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En cette seconde, des millions de fleurs éclosent de par le monde

En cette seconde, des millions de fleurs éclosent de par le monde.

En cette seconde, notre cœur bat sans que nous ayons à nous en inquiéter.

Cette seule réalité devrait nous ouvrir toutes les portes de la quiétude.

Il existe une force supérieure à notre volonté qui pousse à la vie.

Que j’en ai envie ou pas, cette force est en moi, qui régit mes organes vitaux et me pousse à la vie.

Moi seul-e mets des freins à cette force par mes peurs, mes doutes, mes inquiétudes.

Comme l’eau que je bois trouve seule son chemin dans mon corps pour que je m’épanouisse telle une fleur, la force de vie s’écoule dans mes cellules par sa seule synergie.

Tout notre monde matériel naît de nos constructions mentales : nous « pensons » créer une chaise et nos mains se mettent en route à la recherche du bois, des clous, des outils nécessaires à la réalisation de cette chaise.

Nous « pensons » à notre prochain repas et un mécanisme se met en route : je vais au marché et je cuisine ou je choisis un restaurant en fonction de mes envies du moments, crêpes ou poisson ?

Notre volonté linéaire rencontre miraculeusement d’autres volontés linéaires qui participent à l’élaboration d’un immense jeu de rôles.

MA pensée crée MA réalité !

Immense !

Cette notion est tellement vaste qu’il nous est impossible de l’appréhender dans son entier.

Un dispositif de peur et de révolte s’installe immédiatement à cette idée, créé par notre ego :

– Pff ! ça va pas la tête ?! c’est moi qui ai créé mon conjoint ronchon ? mes collègues stressés qui me pourrissent la vie ? ma voiture qui tombe en ruines ? …  😉

Mais oui ! Comme la crêperie a rejoint mon envie de crêpes, tout mon univers existe pour les besoins de mon âme ! Géant non ?! 😉

Tout m’apprend à faire tomber les barrages que j’ai construits seul-e : la peur d’avancer vers mon futur que je teinte des pires suppositions en est le plus haut !

Comme la vie s’écoule en moi de toute sa force et de toute sa douceur, je n’ai qu’à m’en remettre en toute confiance à cette énergie qui fait pousser les fleurs, là ! maintenant ! de seconde en seconde.

Que me dit-elle à l’instant, cette Force immuable qui me conduit à l’épanouissement, de la même façon qu’elle conduit à l’épanouissement la plus magnifique des orchidées jamais trouvée ? …

Le principe quantique

La science est le fait d’observer un sujet ou une réaction suite à une expérience et d’en tirer une conclusion.

L’esprit scientifique tire les conclusions de ce qui est observable, donc concret : un plus un égal deux. Pas d’alternative, ni de discussions : les expérience parlent d’elles-mêmes, il n’y a pas à y revenir. La matière « fonctionne » selon un ordre établi et l’expérience peut être répétée à l’infini avec toujours un résultat identique.

Dans la science quantique, le regard porte au-delà du concret et du visible, dans le champ des énergies dont le monde est entièrement composé, de l’infinitésimal à l’infini.

Une expérience observée par un certain regard produit une certaine réaction. Comment se fait-il que cette même expérience observée par un autre regard produise une réaction différente ?!

La science quantique démontre que tout est énergie.

L’expérience produit une énergie, mais le regard de l’observateur et l’observateur en produisent aussi. L’équation de ces énergies ne portent pas au même résultat selon l’énergie produite par le scientifique (pour une approche plus détaillée, lire « Mort ou pas » de Pim van Lommel entre des milliers d’autres lectures).

Pouvons-nous prendre de la hauteur et envisager un instant que notre regard porté sur un événement va modifier la finalité de cet événement ?

Pouvons-nous prendre de la hauteur et envisager un instant le pouvoir de notre pensée ?

Cela voudrait dire que quand j’observe un humain ou un groupe d’humains, donc une « forme » d’énergie en mouvement perpétuel (l’énergie ne s’arrête jamais) avec suspicion, colère, rancune ou jugement, je projette sur cette forme une énergie de suspicion, colère, rancune ou jugement qui va se « coller » à cette autre énergie et lui donner la « couleur » de mes émotions ?

La nature nous offre bon nombre d’exemples de notoriété publique.

Un exemple tout simple et démontrable par tout un chacun : l’attention donnée à une plante cultivée. Combien de personnes ont pris conscience en jardinant ou en arrosant ses bégonias qu’il faut s’approcher des plantes avec bienveillance et un esprit empli de douceur et d’attention pour que les plantes grandissent, fleurissent et prospèrent ?

Il existe plusieurs centres de par le monde qui font des expérience dans ce sens, notamment à Findhorn, tout au nord de l’Ecosse, dans des conditions extrêmes, avec des résultats surprenants et plus que probants.

Mais revenons à nous.

Combien parmi nous observe-nt son conjoint, son enfant, son voisin, l’autre, avec un esprit très critique et se réconforte ainsi :

– Pfff ! M’étonne pas ! Quel-le incapable ! … (ou n’importe quel autre nom d’oiseau)

sans s’apercevoir qu’il-elle renforce ainsi l’incapacité (ou tout autre jugement porté) du sujet observé ?

Je deviens vecteur de cette énergie négative que je propage en paroles ou pire ! en pensées ! 🙂 (si je souligne cette remarque d’un petit sourire, c’est parce qu’il est simple de prendre conscience de nos propres paroles que nos oreilles entendent et que nos lèvres articulent, mais moins facile de prendre conscience de nos pensées que notre ego camoufle en réalité toute relative !)

Et si nous essayions, chacun à notre envi, chacun à notre convenance, de veiller une heure (ou une journée, ou une vie) à générer des paroles bienveillantes et confiantes, des pensées de compassion, de douceur, d’amour, à tout, absolument TOUT ce qui nous interpelle pendant cette heure … ?

De quel merveilleux battement d’ailes de colibri ou de papillon sommes-nous capables ?

Je suis une reine, pas une esclave !

Quand je me trouve heureuse et épanouie de vivre dans ma maison, quelle qu’elle soit, de manger la nourriture qui me plaît, d’avoir chaud ou d’être à l’aise dans mes vêtements quelles qu’en soient la couleur et la forme, je suis une reine.

Quand je me soumets au « toujours plus » et au « toujours mieux », je suis une esclave.

Quand je reconnais la perfection de mon corps jusque dans ce qui m’apparaît des défauts, quand je reconnais que la maladie m’apprend un dysfonctionnement de mes pensées, donc de mes créations, je suis une reine.

Quand je me soumets à des régimes, quand je me soumets à des ascèses ou à des boulimies, quand je me soumets à des tortures physiques, afin que mon corps ressemble à un idéal imaginaire difficile à assumer, je suis une esclave.

Quand j’évolue dans ma famille et auprès de mes amis sans désir de changer l’autre, sans attente aucune de leur part, je suis une reine.

Quand une de leurs paroles me blesse ou que je cherche à faire évoluer leur comportement selon l’idée que je me fais, je suis une esclave.

Quand l’étranger (l’autre) me fait peur ou que la peur du futur envahit mes pensées, je me soumets au monde matériel, à mon champ visuel, à mes pensées réductrices. Je deviens esclave de mon ego.

Quand j’accepte que TOUT soit juste exactement tel qu’il est, que je renonce à tout pouvoir et à toute soumission je suis une reine.

Quand je suis une reine, j’accueille pleinement la notion spirituelle que Dieu m’a faite à son image, ou que mes cellules régies par les énergies de la nature sont parfaites telles qu’elles sont.

Je me fonds dans l’Unicité.

La Dualité devient une projection de mon mental, de celui que j’abrite volontairement et qui adore me voir esclave.

Si je l’abrite volontairement, je peux aussi lui sourire volontairement et lui parler :

– je sais que tu es là, que tu vis en moi parce que tu as une grande mission : me faire comprendre que je peux choisir la souffrance en te laissant guider ma vie, ou la liberté de tout accueillir sans résistance. Merci l’Ami qui m’a offert la notion d’Ombre pour saisir toute la plénitude et la magnificence de la Lumière.

En laissant la première place à cette reine que je choisis d’être, je permets à l’univers sa perfection. Tout se fond et s’imbrique sans ma résistance selon le plan de la seule entité créatrice

l’Amour inconditionnel.

ps : à mes amis de traduire au masculin 🙂 !

La masse critique et la mayonnaise :-)

Dans un précédent message appelé le cent-unième singe, je vous ai parlé de ce phénomène observé par des scientifiques : sur une île coupée du continent, un singe d’une certaine race s’est mis à laver dans l’eau de mer sa nourriture tombée dans le sable.

Le mimétisme explique parfaitement que d’autres singes l’aient imité.

Par contre, ce que les scientifiques tentent de comprendre, c’est comment, à un certain moment, quand tous les singes de l’île eurent copié ce comportement de laver leur nourriture, les singes du continent firent pareil sans avoir eu aucun contact avec leurs congénères de l’île ?

Ils en déduisirent que quand un groupe, quel qu’il soit, adoptait un certain comportement, la masse d’énergie induite par ce groupe devenu important se propageait au-delà des contacts visuels et physiques : voilà une première approche de physique quantique, appelée « masse critique ». Quand cette énergie, appelée « masse critique », prend un certain volume, elle se répercute au-delà du visible et du quantifiable.

Certains sceptiques quant à cette expérience pourront peut-être m’expliquer cet autre phénomène : déplacez la reine d’une ruche aussi loin que vous le souhaitez. La ruche ne sera pas inquiétée et continuera son activité. Tuez la reine que vous avez éloignée et toute la ruche mourra elle aussi très rapidement ! ? Qui peut me dire comment cela se produit ???

Mais s’il vous plaît, n’essayez surtout pas ! De grâce, croyez-moi sur parole !

Un groupe humain fortement en colère qui atteint cette masse critique peut, sans en prendre conscience, générer une énergie destructrice qui échappe à tout contrôle, au risque de s’autodétruire. L’histoire est remplie de tristes exemples de génocides entre concitoyens.
(Dès qu’il fût possible de diviser l’atome, Albert Einstein avertit l’humanité qu’elle se trouvait dorénavant sur la voie de la destruction totale. Dr Wayne W. Dyer)

Il y a tant de peur, de haine et de colère à notre époque qu’une « masse critique » met en danger le genre humain.

Vous qui me lisez avez conscience qu’il y a moyen d’inverser cette tendance et qu’il est encore temps : il suffit d’une « cent-unième » âme bien intentionnée pour que la masse critique s’inverse dans l’amour, d’où l’importance urgente de nous mobiliser tous et toutes, et surtout d’oser nous dévoiler, nous qui avons compris la puissance et la magnificence de l’Amour.

Où je me suis fourvoyée pendant des années, c’est que j’ai envoyé de l’amour à tort et à travers sans jamais voir aucun changement autour de moi, si ce n’est de me prendre des portes sur le nez.

Une amie m’a parlé un jour d’une méthode hawaïenne appelée « ho’opono-pono » (il y a de nombreuses lectures disponibles à ce propos maintenant).

Toutes deux, nous avions compris qu’il fallait envoyer de l’amour à la ou aux personnes qui nous dérangeaient en leur disant mentalement : « je t’aime, je suis désolée, pardonne-moi s’il te plaît, merci ».

Bien sûr, il est bien plus facile d’accuser une situation extérieure de notre mal-être que de se remettre en question.

Après plusieurs jours de tentatives infructueuses, nous avons enfin compris notre erreur. Il ne s’agit pas d’envoyer de l’amour sur une situation, mais de nous envoyer de l’amour à nous et à nous seul-e-s !

Ce que nous expérimentons, nous l’avons créer pour notre propre évolution personnelle, quoi que nous vivions (de malheureux, mais d’heureux aussi ! Il y a autant à apprendre dans le bonheur, de façon bien plus agréable certes, que dans le malheur. Il s’agit de ne pas passer à côté de l’enseignement non plus, tellement nous considérons que le bonheur est un dû et qu’il n’y a « qu’à accueillir » !).

Donc nous avons expérimenté cette phrase en nous enfermant chacune dans notre « bulle mentale » et en nous disant comme un mantra :

– je t’aime, je suis désolée, pardonne-moi s’il te plaît, merci.

Cette méthode est tellement simpliste qu’elle paraît inefficace, pourtant elle est miraculeuse.

Hé ! hé ! pas facile de me dire « je t’aime » en toute sincérité et inconditionnellement, bien que les livres religieux regorgent de citations de ce genre, souvent reprises à d’autre fin. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », cela prouve bien que je dois m’aimer ! Si je m’aime peu, j’aime peu les autres; alors autant m’aimer beaucoup 😉 !

En m’adressant à moi et à moi seule, tout a changé en énergie. J’ai mis cette méthode en pratique et le miracle arrive ! Toutes mes inquiétudes s’aplanissent, l’amour se répand dans ma famille et autour de moi comme un voile de douceur merveilleux et inimaginable. Je reçois chaque jour de plus en plus de témoignages d’affection et des inconnus m’étreignent comme leur petite -ou grande- sœur (ce que je me ressens comme telle).

Une question s’est posée à moi par rapport à cette masse critique : des millions de personnes ont envie et agissent pour que la paix arrive. La « masse critique » n’est-elle pas atteinte ?

Pourquoi l’amour ne prédomine-t-il pas encore ? Et surtout, pourquoi en me focalisant su ma petite personne, tout change autour de moi ?

J’ai lu le livre merveilleux du Dr Wayne W. Dyer (déjà cité plus haut) : « Il faut le croire pour le voir », qui m’a fait enfin me dire :

– Mais c’est bien sûr ! Quelle évidence !

Il y explique tout le règne du vivant et combien nous sommes reliés et indissociables.

J’ai parfaitement compris l’unicité à mon niveau et pourquoi ma toute petite pensée peut modifier l’ordre du monde, mais comment vous l’expliquer et pourquoi cette méthode « ho’opono-pono » est essentielle ?

Il faut un point de départ à l’amour, une source, un point solidement ancré pour qu’il se développe en une spirale miraculeuse, à savoir la personne qui parvient à se dire « je t’aime » sans notion d’ego ou de mégalomanie. Je me dois d’être ce point pour que le miracle opère.

Je n’ai pas trouvé d’autre exemple que celui de « monter une mayonnaise » 🙂 pour tenter une explication et je m’en excuse !

Pour réussir une mayonnaise, il faut que tous les ingrédients soient à la même température, en l’occurrence puisque nous parlons ici d’amour, ni brûlant ni gelé.

Si vous mélangez le jaune d’œuf et toute l’huile d’un seul coup, même en fouettant bien, vous n’obtiendrez rien de l’effet recherché.

Par contre, si vous vous concentrez dans une bonne disposition* et que précautionneusement, vous isolez le jaune d’œuf (vous, moi) du blanc (le genre humain), que vous insérez goutte à goutte l’huile (l’amour inconditionnel) au cœur du jaune, vous allez obtenir une magnifique mayonnaise digne d’un chef étoilé, à tel point qu’un seul jaune d’œuf suffira pour émulsionner des litres d’huile et que vous pourrez y insérer n’importe quel ingrédient !

On essaye de faire pareil avec l’Amour ?! 🙂

Allez ! Qui sera le-la cent-unième expérimentateur ???

* les dames de la génération des mayonnaises faites maison le savent bien qu’à un certain moment du mois, la mayonnaise prend difficilement. Quelle énergie dégageons-nous alors quand notre système hormonal bouleverse notre réalité et la mayonnaise ?! 🙂

Recette de mayonnaise
(tous les ingrédients doivent être à la même température)
1 jaune d’oeuf
20 cl d’huile
sel, poivre
mélangez le jaune d’oeuf et introduisez goutte à goutte l’huile pour créer une émulsion jusqu’à ce que toute l’huile soit insérée. Ajoutez le sel et le poivre. C’est prêt !

Paraître Avoir Faire Être

Tout petits, nous n’avons qu’à être. Boire, manger, dormir, pleurer, sourire.

Rien ne nous est demandé d’autre qu’être la concrétisation de l’Amour.

La naissance n’est pas toujours liée à cette noble fonction ; quoi qu’il en soit, nous voilà pointant notre joli petit bout du nez sur Terre.

Puis, peu à peu, nous entrons dans le Faire.

Faire un jeu, faire un dessin, faire nos premiers pas, nos premiers mots. A ce moment-là, nous pouvons encore Être. Nos parents découvrent, amusés ou contrariés, notre caractère qui se précise de jour en jour.

Au fil des mois, nous découvrons le sens du mot Avoir :

– Ouin ! … Où est mon doudou ?! Où est ma sucette ?

Ce domaine s’élargit par une panoplie de jouets.

Pour certains enfants de par le monde, il s’agira de trois fois rien, un bout de bois, un joli caillou. Convaincus de l’absolue nécessité d’une peluche à la construction de la personnalité, nous nous donnons bonne conscience en faisant parvenir moult jouets à travers le monde au moment de Noël.

L’essentiel est déjà perdu :

– mon enfant, mon-ma chéri-e, tu n’as besoin de rien pour être. Tu es toi et ta présence suffit au monde. Sois toi-même dans toute ta créativité, sois toi-même dans toute ta perfection innée.

Survient le paraître : couettes, casquette, baskets 🙂 , nous voilà transformés en petits top models.

De l’image de l’enfant physiquement parfait à l’humain politiquement correct, il n’y a qu’un pas vite franchi, même s’il y a un abîme entre le naturel et le conditionnement de l’acquis.

Nous voilà dans l’Avoir.

Ma première fierté : ma première voiture, avec un max de chevaux s’il vous plaît, ou ma première paire de hauts-talons, idem pour un max de centimètres 🙂 .

A quel moment nous enseigne-t-on : « tu n’as qu’à être toi-même mon-ma chéri-e. Ta valeur n’est pas dans ce que tu as, mais dans ce que tu es ! » ?

Les jours passent, puis les années. Faire. Avoir. Paraître. Faire plus. Avoir plus. Paraître plus. La vie suit son petit bonhomme de chemin. Les années s’accumulent sans répit, plus régulièrement que les biens.

Vient le grand âge et enfin cette question :

– mais qui suis-je ?

Mes rides ou mon arthrose déformante m’ont fait renoncer à la course du Paraître.

Ma fatigue physique et mes rhumatismes m’ont largué-e au bout de la course du Faire.

J’existe encore un peu par mes Avoirs :

– Hé ! Toi ! Tu touches pas ! C’est encore à moi, même si je ne peux plus en jouir !

Insidieusement, l’heure arrive où je sais que je vais devoir renoncer à mes possessions terrestres.

– « Au secours !  que me reste-t-il ?! »

– « Mais toi ! Il te reste toi ! Cette magnifique personne imparfaite sans qui le monde n’aurait pas été parfait. Il te reste Toi, la somme de tes ennuis sûrement, mais aussi la somme de tes bonheurs. Et addition suprême : la somme de tout l’Amour que tu as donné ! »

Il ne reste « rien » d’autre de nous que cet amour semé dans le cœur des vivants. Ce petit « rien » qui semble si peu mais qui fait toute la différence.

Je suis !

Parce que la nature ou l’Être suprême m’a voulu-e ici et maintenant.

Et c’est tout ce qui compte dans cette folle comptabilisation !

Tout est né d’une pensée

Un jour, la foudre est tombée sur un arbre. Les oiseaux qui s’y trouvaient perchés brûlèrent instantanément et tombèrent au sol.

L’homme vêtu d’une peau de bête qui passait par là sentit cette bonne odeur de volaille rôtie et goûta à la chair cuite.

Il pensa comment reproduire le phénomène : tout d’abord, maintenir le feu. Ensuite attraper un oiseau. A mains nues, se fût très difficile. Alors il pensa à fabriquer un outil, etc.

Un autre homme vit un ours attaqué de toute part par des abeilles, en train de se pourlécher les babines d’un délicieux nectar issu de la ruche.

Il pensa y goûter aussi et usa de ruses de sioux pour s’emparer du miel. Il vit que la fumée dégagée par l’arbre en feu avait comme endormi les abeilles. Il pensa à reproduire de la fumée, technique encore utilisée aujourd’hui.

Mesdames, ou messieurs, quand vous allumez votre gazinière, vous honorez la pensée de ce premier homme qui a cuit sa bestiole !

Mais avant d’allumer votre gazinière, vous avez pensé à préparer un délicieux repas ; vous avez pensé au menu, vous avez pensé à acheter les légumes au marché, vous avez pensé à vous rendre chez le boucher.

Ledit boucher a pensé que vous pourriez avoir besoin d’un rôti et a acheté un animal chez un éleveur afin de le découper.

Ledit éleveur a pensé que des personnes se régaleraient d’un bon morceau de viande et a anticipé la croissance de cet animal afin que vous soyez servi-e ce jour x où vous êtes allé-e chez le boucher.

Quoi que nous touchions de concret, tout a été pensé : regardez, caressez, imaginez le chemin de chaque objet jusqu’à votre main. Tout, absolument tout a été créé à l’issu d’une pensée humaine (ou non !? …).

Cette démonstration un peu folle pour que nous saisissions la puissance de toute pensée quelle qu’elle soit.

Cette petite flambée d’énergie qu’est une pensée née de notre cerveau a permis à des événements terribles d’arriver, mais aussi à des faits extraordinaires. Comment la  pensée  d’un objet volant a pu naître dans la tête de Léonard de Vinci ? 1)

Comment la pensée d’un submersible a pu naître dans la tête de Jules Verne, il y a près de deux cents ans ? 2)

Comment « la flûte enchantée » et les six cent vingt-cinq autres œuvres répertoriées ont-elles pu naître dans la tête du très jeune Mozart ? 3)

Quand nous avons acquis cette conscience de la puissance de pensées concrétisées, alors regardons ce qui se passe à l’intérieur de notre propre pensée.

En ouvrant les yeux ce matin, comment ai-je pensé ma journée ? :

– Grrr ! Pas envie de me lever… vais encore voir mon abruti-e de collègue

– Super ! Enfin je vais la-le voir ce soir ! Mon cœur bondit de joie à cette pensée !

– Pourquoi il-elle m’a dit ça il y a … six mois ? … dix ans ? Il-elle est trop injuste, je le-la déteste …

– Quelle merveilleuse journée j’ai passée pendant mes vacances cet été, trop top ce parachute ascensionnel ! …

– Et ainsi de suite …

Toutes nos pensées conditionnent notre réalité dans et de l’instant présent.

Qui peut ou qui veut maintenant regarder à l’intérieur de sa petite caboche et réaliser ce qu’il-elle est en train de créer, là, dans cette seconde précise ?!  🙂

ps : un jour, il y a très longtemps, une énergie surpuissante a pensé : « tiens, je m’ennuie, et si je créais la Terre ? »  🙂

1) Léonard de Vinci 1452 – 1519
2) Jules Verne 1828 – 1905
3) Wolfgang Amadeus Mozart 1756 – 1791

Je pense donc je suis*…et si ce n’était pas tout-à-fait cela ?

Toute pensée est une énergie crée par notre mental ou « reçue » des courants de pensées existants. Ah bon ?! (la science quantique saurait-elle quelque chose que j’ignore ?)

Les pensées de colère, de frustration, de manque, de jalousie, etc. génèrent une énergie qui nous colle à la peau dont nous n’avons aucune perception.

Cette pensée, remplacée par une autre même positive, semble être retournée dans le néant dont nous avons la fausse croyance qu’elle est venue (peut-être), sans aucune incidence semble-t-il qu’un léger mal-être tout personnel.

Et s’il en était autrement ?!

Tentons un petit test en forme de fleur !

Si cette pensée négative restait attachée au champ énergétique que notre corps dégage ?

Si toutes s’agglutinaient, roses, grises ou noires, et nous entouraient comme une écharpe de brume invisible ?

Pas trop grave pensez-vous : elles finiront bien par s’en aller. C’est un fait, quoique …

Si cette écharpe multicolore dont nous nous parons innocemment se transformait en aimant ? Une pensée grise attrapant une énergie grise, une rose une énergie rose, une noire une énergie très lourde, bien plus lourde que cette petite pensée de rien du tout qui a traversé mon esprit quelques secondes et que j’ai bien vite renvoyée au rancart et chassée de ma mémoire ?

Cela pourrait-il expliquer pourquoi telle personne n’attire que de la chance alors que telle autre semble porter toute la misère du monde ?

Quand Gandhi dit « soyez le changement que vous voulez voir pour le monde », s’agirait-il tout simplement de ne plus accueillir de pensées négatives ? D’ailleurs, cela est-il humainement possible ?!

Je crois que oui, par expérience, pour peu qu’on ait conscience que les pensées qui nous traversent ont une forme avant nous et une continuité après nous, bien qu’elles semblent ne vivre que par nous.

Les médias qui nous suggèrent tant de peurs et d’envies le savent bien. Notre cerveau savamment vidé de toute velléité est un terrain fertile où toute pensée poussera, arrosé par notre propre engrais.

Du cerveau à notre langue, il n’y a qu’un pas vite franchi et voilà tout un florilège de paroles d’inquiétude et de colère ressemé.

Et si nous faisions l’essai une seule journée de n’accueillir que des pensées positives et de n’échanger que des paroles constructives et gentilles ?!

Et si nous bénissions tous les fauteurs de trouble afin de ne leur envoyer que de la Lumière dont ils se nourriraient alors ?!

Se peut-il que j’ai cette force suprême de modifier mon monde ? De modifier le monde ? Serait-ce possible que cela soit si simple ?

Un seul moyen de le savoir :

essayer !
Essayez !
Essayons !

Il suffit seulement …

… d’attraper la tige de cette magnifique envie !

* René Descartes 1596 – 1650

Nos émotions conditionnent le résultat

Que ce soit dans le domaine de la santé, du travail, de l’élaboration d’un projet quel qu’il soit, nos émotions influencent le résultat.

Pour exemple, l’archer quand il bande son arc : si son état d’esprit est alourdi de stress, du pouvoir de réussite, du désir de compétition et vouloir à tout prix écraser l’autre, la probabilité qu’il manque le cœur de la cible est grande, tant son corps sera arc-bouté dans une tension extrême.

Par contre, si son esprit est débarrassé de toute pensée négative, dans une totale confiance dans l’instant, libéré de la volonté de gagner, son corps sera souple au point de ne faire qu’un avec l’arc et la flèche, sa force physique sera décuplée et l’effort à fournir n’en sera plus un, affranchi de la contrainte pour devenir envol.

Dans cette dynamique, la flèche sera comme portée par l’énergie positive au centre de la cible.

Chacun a dans son entourage l’exemple d’une personne qui part se faire opérer la fleur aux dents, résolument confiante, et qui ressort de cette épreuve dans les meilleures conditions.

A l’opposé, la guérison chez une personne crispée de peur sera bien plus longue.

Je ne parle pas des très rares cas d’incompétence d’un chirurgien, d’où l’importance de demander un second avis et de faire une petite enquête de satisfaction. Il arrive, sans que nous n’en connaissions la raison, qu’en matière de santé un autre problème apparaisse.

L’aigri accusera, le sage tentera de comprendre, dans l’idée que chaque épreuve a une fonction précise nous concernant.

Pour alléger le sujet, parlons cuisine ! 🙂

La main du cuisiner ou de la cuisinière n’ajoute pas que le sel et les épices.

Dans le geste d’inclusion de l’ingrédient du plus basique au plus élaboré, il y a toute la confiance dans le résultat, mais aussi la confiance en nous-même.

« Quand tu fais un cadeau, ton cadeau c’est toi. Si tu n’offres pas ce qu’il y a de meilleur, c’est que tu as une piètre considération de toi-même » (auteur inconnu).

Il en va de même en cuisine, voire plus encore, car nous sommes l’offrant et le créateur.

Préparer un repas, même pour des inconnus, est un geste empreint d’amour pour une conscience éveillée à l’échange d’énergie.

Il y a toute l’alchimie par la cuisson et l’association des goûts de ce que la nature a « construit » pour nous. Il y a là-même la reconnaissance envers Dame Nature sans qui ce tour de magie ne pourrait être.

Dans la recette, entre les lignes, il y a notre envie d’apporter du plaisir aux autres quels qu’ils soient, de passer parfois plusieurs heures à l’élaboration d’un repas avalé ou dégusté en quelques minutes, la phase la plus constructive étant de nous alléger de toute attente autre que ce don d’amour inconditionnel.

Il y a aussi cette considération envers nous-mêmes, à mille lieues de ce qu’un ego surdimensionné pourrait rechercher : devant mon fourneau, je suis bien, en phase avec moi-même, dans l’instant, au plus près de ma conscience, mes gestes coordonnés à ma sérénité ; j’ai choisi cet instant comme une grâce et j’en exhale toutes les saveurs, de celles évidentes à l’odorat et au goût, mais aussi de celles cachées à nos cinq sens :-).

Cet apprentissage d’alchimie de la matière me sert à toutes les constructions de ma vie, de la plus simple à la plus importante.

Je suis l’élève appliqué-e qui sait qu’il-elle n’a jamais terminé d’apprendre  !

Merci la Vie

Amour et Aimer

Mon ami Jacques me faisait remarquer que l’étymologie du mot « philosophie », que j’ai définie dans un précédent texte par « aimer la sagesse », venait du grecque ancien traduit précisément par « amour de la sagesse ».

Prise de cours, je lui rétorquais que pour moi « aimer » dans sa forme verbale indiquait une action, un mouvement, alors que le nom « amour » donne la notion de quelque chose de statique.

Un autre sujet de réflexion s’est imbriqué dans la même journée avec une professeur de français et de latin qui faisait l’éloge de l’importance de la maîtrise de la langue.

J’ai surenchéri avec un de mes livres de prédilection : « Le verbe contre la barbarie » d’Alain Bentolila Apprendre à nos enfants à vivre ensemble (chez Odile Jacob – poches).

Toutes ces considérations nous ont immanquablement conduits à déplorer l’usage de plus en plus répandu chez les jeunes et moins jeunes de l’écriture « SMS » (de l’anglais : Short Message Service – court message service (sic) quel service effectivement !) qui fait perdre toute notion d’orthographe, de grammaire, de syntaxe et autres à toute une population au faîte de la civilisation, qui risque fort de nous renvoyer justement à la barbarie.

Indépendamment de la perte de maîtrise d’une langue quelle qu’elle soit, il en ressort également une modification du mode de communication : caché-e derrière un écran, si petit soit-il, combien de déclarations d’amour ou de haine sont-elles plus faciles à lancer que dans un contact direct les yeux dans les yeux ? voire d’oreille à oreille, l’ouïe étant directement reliée au cerveau, qui va en tout premier lieu décrypter le ton de la voix à la seconde près ?

Une vague bien plus puissante que le plus fort tsunami vécu nous éloigne de notre humanité ! : la perte de l’échange verbal direct et suffisamment précis pour un échange équilibré.

Langage, communication, compréhension, réflexion, sont le propre de l’homme, en comparaison de tout autre règne, notamment animal :

– j’ai faim, je te mange
– je suis en rut, … 🙂 etc.

La science (re)découvre au moyen d’appareils de mesures de plus en plus sensibles et sophistiqués une vérité que les peuples sages (il en reste) perçoivent et anciens percevaient intuitivement : la communication non verbale mais néanmoins tout aussi importante pour peu qu’on ait le code nécessaire à la compréhension d’un autre règne, végétal celui-ci, mais ceci ouvre sur un autre sujet de dissertation.

Pour en revenir à « Aimer » et « Amour », deux mots que chacun maîtrise à sa façon selon son propre vécu et ressenti, je souhaite lancer un débat sans fin !

Pour moi, « Amour » donne une notion de statisme, de l’ordre d’une montagne ou d’un rocher que nous pouvons appréhender comme une chose physique, délimitée et définie.

« Aimer » renvoie à la notion d’action, de l’ordre de ce dont l’imagination est capable d’illustrer à l’évocation de parcourir un chemin, de mouvement, dans de multiples directions et dimensions.

Comment, par essence, la philosophie pourrait-elle être statique alors que la notion du mot seul induit une recherche ?

Ah ! Langage ! Combien de milliards de trésors cachés recèles-tu ?!

Le cœur a ses raisons que la raison ignore – suite

J’ai compris que l’amour passionnel ou l’amour-éros m’enferme dans la relation au lieu de m’ouvrir à la vie.

Mon seul et unique objectif devient cette fusion : envie de n’être qu’un-e avec l’autre, de tout partager, de me coller à lui-elle, de construire un cocon protecteur autour de cette relation afin qu’aucune distraction ne vienne la menacer.

Je m’attache à cet amour comme un naufragé à une bouée de sauvetage (ai-je alors conscience qu’effectivement, je suis en train de couler ?!)

Bien souvent, ce que je recherche dans le regard de l’autre, c’est la conviction que je suis « aimable », dans le sens capable de générer et de recevoir de l’amour, car je n’ai aucune confiance en moi, pire, je ne m’aime pas.

Ses regards langoureux et son attention des premiers jours regonflent mon ego dans un leurre qui, malheureusement, ne durera pas dans le temps.

Je me suis enfermé-e seul-e, dans une prison dorée.

Sitôt que la fusion relâche de la tension, que l’autre reprend goût à ses passions ou à ses anciens centres d’intérêt, je m’affole et crée des conflits dans l’espoir de colmater les fuites d’attention :

– tu ne m’aimes plus !

– tu m’aimes moins !

– dis-moi que tu m’aimes !

sans m’apercevoir que j’ouvre des brèches souvent irréparables.

Je deviens, sans m’en rendre compte, instigateur-trice du déclin de notre relation-fusion.

Tant qu’un amour sincère porte encore mon-ma partenaire, la situation peut évoluer si je prends conscience de mes propres erreurs de fonctionnement.

Après la passion des premières semaines ou des premier mois, il ou elle reprend pied dans la réalité de la vie active. Les amitiés reprennent leur place, les obligations professionnelles, les habitudes pré-relationnelles, tout s’imbrique de la vie d’avant autour du pignon central qu’est devenu l’amour-éros.

Si chacun accepte que l’amour-tendresse est devenu le ciment de la relation, sans perdre de sa force malgré les apparence de désintérêt qui n’en sont pas, puisque je comprends qu’il ne s’agit pas de désintérêt, mais simplement d’obligations inhérentes à la vie, il n’y a aucune raison pour que mon couple n’ait pas un bel avenir dans la continuité.

L’amour-quantique quant à lui se situe à un autre niveau, car il n’a nul besoin d’être le noyau central de la relation.

Quand je m’inclus dans l’amour que l’autre a généré dans mon cœur, quand cet élan qui me poussait à l’extérieur de moi se retourne et se saisit de tout mon être, une autre dimension s’ouvre qui inclut toute la création, moi y compris.

L’amour-quantique devient alors tremplin. Chaque geste, chaque pensée, chaque parole, chaque seconde devient lumière.

Tout prend de l’importance et la perd dans un même temps. Ce que je peux semble-t-il dissocier devient « Un ». Il n’y a plus moi et l’autre, moi et les autres, moi et la création, je deviens créateur et création.

Dans l’amour-quantique, l’autre avait le rôle de « maître des clés ». Il-elle n’a pas à me porter, il n’a pas à se responsabiliser de moi. Je n’oublie pas qu’il-elle a été le merveilleux « déclic » qui m’a projeté-e dans cette autre dimension. Mon regard est rempli de reconnaissance qui n’a plus rien en commun avec l’amour-éros.

Mais même cette reconnaissance n’a pas lieu d’être. Cet-te autre a agit comme le fait un révélateur en développement photographique argentique.

Le miroir de l’autre envers qui mon attention s’est projetée était un miroir sans tain derrière lequel je me trouvais.

Dans cette dimension quantique où j’ai perdu mon ego et la notion de dualité, j’ai trouvé un trésor que même les plus grandes richesses terrestres ne peuvent égaler.

Comprenne qui pourra

Je souhaite de toute mon âme que vous soyez nombreux et de plus en plus

Merci ma vie