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Couple ? … ou parent-enfant ?

Tiens ! Comme par hasard, on dit qu’une personne prend l’ « ascendant » sur l’autre.

Cet-te autre devient donc son « descendant » ? 😉

Que nous rappelle cette association « ascendant / descendant » ? N’y aurait-il pas à y voir le lien familial « enfant-parent » ?

Un couple composé de deux adultes fonctionne parfaitement tant que ne s’instaure pas cette dépendance affective récrée inconsciemment de part et d’autre.

Dans le début d’une relation, chacun « parade », démontre à l’autre ses atouts, ses forces, ses potentiels, de même que dans le règne animal le paon fait sa roue et la grenouille gonfle son organe vocal à l’appel du mâle. 🙂

Nous ne sommes guère éloignés du règne animal, malgré notre désir de suprématie absolue !

Nos sociétés fonctionneraient certainement mieux si nous nous inspirions de certaines espèces à pattes ou à ailes.  🙂

Pour en revenir au cœur du sujet, chacun prend un rôle à la création du nouveau couple.

Très rapidement, selon nos propres attentes inconscientes, l’un devient le parent, l’autre l’enfant. Mais pas toujours, et cela est sûrement le garant de la pérennité du couple.

Le yin et le yang nous le disent quotidiennement : chacun doit veiller à l’équilibre.

L’équilibre se maintient tant que le balancement oscille doucement de l’un à l’autre. Parfois, j’ai la solution, je deviens père-mère. Parfois, je n’arrive pas à sortir de mon problème, je deviens enfant. Le couple est alors l’entité porteuse qui m’apporte le retour à l’équilibre, dans l’écoute, le respect et l’amour inconditionnel.

Mais très insidieusement, il arrive que chacun (ou les deux) ne quitte plus l’un de ces deux rôles. Petit à petit s’installe un déséquilibre grandissant qui court à l’explosion du couple, ou à un mal-être des deux parties, que chacun cherche à fuir selon ses affinités (non ! Je ne les citerai pas !  🙂  ) …

On parle de l’adultère avec beaucoup d’ironie et de légèreté, alors qu’il est source de tant de souffrance, même et aussi quand il n’est pas découvert. Ce qui semble la panacée n’en est pas une, puisqu’elle n’est qu’une fuite en avant.

La personne qui introduit un troisième élément dans le couple, si elle ne comble pas un manque de confiance en elle, sort ainsi de la relation parent-enfant, mais rien ne se règle pour autant, qu’occasionner une sourde vague de douleur, très vite diffuse de toute part, sitôt passées les premières flammes de la passion.

Le paon traîne lamentablement ses magnifiques plumes dans la poussière, la grenouille regarde placidement son monde s’écrouler et chacun de son côté se dit :

– Pourquoi ne m’aime-t-il-elle plus comme avant ?

Tout simplement parce que je me suis oublié-e dans l’autre.

Parce que les habitudes ont très vite instauré les règles dont on ne sort plus. Le couple est devenu le centre alors que mon centre est et reste la priorité. En me perdant, j’ai perdu mon couple. L’échec n’appartient à nul-le autre qu’à moi-même.

Mais il est de bon ton d’accuser les circonstances extérieures de mon mal-être : mon conjoint, mon ami-e, mon patron, mon gouvernement, mon Dieu  🙂  . *

Il est temps de me réveiller. De mon premier à mon dernier souffle, je n’aurai la seule et fidèle compagnie que d’une seule personne : moi et moi seul-e.

J’ai à aimer mes forces, mais aussi mes faiblesses, qui me rendent humain-e. J’ai à veiller à découvrir ce qui me construit et me remplit de joie et à garder le cap en tout temps.

Le terreau par lequel mon couple va croître et s’épanouir est ma propre joie, ma seule estime. Le pilier central n’est pas l’union du yin et du yang ; chacun porte en lui-elle son propre centre qui va permettre la force du deux de surgir et de se maintenir.

J’ai à écouter mes faiblesses qui m’apprennent beaucoup sur le chemin qui conduit à renforcer mes qualités.

J’ai à revenir en mon centre et à ma sérénité, à sortir de l’accusation envers l’autre ou moi-même et à permettre par l’effet miroir à ce que chacun grandisse par la synergie du couple.

Même si le couple n’est pas la finalité, il est un merveilleux cadeau de la vie pour apprendre à mieux me connaître et à grandir.

Namasté

* Si l’éveil ne se fait que dans un sens, il est très probable que le couple ne puisse perdurer, à moins de donner une nouvelle impulsion salvatrice !

La souplesse du corps est le reflet de notre pensée

Nous naissons avec une pensée libre et souple.

Nous naissons avec un corps libre et souple.

Il n’y a aucune raison alors pour que notre corps se rigidifie, si ce n’est par la rigidification de nos pensées.

Notre corps né souple pourrait le rester indéfiniment si notre pensée n’était conditionnée dans un carcan qui se ressert au fur et à mesure que nous avançons en âge.

Mais il est de mauvais ton de sucer ses orteils au-delà de quelques mois 🙂 , comme il est de mauvais ton et politiquement incorrect de ne pas penser comme la mass media 🙂 .

Toutes les thérapies, philosophies ou gymnastiques visant à assouplir l’esprit assouplissent le corps et vice versa.

La position du lotus propre à la méditation nous est très pénible au-delà d’un certain âge ou si nous ne nous y sommes pas entraînés très tôt.

Le corps crie et grince alors que nous ne souhaitons que retrouver le calme dans nos pensées.

Cette sérénité s’obtient par l’effet inverse également : par le mouvement à outrance du corps. Derviches tourneurs, mais plus proches de nous marathoniens, ou tout simplement joggeurs, parviennent à la paix de l’esprit par le mouvement du corps au point d’en devenir dépendants comme d’une drogue.

Le corps libère de endorphines (hormones du plaisir) très rapidement après une mise en mouvement, de même il est scientifiquement prouvé qu’il en libère après une séance de méditation ou de relaxation, ou de toute autre technique visant à apaiser le mental.

Les solutions intermédiaires naturelles sont justement les prises de contact avec la nature : promenade en forêt, ballade au bord de l’eau, jardinage, ou tout simplement boire de l’eau.

Viennent ensuite les débordements de comportements : boulimie alimentaires, addictions aux médicaments (psychotropes, contre-douleurs et-ou anti-inflammatoires), achats compulsifs, addictions aux nouvelles technologies (jeux vidéos, ordinateurs, tablettes, téléphones portables), etc.

Ces nouvelles technologies génèrent un phénomène tout récent : des pathologies se déclarent telles que maux de dos, migraines, baisse de la vue, baisse de l’audition, tendinites, durcissement du canal carpien, etc, pour ne citer que les moins agressives.

Notre corps crie ce que nos pensées fuient : notre fuite envers nous-même.

Le tout petit n’a besoin que d’être. Il n’a pas besoin de paraître, il n’a pas besoin de faire.

Son arrivée à la vie est un enchantement pour la Terre. Il arrive avec toutes ses ressources propres au lieu de sa naissance. Mais très vite, il est happé par les « il faut », « il ne faut pas », « tu peux », « tu ne peux pas », « tu dois », « tu ne dois pas ».

Qui n’a jamais observé un petit enfant épuisé, qui décide de se coucher n’importe où, avec envie ? A l’écoute de son ressenti, il fait fi des convenances et s’endort comme un ange dans des endroits et des positions les plus abracadabrantes.

Bien sûr, il ne s’agit pas là de faire l’apologie de se vautrer n’importe où, n’importe comment.

Seulement de prendre conscience que notre corps est étroitement lié à notre pensée.

Mille chemins existent pour libérer et l’un et l’autre, voire dix mille, voire cent mille.

Le plus difficile n’est pas de trouver la solution qui nous convienne, mais de ressentir le contact étroit qu’il existe entre l’un et l’autre.

Ensuite, il appartient à chacun de suivre son propre chemin, avec confiance, selon son propre ressenti.

Namasté

ps : ceci ne vaut que pour la « normalité ». Les volontés extrêmes de soumettre leur corps à une élasticité maximum sont victimes à outrance du paraître pour devenir. Leur pensée n’est pas libre mais sur-conditionnée.

Les mots sont des dessins

Les mots sont des dessins en deux dimensions.

Toutes les paroles que nous émettons ou entendons surfent sur les vagues de nos propres valeurs et interprétations.

Parler, échanger, chercher la compréhension dans les mots nous permet d’appréhender une image du bout des doigts.

Pour en saisir le sens véritable, il faut, si possible et selon la sensibilité propre à chacun-e, chercher à pénétrer dans l’énergie du mot comme le sculpteur ou le potier pénètre dans la matière.

La terre n’est plus de la terre, la pierre n’est plus un bloc inerte, le bois porte son essence à devenir, les couleurs du peintre sont autant d’éléments prêts à s’assembler pour parvenir au chef d’œuvre et amener la sensibilité à la visualisation.

Ce que nos yeux voient sont ce que nos oreilles entendent : une image, un son.

Au-delà, il y a la Vie.

Nous sommes tous et toutes des êtres aveugles et sourds, jusqu’à l’instant de grâce où nous comprenons que les apparences ne sont pas la réalité, comme dans la merveilleuse histoire d’Helen Keller.

Helen Keller (1880-1968) est une enfant devenue aveugle et sourde à 19 mois, définie comme muette bien que dotée de cordes vocales en état de fonctionner, mais ne possédant pas le code de la gamme établie des mots associés aux images correspondantes, qui a découvert la communication à l’âge de 6 ou 7 ans, grâce à l’infinie patience de son éducatrice, Anne Sullivan.

Enfermée dans son monde de sensations fait de terreurs liées à ses seuls ressentis et interprétations, Helen est prisonnière dans une bulle d’incompréhension du monde extérieur codifié, jusqu’à ce que Anne Sullivan lui ouvre la porte de cette prison.

Dans le creux de la main de la petite fille, effrayée et capricieuse par la complaisance de ses parents, Anne signe du langage des signes chaque lettre de chaque mot, nommant chaque objet ou situation, sans succès, jusqu’à l’instant miraculeux où le cerveau d’Helen fait la jonction entre le signe « eau » et l’eau qu’elle est en train de toucher, donc d’expérimenter.

Plusieurs fois, Helen a touché l’eau et redemandé le signe « eau ».

Son corps tout entier, son âme, ses sensations, sa compréhension, tout en elle s’est enfin ouvert à une codification qui lui a ouvert toutes les portes d’un seul coup.

Cette petite fille, étiquetée « handicapée », a ensuite fait de brillantes études et est même devenue professeur à l’université, entre autres (En 1915, elle fonde avec George Kessler l’organisation Helen Keller International (HKI) afin de soutenir la prévention de la cécité et la réduction de la malnutrition dans le monde. HKI est aujourd’hui présente dans 22 pays).

Nous sommes tous, comme Helen Keller, enfermés dans notre monde de compréhension, à la différence qu’un code établi nous permet de communiquer les uns avec les autres, toutefois sur un mode très superficiel, sans en être ni coupables, ni responsables.

Nous pouvons vivre toute notre vie avec cette illusion des apparences, sans souffrir, sans problème majeur, qu’une vie linéaire et à peu près tranquille.

Toutefois, bien rares sont ceux ou celles qui traversent la vie sans tempêtes émotionnelles : deuils, ruptures, dépressions, comme si notre mode d’expression codifié perdait ses repères dans une faille.

Nous pouvons alors reprendre ce code des apparences, jusqu’à la prochaine faille, encore et encore, jusqu’à notre dernier souffle.

Ou s’arrêter …

… faire le vide de tous les acquis, de tous les enseignements, de tous les préjugés, de toutes les croyances et découvrir, en cassant l’image qui a ouvert Helen Keller à la compréhension, que le mot « eau » est plus que ce son émit par la bouche en forme de puits, qu’il y a derrière une matière merveilleuse, fluide, stagnante, fraîche, chaude, claire, brouillée, désaltérante, lavante … vivante !

Voir, entendre, ressentir …

… au-delà des apparences

Un mot peut en être la clé  🙂  :

simplicité !

.. mais chut ! Ressentez le vôtre   ♥

Namaste

Citation :
« Quand on y croit, on a plus de chances de réussir. » H. Keller

Le temps arrange toutes les choses

… mais sans nous … il prend tout son temps 🙂 .

L’impermanence fait que toute situation, quelle qu’elle soit, se délitera un jour ou l’autre.

Nous pouvons attendre patiemment « que le vent tourne ».

Ou alors, nous pouvons monter sur les ailes du vent et nous servir de sa motricité.

Chaque phase de notre vie nous porte vers la suivante, sur un chemin que souvent nous percevons, mais dont jamais nous ne connaissons la finalité.

Les plus intuitifs écoutent leur sensibilité et s’élancent, sereins (condition sine qua non), vers leur destin.

Un pas après l’autre, ils savent écouter « leur petite voix », qui leur donnera l’information s’ils font fausse route. Avec courage et détermination, ils abandonnent ce qui ne leur appartient plus, sachant que quand une porte se ferme, c’est pour qu’une autre plus belle puisse s’ouvrir.

Croire en l’immuabilité est un leurre. Chaque seconde qui passe est différente de la précédente et de la suivante, comme chaque flocon de neige a une géométrie différente de celui qui semble son jumeau.

Rester statique dans un monde en mouvement perpétuel revient à vouloir faire la planche sur un océan déchaîné.

Parfois, cela est possible par temps calme. Nous pouvons alors nous poser un instant et prendre des forces, sans perdre de vue que nous aurons à reprendre la nage, car le courant en-dessous de nous et au-dessus, lui, ne s’est jamais arrêté.

Agiter les bras et les jambes en tout sens n’arrange rien non plus, qu’à brasser de l’air et parfois à couler.

Comme le funambule, il s’agit de faire un pas après l’autre, glisser un pied sur le fil et juger de l’équilibre, reprendre sa stabilité, glisser l’autre pied en avant, dans la douceur.

La peur, la précipitation, le manque de confiance bousculent le fil en tout sens au risque de le faire tomber.

Le funambule pose sa respiration (!) et son esprit (!) 🙂 et avance. Toujours, il avance. S’arrêter trop longtemps reviendrait pour lui à chuter. Sa seule force : sa confiance en lui et en ses ressentis.

S’arrêter trop longtemps revient pour nous à chuter.

. . .

Je pose ma respiration …

je pose mes inquiétudes …

j’écoute tous mes sens …

le calme …

puis la sérénité …

puis la joie

me guident sur mon chemin.

Je pose mes ailes sur l’air du temps et alors je me sens porté-e    ♥

Respect, respect, respect

Respecte l’autre dans ses joies et dans ses souffrances.

Respecte-le-la sur son chemin de vie.

Quand tu l’obliges à sortir trop rapidement de sa chrysalide, tu lui blesses les ailes qui le-la porteront vers la Lumière.

A chacun son rythme, à chacun son chemin d’évolution.

Un enfant a besoin d’une main pour trouver son point d’équilibre. Si tu le portes tout le temps dans tes bras pour lui éviter les chutes, il n’apprendra jamais à marcher. Les adultes sont des grands enfants 😉 .

Un enfant a besoin de réponses à ses questions. Si tu anticipes et lui présentes tout ce que tu as acquis, il va en comprendre quelques bribes et les assimiler avec sa propre règle de compréhension. En pensant bien faire, tu fausses son évolution. Les adultes sont des grands enfants 😉 .

Chacun a sa propre partition à jouer. Même si la mélodie ne te convient pas, tu n’as pas à intervenir sans sa demande, sans son « accord ». Il-elle est le-la seul-e compositeur-trice, il-elle est le-la seul-e chef d’orchestre.

Enfant, adulte, personne âgée, cela vaut pour tout être humain, quel que soit le lien affectif que tu lui portes, le plus difficile étant bien sûr l’être qui te met le plus « en amour ».

Combien de prises de pouvoir au nom de l’amour ?

Parce que je t’aime, je te protège, je te couve comme une mère poule. Mais cette même mère poule va un jour fortement piquer ses poussines pour les obliger à l’autonomie, jusqu’à ne plus les reconnaître.

Il ne nous est pas demandé de nous ignorer les uns les autres, juste de respecter le chemin d’évolution de chacun.

N’intervenir que quand il y a demande.

Mais j’ai à me respecter également.

Si j’accepte de porter l’autre alors que j’ai moi-même une aile cassée, il y a de fortes chances que nous allions tout droit dans le mur, et lui-elle, et moi.

Je me respecte quand je sens que l’aide que j’apporte, qui m’a été demandée, ne porte pas préjudice à mon propre équilibre.

Je ne suis pas une machine, dénuée d’émotions.

En aidant, c’est ma compassion* qui intervient. Si je me sens fragilisé-e à un certain moment, je sais comment me reconstruire par des moyens simples : poser ma respiration, m’imprégner de la nature, pratiquer une séance de méditation, selon mon propre choix.

Aller au-delà de mes forces me met en danger, nous met en danger, et lui-elle, et moi. Il ne s’agit pas de hisser l’autre et de m’écrouler ensuite. A chacun sa place, à chacun son rythme, à chacun sa part d’interaction.

Trouver mon propre point d’équilibre, juste être juste, au plus proche d’une mer calme et paisible, dont la plage absorbe une vague après l’autre en parfaite synergie2).

1) Psychologie : la compassion est une prédisposition à la perception et la reconnaissance de la douleur d’autrui, entraînant une réaction de solidarité active, ou seulement émotionnelle. Il s’agit donc d’une variante d’empathie axée sur la douleur. On peut aussi se porter de la compassion, ce qui sous-entend que l’on est détaché de soi-même, sans quoi on peut aisément la confondre avec l’apitoiement avec sa composante de complaisance. De même la compassion envers autrui peut être confondue avec la pitié, au sens moderne, avec sa connotation de condescendance.

Ces deux distorsions de la compassion sont donc stériles, parce qu’il y manque une aide, un soutien, actifs et efficaces, dans la mesure du possible. En effet, si une personne se noie, cela n’arrange pas les choses de se noyer avec elle, et peut même empirer sa condition. De plus, pleurer sur le sort de quelqu’un ne l’aide généralement pas.

2) La synergie reflète communément un phénomène par lequel plusieurs acteurs, facteurs ou influences agissant ensemble créent un effet plus grand que la somme des effets attendus s’ils avaient opéré indépendamment, ou créent un effet que chacun d’entre eux n’aurait pas pu obtenir en agissant isolément.                                                              Sources : Wikipedia

« Le ciel vous tienne en joie ! »

En écoutant la radio ce matin, j’ai entendu cette phrase : « le ciel vous tienne en joie ! »

Bigre ! Quel boulot ! Il ne doit pas chômer le ciel pour redresser notre mauvaise humeur 🙂 !

Alors que nous nous laissons sombrer dans la mélancolie, l’inquiétude, la colère, le désespoir, le ciel devrait nous tenir en joie ?!

Comme le médecin devrait nous rendre la santé ?! Comme les politiciens devraient répondre à tous nos besoins ?!

C’est le summum de la dépendance : que le ciel me tienne en joie !

N’est-il pas temps que je me prenne en mains ? N’est-il pas temps que je marche avec mes propres jambes, que je réfléchisse avec mes propres neurones ? (je laisse volontairement de coté mes propres pensées, qui choisissent généralement la facilité et se laissent porter par le marasme ambiant plutôt que de réagir)

Nous attendons absolument TOUT de l’extérieur alors que nous seul-e-s détenons la clé de tous les changements.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » a dit Gandhi.

Comment changer ?

En commençant par changer la purée de pois chiches qui me tient lieu d’humeur ! 🙂

C’est à moi à faire le chemin vers la joie, c’est à moi à veiller à la maintenir à son niveau le plus haut. C’est à moi à me nourrir de Lumière et à ne plus laisser de place à l’ombre en moi.

Fi de la facilité ! Quand je crois allumer la télévision pour me vider la tête de mes propres tempêtes, je laisse à l’autre la liberté de la remplir de tout ce qu’il veut me faire gober.

Quand j’allume une cigarette, je calme momentanément la termitière qui grouille dans mon plexus, pour mieux la réactiver quelques minutes plus tard.

Quand j’avale n’importe quelle substance, de l’anodin chocolat à la plante plus ou moins licite, de la raison de vivre des dealers jusqu’à celle des industries pharmaceutiques, je perds ma liberté, mon libre-arbitre, ma seule façon de changer mon monde qui me peine et qui m’effraye.

Quelle fleur puis-je faire fleurir dans un terreau stérile ?

Quand je remplis mon coeur d’amour inconditionnel et de confiance, j’allume le feu de la compréhension, j’irradie de joie de vivre.

Je suis le Ali-baba de la fable,
le sésame est la joie,
le trésor est le changement.

C’est moi qui envoie ma joie vers le ciel !

Je suis la goutte d’eau qui s’évapore pour rejoindre le nuage qui arrosera d’une pluie bénie les terres les plus arides.

Et moi, Myosotis 1), ne m’oubliez pas !

Nous sommes tous des myosotis : d’autres personnes pensent à nous, mais nous, nous nous oublions.

Depuis la plus tendre enfance, tout nous pousse vers l’extérieur : jouer, partager, échanger, aller vers, apprendre dans les livres, regarder hors, se remplir de constructions historiques, culturelles, familiales.

A quel moment apprenons-nous à être ?!

Je prends pour mienne la pensée que l’on m’enseigne.

Je me nourris d’images et d’informations médiatiques, d’opinions toutes faites. Je me laisse conduire sur des rails bien précis.

Avec ce bagage altruiste qui peut paraître noble, je cours aider l’autre, les autres.

Le grand creux qui existe en moi se remplit de multiples souffrances humaines jusqu’à ce qu’un jour j’étouffe. Mon corps agite des multiples sonnettes d’alarme que mon médecin, ravit de l’aubaine de me soulager, s’empresse de masquer à coup (à coût?) de chimie.

J’ai souvent regretté que le pays qui a pris en charge mon éducation n’ait pas dans son système des cours de philosophie. Quelle chance pour moi! Pas de formatage pré-établi ! Pas de pensées acquises !

Si, modestement, je crois avancer sur le chemin de la sagesse, c’est à la seule force de mes ressentis.

Combien d’années m’aura-t-il fallu, combien de maux et de souffrance, pour enfin commencer à comprendre que je devais d’abord me construire moi ?!

Pendant les sept premières années de ma vie, j’ai observé l’agitation autour de moi, uniquement centrée sur le pouce qui, par le biais de ma bouche, me comblait de douceur.

Puis j’ai lâché cette valve car il fallait mes deux mains pour rejoindre le monde.

Personne ne m’a appris que le trésor se trouvait en moi, car personne ne le savait autour de moi.

La question, sans réponse, que je me pose aujourd’hui est : y a-t-il une grande instance cachée quelque part à qui profite mon ignorance ?

Peut-être que oui, ou peut-être que non.

C’est une chance extraordinaire de se mettre en chemin et de trouver seul-e ce trésor.

Bien sûr, il y a eu des grands prophètes qui ont essayé de nous expliquer. Bien sûr, il y a eu des grands manipulateurs pour essayer de nous fourvoyer.

Il y a une multitude d’humains qui m’ont donné et qui me donnent encore les codes de ce qu’ils ont compris et je les remercie. Ce sont leurs codes, acquis de leurs expériences, leurs enseignements reçus. Ce sont leurs ressentis.

Mais je suis toujours mon propre « Myosotis » quand je m’oublie.

Le chaud, le sucré, le salé, l’amer, n’a de valeur que parce que je l’expérimente.

La joie, la quiétude, la sérénité, n’a de sens que si je cherche à l’expérimenter. Elle prend toute sa puissance en moi quand ce joli petit moi bleu ciel comprend enfin que je n’ai pas à m’oublier.

C’est en moi que se trouvent toutes les valeurs.

Le trésor n’est pas caché, c’est mon regard qui se trompait de direction : je regardais dehors, alors qu’il fallait regarder dedans2) 🙂 .

1) Dans le langage des fleurs, le myosotis signifie : ne m’oubliez pas.
2) Pose tes écouteurs et tes écrans, pauvre petit-e d’humains modernes et ressens 🙂

Avis de tempête

Nous vivons tous, à un moment ou à un autre, dans nos vies, des tempêtes émotionnelles plus ou moins fortes.

Deuil, divorce, séparation, perte d’emploi, accident, pour les plus importantes et personnelles. Les tempêtes sociales telles que guerres, famines, fléaux climatiques sont d’un autre ordre, car vécues par tout un groupe. La synergie du groupe permet aux consciences les plus actives d’aider les plus démunies.

Pour ce qui est des cas personnels, notre société occidentale impose l’image du bonheur-à-tout-prix.

Il n’est pas de bon ton de faire mauvaise figure trop longtemps.

Comme la maladie doit être cachée ou réglée dans un minimum de temps, le chagrin n’est pas à la mode.

Nous nous auto-mutilons d’un travail important d’acceptation, de conscientisation, d’intégration, d’une expérience importante dans notre vie.

Accueillir la souffrance dans une juste proportion lui permet de se dissoudre et de permuter, alors que la nier la renforce.

Par des médicaments, la plupart du temps, nous coupons nos récepteurs émotionnels qui ont pourtant un message vital à nous délivrer.

Nous fuyons par une multitude de moyens notre état de mal-être au lieu de lui donner la place qu’il convient : un temps d’arrêt pour la réflexion et l’observation, afin de lui redonner sa juste valeur de transition vers une autre étape de notre vie, où nous serons pareils mais plus tout à fait identiques, ce que chaque seconde nous dit.

Les carrefours heureux de nos vies peuvent, eux, prendre leur amplitude : naissance, mariage, réalisation professionnelle, etc., car ils sont « politiquement corrects ».

Ces autres carrefours de nos vies que nous appelons « coups durs du destin » ont pourtant la même fonction : nous conduire sur le chemin de l’évolution que nous ne connaissons pas encore, mais qui, si nous savons leur accorder l’espace qu’il convient, nous en apprendrons autant si ce n’est plus sur nous-mêmes.

Ce que nous jugeons positif ou négatif a pourtant la même noble fonction ; le mot « confronter » donne l’image d’un conflit ou d’un combat entre deux protagonistes dans l’expression « nous confronter à nous-mêmes ». Cet axiome est donc antagoniste à la réflexion conduite ici.

Il s’agit au contraire de comprendre que toute expérience de nos vies, quelle qu’elle soit, a pour fonction de nous recentrer afin de lui donner tout l’espace nécessaire pour lui permettre de nous délivrer son message, de l’entourer et de la vivre avec toute la douceur dont nous sommes capables à notre encontre, sans les contraintes acquises des « il faut-il ne faut pas », « je dois-je ne dois pas », que nous nous imposons.

Tout simplement, donner du temps au temps.

Observer la nature devrait suffire à nous apaiser : chacun des éléments qui la compose connaît l’éphémérité de toute situation. Si l’hiver ou la sécheresse durent, tous les organismes vivants s’y adaptent. Mais la plupart du temps, l’été revient, une fraîche ondée également, et après les nuages, il y a toujours un coin de ciel bleu.

ps : le vent me l’a soufflé ce matin 😉

TOUT est UN

L’univers vit en nous.

Nos croyances ancestrales nous amènent à penser que tout est séparé.

Notre regard nous pousse hors de nous alors que tout existe à l’intérieur de nous.

Je suis mon frère que je maltraite ;
je suis l’animal que je blesse et que je tue ;
je suis le végétal que je dénigre, ou pire, que j’ignore.

Ma vision à et sur l’extérieur est ma source de grande souffrance.

Quand mes êtres chers quittent le plan physique, ils sortent de mon champ de vision. Je les crois alors hors de portée, hors de ma vue, hors de ma vie, loin … si loin.

Erreur !

Ils ne sont pas à l’extérieur de moi.

Ils sont à l’intérieur ! La mort est plus grande intégration encore que la vie.

Tout est en moi.

Pour me connecter à leur douce présence, nul besoin de tendre les bras vers un hypothétique paradis et de gémir :

– Fais-moi un signe ! …

Juste fermer les yeux, se relier à l’Amour qui est ce Tout, poser doucement ma respiration à son niveau le plus paisible et ressentir, là, tout blotti à l’intérieur de moi, son intégration.

Cet être cher que je visite sous la pierre glacée du marbre, marche avec moi, dort avec moi, respire avec moi, qu’il soit de mon sang ou qu’il n’y soit pas.

Un seul lien : l’Amour.

Un seul lieu : l’Amour.

Non pas que mon ennemi ne soit pas également à l’intérieur de moi, puisque absolument tout vit en moi.

Ne pas éprouver d’amour pour mon ennemi ne le rend pas plus extérieur que mes êtres les plus chers. Ne pas éprouver d’amour pour lui l’éloigne seulement de ma pensée.

Si de la haine subsiste encore après notre apparente séparation, elle ne vient polluer que mon propre champ d’énergie. Je suis seul-e vecteur de cette haine.

Séchons nos larmes, nous qui avons accepté depuis la nuit des temps que la Vérité nous soit cachée.

Séchons nos larmes et élevons nos coeurs.

En laissant mon corps physique se fondre à la grande roue de l’illusion, je redeviens le Un, seule réalité, le fini et l’infini.

Je redeviens pure énergie, je redeviens Amour.

Quand je te vois, toi que je crois extérieur-e à moi, quand je te vois Amour, je te crée Amour.

Tu viens à moi les bras grand ouverts car je n’ai fait que reconnaître qui je suis en toi, qui tu es en moi.

Nous sommes Un en l’Amour

Nous sommes Un bien que sept milliards

Nous sommes Un de tout ce qui vit et de tout ce qui respire.

L’univers respire …
… sans aucune limite

ps : merci à A. qui hier soir est venu me déciller

Le scénario est écrit

Qu’est-ce que cela veut dire ?!
– Quel que soit ton choix, il fait déjà partie du scénario !
– Oui, mais mon libre-arbitre alors ?
– Tu as le libre-arbitre !
– Mais si le scénario est déjà écrit ?
– C’est toi qui l’écris
– Et si je me trompe ?
– Impossible ! Il est déjà écrit 🙂
– Mais quand je choisis, je renonce forcément à une autre option ?!
– Ton choix est toujours le bon puisqu’il EST le scénario
– Et si c’était l’autre option le bon choix ?
– Alors, il serait juste aussi, c’est cela le libre-arbitre
– Mais si je me fourvoie dans mon choix ?
– C’est que c’était écrit que tu devais te fourvoyer
– Oh ! mais c’est terrible ?!
– Mais non ! Tu écris ton scénario. Il t’apparaît dur ou sympa, facile ou ardu, mais ce n’est qu’un tout petit alinéa de l’immense scénario déjà écrit.
Si tu penses t’être trompé, c’est que ton erreur fait partie de ton évolution. Ton erreur t’aide à trouver le bon chemin, celui qui t’est dévolu.
– ? ! … !!! ? quoi que je fasse alors, c’est déjà écrit ?!
– Oui
– Mais alors ! Il est où mon libre-arbitre ?!
– Dans le non jugement
– Mais c’est terrible ! même si je deviens un criminel ?!
– Le criminel fait aussi partie du scénario
– Tu ne peux pas l’empêcher ?
– Non, puisque tout est écrit. Le passé, le présent et le futur ne sont qu’un. Certains humains ont la faculté d’entrapercevoir l’avenir, d’autres de remonter dans les mémoires du passé, parce que TOUT existe ici et maintenant.
Le crime devait être. Si le criminel avait choisi de ne pas commettre son crime, c’est que le scénario pouvait être ainsi aussi.
– Mais alors, on peut faire n’importe quoi ! On n’est pas jugé puisqu’on a le libre-arbitre de choisir le crime ?!
– Oui, quel que soit ton choix, tu n’es pas jugé. Mais ton chemin sera long et très pénible pour ton énergie, car le Scénario mène à l’Amour. Tu peux t’en éloigner aux antipodes. Mais un jour de ton jour humain, tu referas ce chemin pour choisir l’Amour.
– Mais alors je n’ai plus la liberté de mes choix, si je dois revenir à l’Amour ?!
– Si, quel que soit ton choix, que ton chemin soit long ou court, il est déjà écrit 🙂 . Laisse-toi porter en toute confiance puisque tu ne peux pas te tromper. Mais n’oublie pas la finalité
– C’est quoi la finalité ?!
– … l’Amour ! 🙂 Tout est Amour. La pluie qui tombe du ciel, le soleil qui fait éclore les fleurs, celui que tu nommes ton ennemi est Amour
– Quoi !?!? même mon ennemi ?!
– Celui que tu nommes ton ennemi fait partie du Scénario, il te pousse à l’Amour. Il te fait voir en ton cœur une énergie négative que tu as accueillie et qui a induit de la résistance, comme le non respect des règles de la nature induit les inondations et les sécheresses.
Tout te ramène à l’équilibre.
Tout te ramène à l’Amour
– Ce n’est pas facile à comprendre.
– Je sais, mais même cette dernière remarque est écrite dans le scénario 😉
– Quoi !?!
– Tes actes font partie du scénario, mais tes paroles aussi. Quels que soient les mots que tu dises, ils font partie du scénario, car la parole est créatrice.
– C’est terrible ! Je n’ose plus rien dire …
– Mais si, reste confiant en toi et dans le scénario. Va puiser au plus profond de toi, au-delà de ta pensée.
Ta pensée est encore du libre-arbitre. Au-delà de ta pensée, il y a le ressenti.
Le ressenti n’est qu’Amour. Cherche le silence entre les sons, l’espace entre la matière, l’invisible derrière le visible, là est l’Amour !