sa propre vibration mesurable par nos appareils. Quand nous nous nourrissons, nous nous imprégnons des vibrations de notre nourriture.

Un forgeron ou un vitrier peut nous l’apprendre : les molécules désorganisées par une intense chaleur et le façonnage se « cassent » si elles ne sont pas « recollées » à leur juste vibration par une température bien précise et différente selon les alliages.

Ils sont les alchimistes des temps modernes : tout un savoir, qui peut paraître magique, se réfère à leur grande Connaissance de l’énergie-matière.

Pourquoi cette démonstration ? À quelle fin ?

Rencontrer un autre humain et le respecter dans ses différences, parce qu’il vibre de la même vibration que moi, de la même énergie que moi, de la même âme que moi, est facile  😉 .

Mais rencontrer un animal, une plante, un morceau de bois, et se dire que bien que différentes, ses vibrations sont du même ordre que les miennes est plus difficile.

Que dire alors des végétaux et des minéraux qu’il me faudrait respecter selon cette même règle ?!

Je peux fermer les yeux afin de mieux ressentir ce qui se passe dans la paume de ma main, sous les capteurs hyper sensibles du bout de mes doigts et essayer de percevoir les vibrations de mon chien, de mon chat, de mon cheval.

Pas d’animaux domestiques à portée de main ! Qu’à cela ne tienne !

Tout élément naturel peut m’entraîner : ma table en chêne, mon drap en coton, l’eau de mon robinet se transforme en atomes qui me composent également.

Comme un jeu, je cherche la vibration de tout ce que je touche, de tout ce que je vois et je m’en amuse : plus dense ? Plus vive ? Plus énergique ? Plus subtile ? …

Quand je te serrerai dans mes bras, tu ne seras plus « l’autre » avec lequel-laquelle je dois rentrer en conflit, mais la prolongation de mon « moi-énergétique » qui crée tout mon univers.

Namasté

La colère

Je suis très en colère !

Vraiment ! Je suis hors de moi !!!  🙁

Hors de moi !?

Mais alors ? Qui est en moi lorsque je n’y suis plus ?!

Le langage populaire recèle de milliers de perles de sagesse que nous employons sans y réfléchir :

« j’en ai plein le dos »

« ça me prend la tête »

« je me fais du mauvais sang »

« ça me tord les tripes »

etc.

La colère me projette véritablement à l’extérieur de mon centre, là où le calme et la quiétude règne.

Les vibrations que je cherche à élever par la prière, la méditation, le sport, les ballades en pleine nature, selon mes ressentis ou ma culture, descendent d’un coup, à un niveau qui me rend « très mal dans ma peau ».

En prendre conscience sans culpabilité est un premier pas important. La colère est un sentiment humain.

Chercher à y échapper ou la nier revient à lui donner beaucoup trop de place en nous.

La percevoir, la ressentir et lui donner un moyen de s’exprimer qui ne soit pas destructeur permet de s’en libérer : taper dans un coussin, crier sa rage loin de toute écoute, permet de libérer le corps de la surtension produite.

Ensuite, revenir sur le mot, l’attitude, l’événement « qui nous a fait monter les tours » permet de mettre le doigt sur une partie de nous qui demande à être entendue, comprise et dépassée.

Nous devenons notre propre élève et notre meilleur maître.

Si nous n’y parvenons pas seul-e, il est parfois bon de chercher « un miroir » qui nous aidera à … réfléchir  😉  ! thérapeute ou ami-e.

Qu’est-ce qui a provoqué ma colère ?

Quelle-s attentes ou frustrations se cachent derrière cette émotion forte ?

Revenir sur cet instant est important afin de « désamorcer » le détonateur. Tant qu’il n’est pas démystifier, il peut être réactivé à tout instant.

Permettre ce travail d’introspection permet aussi de prendre conscience de toutes les informations extérieures médiatiques qui cherchent, volontairement ou involontairement, à me mettre « hors de moi ».

Quand je suis hors de moi, je permets à une multitudes d’émotions et de ressentis négatifs de s’installer en moi. Mon cœur s’accélère, mon estomac se crispe, je respire difficilement, je deviens rouge écarlate.

Il me faut ensuite une grande force de caractère et une grande discipline pour revenir au calme.

Est-il justifié de me faire autant de mal ?

Mon attitude va-t-elle faire progresser la situation ou au contraire va-t-elle involuer ?

Je me sers de cette « explosion » pour en faire un point d’appui de mes réflexions, de la prise de conscience de ce que mes organes sont liés à mes pensées, si étroitement qu’ils me disent à leur façon où se trouvent mes limites à ne pas dépasser.

Je me sers d’une épreuve pour grandir, apprendre à mieux me connaître et faire la paix avec moi seul-e.

Namasté

Les quatre saisons

Nous sommes de l’ordre de la nature, régis par les mêmes règles.

Nous oublions fréquemment cette évidence toute simple, convaincus de pouvoir tout diriger de nos vies, de nos rythmes, de notre santé, dans l’illusion de la toute puissance du progrès.

Petite graine fraîchement plantée, nous naissons au printemps de notre vie, quelle que soit la saison.

Tout petits, cette poussée d’énergie double notre taille en quatre ans et nous apprend les bases élémentaires dont nous nous servirons tout au long du chemin : l’acquisition de la marche, de la parole, de la propreté.

Comme dans le règne végétal, la sève en pleine expansion explose dans nos cellules et nous pousse à la vie. Nous apprenons tout avec une facilité déconcertante.

Cette période intense de croissance nous propulse à l’éclosion, à la majesté de l’été.

Notre épanouissement est à son point culminant.

Nous sommes dans la pleine force de la maturité et dégageons tous les sucs, les arômes et la splendeur dont nous sommes capables. Nous butinons, bâtissons, créons, telle une ruche en pleine effervescence.

Peu à peu, notre rythme ralentit, bien que nous fassions la sourde oreille.

Nos exploits ne sont plus si brillants, même si nous essayons de nous en convaincre.

Les temps de récupération deviennent plus longs. Nous avons besoin de plus d’heures de sommeil. Les « feuilles » de nos têtes changent de couleur, quand elle ne tombent pas carrément !

L’automne est là, mais nous en sommes si peu conscients et reconnaissants, dans les deux sens du terme :

1.- le premier : je suis reconnaissant-e à la vie des beaux fruits qui m’ont été donnés, je la remercie.

2.- le second : je reconnais que mon rythme ralentit. C’est le temps des récoltes, des agapes et des grandes fêtes de la plénitude de mes « greniers ».

Le calme vient, les jours sont plus courts, le froid s’installe.

Nous devenons frileux. Nos cheveux blanchissent et se parent de la plus belle neige.

Le temps du faire a disparu. Nous avons à être maintenant.

L’hiver apporte le temps du repos et de la sérénité. Aller contre cette évidence nous conduit droit dans un mur.

Notre corps donne des soubresauts de jeunesse, mais nous risquons de le fracasser à ne pas vouloir le respecter.

Notre pouvoir créatif est encore là, mais parfois nos yeux ou la raideur de nos doigts nous freinent dans nos élans.

C’est le temps du bilan, de l’introspection, de la réflexion.

Le déni, les regrets et les remords n’apportent que souffrances vaines alors que l’acceptation et la gratitude nous conduisent à la quiétude.

Attention jeunesse !

Ne te crois pas hors de ce rythme des saisons de la vie parce que tu tournes à plein régime.

Profite des ardeurs du lièvre de la fable* mais acquiers au plus vite la sagesse de la tortue, ta vie n’en sera que plus douce et paisible.

Namasté

* Le lièvre et la tortue, Jean de la Fontaine (1621-1695)

La Lemniscate* (symbole de l’infini)

Notre société semble se retrouver dans la même situation économique qu’en 1789.

Nous avons fait une « révolution » complète, c’est-à-dire que nous avons bouclé la boucle. (Une révolution sidérale, ou mouvement de révolution, est, en mécanique céleste, un mouvement de translation périodique, circulaire ou elliptique. La période de révolution, aussi appelée période orbitale, est la durée mise par un astre pour accomplir une révolution complète autour d’un autre astre, par exemple une planète autour du soleil ou un satellite autour d’une planète – source Wikipedia).

Notre société a fait un tour complet sur elle-même, pour se retrouver quasi au point de départ. Nul besoin toutefois de ressortir la guillotine  !

Bien sûr, la situation n’est plus tout-à-fait la même.

Les avancées technologiques nous ont grandement simplifié la vie et la santé. L’espérance de vie a doublé en deux cents ans, mais pour quoi faire ?! Sommes-nous plus heureux pour autant ?

*Comment sortir de ce 8 infini ? La croissance économique nous a ramenés à la décroissance. Trop de tout : trop de facilité, trop d’objets, trop d’envies, trop de convoitises, trop de jalousie, etc.

La tendance tend à s’inverser : nous revenons à une consommation locale, nous comprenons que la qualité contribue à notre santé au mépris de la quantité et de la surproduction, les vides-greniers regorgent de choses plus hétéroclites les unes que les autres dont nous voulons bien nous séparer, mais avec une petite contre-partie, signe que nous y mettons encore des attaches.

Les nouveaux riches partent dans une frénésie d’achat inextinguible.

Ils montent, montent sur la partie bombée de notre lemniscate, sans parachute spirituel (il y a toujours des exceptions à toute règle, heureusement).

Complètement happés par l’euphorie du toujours plus, ils courent après la croissance en oubliant de vivre.

Vivre ! Qu’est-ce que c’est que vivre sans amasser !? Diront nos oncles – et tantes – Picsou ?

Vivre, c’est prendre conscience que la minute qui passe est unique. C’est relever le nez de son décompte bancaire et s’apercevoir que le ciel est bleu et que des oiseaux évoluent dans ce havre de paix.

Vivre, c’est comprendre que ce que je thésaurise sans discernement appauvrit mes frères humains dans un autre coin de la planète.

Vivre, c’est savoir que ce que j’ai jeté, qui a pourri dans mon réfrigérateur, parce que j’ai trop à manger dans toutes mes armoires, aurait pu sauver la vie d’un petit, pas si éloigné de moi.

Vivre, c’est me hisser au-dessus de mon regard nombriliste et m’apercevoir que j’ai autant de valeur qu’un microbe sur la planète.

Ma toute puissance n’est que dans ma tête. Un jour, je serai avalé-e par cette même terre que je foule comme un guerrier lobotomisé.

Une seule issue pour sortir de ce 8 matérialiste infernal : évoluer ! Sortir de ma révolution pour entamer mon évolution.

Cette évolution me projette dans un autre lemniscate, puisque tout est régi par cette même règle de 8 infini, tout est cycle.

En ouvrant les yeux, le coeur et l’âme cinq minutes, je me permets d’entrer dans une nouvelle boucle, spirituelle celle-ci.

Bien sûr, rien ne m’y oblige.

Mais à quoi sert tout ce confort matériel si je ne me sens pas totalement heureux-se ?! qui plus est en toute circonstance ! (ça, c’est un grand défi qui ne s’achète pas, mais qui s’acquiert par la pensée).

Je cours, je cours de plus en plus vite, sans m’apercevoir que la vie me rattrape, j’amasse, je capitalise, je bâtis un empire … et un jour, peut-être plus proche que ce que mes rêves d’immortalité ou mon inconscience me font croire, je serai à un doigt de rendre mon dernier soupir.

Sans une solide structure spirituelle, je peux être certain-e que cet instant me réveillera au comble de l’horreur : je vais devoir partir et tout laisser, absolument tout ce qui constituait mon trône de souverain-e.

Tous mes biens matériels en quoi j’ai placé ma plus petite goutte de sueur, ma fierté, mes buts, ma raison de vivre, tout, absolument tout, va rester dans le plan matériel.

Est-ce cette horreur-là que je souhaite vraiment en conclusion de mon long cheminement ?

Ou est-ce la douceur de tout l’amour que j’ai semé et que j’ai reçu qui me servira du plus doux des linceuls ?

Je suis seul-e maître de mes choix.

Namasté