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L’œuvre de l’Amour

Mon père me répétait : il faut que ton travail soit de l’amour rendu visible.

Mon père n’est plus dans le monde physique, mais ses enseignements et son amour ne m’ont jamais quittée.

Ceux qui me connaissent personnellement savent que je tiens un salon de thé dans lequel je me suis mise à cuisiner le repas de midi et toute la pâtisserie pour mes clients. Je n’ai ni une formation de cuisinière, ni une formation de pâtissière. Je peux dire toutefois par les nombreux témoignages de mes clients que mes « créations » parlent aux papilles gustatives, ce qui me surprend encore et m’émeut.

Pas une seule fois en cuisine cette idée de « rendre l’amour visible » ne me quitte.

J’étais très inquiète à mes tout débuts il y a quatre ans et m’offrais de belles nuits d’insomnie :

– Qu’est-ce que je vais faire demain ?

– Pour qui tu te prends ? Tu n’as jamais appris !

– Tu te lances dans une nouvelle recette jamais testée, et si c’était immangeable ?!

Devant mes ustensiles et aliments à assembler, je mets ma volonté « en retrait » et laisse agir mes mains guidées par une autre dimension. Je vibre à l’unisson de mon plexus solaire et de mon cœur et n’en sors pas.

Inutile de me parler, les sons glissent sur moi comme la pluie sur les plumes d’un oiseau.

Toujours, toujours, je m’applique à ce que mon travail soit de l’amour rendu visible.

Je donne mes recettes à qui en émet le souhait.

Les retours sont immanquablement (pour mes muffins, par exemple) : les vôtres sont meilleurs.

Je fais remarquer avec tendresse :

– Avez-vous mis l’ingrédient principal ? Avez-vous mis de l’Amour ?

Je sais bien que chacun crée avec son cœur et que la personne qui cuisine avec passion désire régaler ses convives.

Mais cette personne a-t-elle conscience que ses émotions, ses états d’âme, ses pensées, ses ressentis, sont pure énergie qui va impacter la matière qu’elle transforme sous ses mains ?

La science quantique prouve ceci : selon la personne qui crée l’expérience le résultat ne sera pas identique ! Essayez en cuisine avec la recette préférée que fait votre maman ! Suivez à la lettre ses informations et constatez.

Ça laisse interrogatif-ve non !?

Prenons de la hauteur.

Nous créons ce qui est identique à nous.

Rien ne vient de rien. Tout est énergie, absolument tout, de la plus lente vibration solide à la plus rapide éthérique.

Nos pensées ne sont pas confinées dans notre boîte crânienne. Elles sont énergie qui va se rassembler par magnétisme à la même vibration qu’elles, ce qu’on appelle en langage spirituel un « égrégore ».

Nous pouvons visualiser cet égrégore comme se crée un nuage dans le ciel : un agglomérat de milliards d’atomes H2O. Quel champ électro-magnétique fait que ces atomes vont restés assemblés et créer le nuage que nos yeux perçoivent, pour quelque temps plus tard voir ce même nuage se déliter dans l’atmosphère et sembler disparaître, alors que ces milliards d’atomes H2O existent toujours dans une réalité invisible ?

Waouh !

Toute la création est ainsi faite.

Tout ce que nos sens conçoivent est de cette nature.

Essayons de croire que cet immense champ vibratoire électro-magnétique d’ « attraction-rejet » puisse être créé à notre minuscule échelle par nos pensées réunies. Vous connaissez la magnifique histoire du petit colibri qui déverse une petite goutte d’eau sur un grand incendie et dit : je fais ma part !? Et si nous faisions juste notre part en étant conscients que nous rejoignons un grand champ vibratoire ?

Nous ne créons rien qui ne soit de même nature que nous.

Notre responsabilité est immense, c’est peut-être la raison pour laquelle nous préférons nous poser en victimes.

Qu’est-ce qui nous en coûterait d’essayer de nous changer nous avant de vouloir changer les autres et le monde ?

Revenir à cette petite phrase « que tout ce que nous créons soit de l’Amour rendu visible », pensées, émotions, ressentis (pour l’état d’être) et ensuite l’appliquer à tout ce que nous faisons.

Que créons-nous dans la peur, l’inquiétude, la colère et tout le cortège de pensées sombres où nous nous laissons embarquer ?

Non ! Dès à présent, je crée de l’Amour rendu visible.

Je suis le capitaine de mon âme

le maître de mon destin !

Où que je sois, quoi que je fasse.

Namasté

Claudine 

 

Apprivoiser son ressenti

pour mieux l’explorer et se comprendre.

Nous sommes à des années lumière de notre ressenti.

Absorbés en permanence par notre mental nous n’avons de cesse que de FAIRE.

Comme un train fou laissé à la seule volonté d’une locomotive sans conducteur, notre mental nous entraîne sur les rails du toujours plus.

Faire pour ne pas Être.

Un jour, le « mal-a-dit » nous pousse à l’introspection : mais qu’est-ce que c’est que ce bazar à l’intérieur de moi ? Mon estomac brûle, mon cœur tape sans rythme, mes poumons ne savent plus le goût de l’oxygène, ma tête est en feu de milliers de pensées qui se bousculent comme à l’entrée d’un stade un jour de coupe du monde de football et mes pauvres intestins se tordent dans tous les sens.

Sans parler de mon foie gavé de gras ou d’alcool consolateur, de mon pancréas qui ne sait plus quoi faire de tout ce sucre qui lui tombe dessus et de ma rate qui s’essouffle à courir partout à la rescousse.

Je n’oublie pas mes reins pétris de peur de ne plus arriver à filtrer ces torrents de pensées toxiques.

La maladie, mais parfois aussi un soupçon de sagesse salvatrice, me dictent une simple envie de dire : stoooop ! et m’invitent à l’introspection.

Qu’est-ce qui se passe là-dedans ? Dans ce magnifique véhicule terrestre qu’est mon corps, dans cette extraordinaire machine merveilleusement huilée qui grandit toute seule comme un tournesol surgi de sa petite graine ?

Mon regard captivé par l’extérieur se tourne à l’intérieur. Tiens ! Je découvre mon ressenti si longtemps ignoré. Coucou ! Où te caches-tu ? Enfin, je reconnais ta présence. Tu m’as si souvent parlé sans que je ne t’entende. Jamais tu ne t’es lassé, fidèle ami toujours présent malgré ma magistrale indifférence.

Enfin, je me pose et essaye de faire silence.

Ta petite voix timide me dit : ça y est, je peux te parler ?! Tu reconnais vraiment mon importance !?

Ma gorge se sert de la gratitude de mon ressenti d’être enfin entendu… et le voilà qui file.

Mes tensions pour un instant oubliées, des pensées les plus lointaines possibles, des émotions misent en sourdine me permettent de l’apprivoiser. Si longtemps je l’ai ignoré !

Comme le Petit Prince avec son renard, je lui donne rendez-vous à heure fixe, même si c’est un peu difficile au début :

«  – Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »

– Créer des liens ?

– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

– Que faut-il faire? dit le petit prince.

– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Le lendemain revint le petit prince.

– Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites.

– Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince.

– C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. »

Rencontrer mon « renard », mon ressenti, si proche de moi et pourtant inconnu, m’intimide et m’effraye (oh ! Encore une projection du monarque tout puissant Mental).

Ça chavire et ça tangue dans tous les sens là-dedans. Il y a des tempêtes émotionnelles irrésolues, des petits gnomes gris qui se sont saisis de chacune de mes pensées, tout un petit monde sans dirigeant et sans lumière. On dirait un conte pour enfants peuplé de monstres imaginaires.

Imaginaire, mon mental l’est. Enfin je m’en aperçois : il invente n’importe quoi celui-là pourvu qu’il attire mon attention et prenne tout l’espace.

Il va falloir patience et douceur avec tout ce monde pour que chacun reprenne sa juste place.

Je m’accorde tout d’abord cinq minutes quotidiennes : mon timide ressenti pointe le bout de son charmant petit nez de temps en temps.

Il m’apprend à dénouer une tension ici, à faire taire une pensée là.

Nous entrons en relation, nous nous reconnaissons, nous nous réjouissons de plus en plus de nos rendez-vous, comme des amoureux secrets se retrouvent au nez et à la barbe de tous.

Je découvre un monde féerique dans mon ressenti : tout est vrai ! lumineux !

Mes heures « de rendez-vous avec moi-même » me permettent de planer sur les airs comme l’aigle royal, de glisser entre les eaux turquoises tel-le le dauphin, de courir en petits bonds aussi légers que ceux d’une gazelle et surtout d’appréhender la vie sous un tout autre angle où justement je n’ai plus rien à vraiment redouter.

Mon ressenti devient mon ami, mon amant.

Avec lui je retrouve un monde merveilleux, une dimension inconnue de moi.

Il me susurre à l’oreille sa formule magique : reste calme, reste zen, regarde, le moment est parfait.

Il a si souvent raison !

Namasté

Claudine

La providence

La providence ? Qui se souvient encore de ce mot désuet et oublié ? Qui en connaît la signification ? Les enfants sur les bancs d’école ou collés à leurs écrans tactiles ont-ils eu un jour à entendre ce mot doux porteur de magie ?

– Dis maman ! C’est quoi la providence ?

« La providence désigne l’action sur le monde d’une volonté extérieure (non humaine, transcendant l’homme) conduisant les événements à des fins. L’idée s’oppose donc diamétralement à celle de hasard et dans un certain sens à celle de fatalité ». Source : Wikipedia.

Le mot vient du latin « providentia » qui signifie « prévoyance » et qui est un néologisme créé par Cicéron, de pro « en avant » et videre « voir ».

Ce mot à connotation religieuse a été remplacé par la tiède expression « c’est une chance ! » ou à la plus moderne « synchronicité » porteuse d’étonnement et de questions (pour la curieuse que je suis peut-être seulement).

Par quelle providence ma cousine appris que le pressing où elle apportait son manteau était à vendre en 2004 ? Ce pressing devint mon lieu d’épanouissement et de croissance par le salon de thé que nous avons créé mon mari et moi.

Par quelle providence cet endroit (pressing devenu salon de thé) était trente ans plus tôt le studio du photographe qui fit les photographies du mariage de ma cousine et son mari, cérémonie où je rencontrais, alors adolescente, ce jeune homme frère du marié qui deviendrait mon mari trente ans plus tard par de belles synchronicités ?

Qui (ou Quoi) s’est amusé à me faire revenir dans la ville où ma mère naquît 70 ans plus tôt alors qu’elle l’avait définitivement quittée à l’âge d’un an dans les bras de son père, chocolatier dans la même fabrique où mon futur époux, chocolatier lui aussi, fît toute sa carrière, probablement au même poste, plusieurs décennies plus tard ?

Dans l’esprit religieux, la providence est nommée par « que Ta volonté soit faite » de la prière « Notre père ».

En 2003, complètement ignorante du bouleversement que la providence me préparait, je vivais une toute autre vie en Suisse.

Une sorte de tsunami décida en moins de deux mois de mon nouveau destin : mes transactions de six mois pour reprendre un commerce à Lausanne se soldèrent par un procès. En parallèle, une main coquine fit que l’ami à qui j’étais liée depuis deux ans prit secrètement un rendez-vous galant sur un site de rencontres fréquenté par des millions de personnes et que le pauvre gars (chance pour moi!) tomba sur ma meilleure amie.

En état de choc émotionnel total, je ne pouvais même plus prier. Je récitais comme un mantra, complètement hagarde par ces effondrements, « que Ta volonté soit faite ». Aurais-je alors appelé sans le savoir Madame Providence ?

Mon année 2003 : le 1er mai, mes transactions commerciales tombent à l’eau, le 3 juin, je jette mon ami infidèle, le 22 juin, Cupidon vient décocher sa flèche dans mon cœur libre (alors que j’avais juré : –  Plus jamais un homme dans ma vie !). Un an plus tard je me remarie …

Je vous raconte mon extraordinaire conte de fée pour que vous recherchiez les moments clés de votre vie qui ont modifié le cours de votre destin.

Si c’est en bien, ne changez rien. Si vous êtes en souffrance, remettez-vous en toute confiance dans les mains de Madame Providence, avec votre âme d’enfant mais votre regard d’adulte : là, il se passe quelque chose d’extraordinaire… j’écoute mon intuition, je vois le clin d’œil de mon destin, je fais un premier pas dans le sens de son invitation, et je ressens la joie qui devient mon phare.

Je termine par une nouvelle preuve s’il vous en faut une : le 2 janvier 2020, mon petit voisin de quatre ans fait une chute de six mètres en tombant de la fenêtre qu’il avait ouverte tout seul parce qu’il avait trop chaud.

Il s’en sort miraculeusement avec des petites contusions car la gravité ne l’a pas tiré en ligne droite sur le béton en-dessous de la fenêtre, mais sur des caillebotis posés deux ou trois mètres plus loin ; il est donc tombé en diagonal !

Moi j’ai juste aussi envie de tomber, mais à genoux, pour pouvoir témoigner de cette scène au dénouement si … providentiel !!!

Namasté

Claudine

Le bienfait de l’autre

Sans l’autre, pas de lumière. Sans l’autre, pas de « Je Suis ». Sans duel pas de un.

Pour être en conscience, il faut sortir de la conscience, devenir l’observateur, le deux.

Pour trouver la réponse, il faut poser la question. Se poser la question renvoie à trouver une réponse dans le ressenti. Mais le ressenti enferme dans un seul chemin, celui que notre seul mental interprète selon sa codification, sa conceptualisation.

L’autre élargit la réponse, renvoie à l’étude, la profondeur, le champ d’autres possibles que mon seul ressenti, ma seule perception de moi, mon unique axe de vue limitent par mon regard tourné vers l’intérieur.

Qu’il soit bon d’être seul-e, à deux ou à plusieurs n’est pas la question puisqu’il faut des trois pour tout appréhender.

Chacune des postures ouvre un chemin vers d’autres chemins.

Mon ressenti m’apporte les réponses induites par mes émotions. Plutôt que le jugement « bonnes » ou « mauvaises » qui entre dans la notion de « bien » ou « mal », je préfère ces autres adjectifs qualificatifs qui apportent une qualité de « léger » ou « lourd ».

Dans le ressenti de l’émotion « lourde », je m’approche ou je suis dans la tristesse qui m’indique un inconfort, un écart avec ma voie, un état à étudier pour le transformer. Je lui accorde mon intérêt car c’est par cet état que je vais me comprendre et pouvoir revenir à la légèreté, à ma joie.

Cela vaut quand je suis seul-e, en état méditatif ou de repos, calme, à l’écoute de mon intériorité.

Le non-être est un infini bien-être qui ne se connaît qu’après qu’on soit revenu dans l’être, c’est-à-dire qu’on ne le connaît qu’au passé, et dont le souvenir est délicieux. (Patrick Lévy, La ruse de Dieu 16:163)

Il y a à revenir dans cet espace « hors-temps » avec une régularité de métronome si notre but est d’en faire une habitude, un remède, une ressource … un éveil.

Face à l’autre, j’ai la vision extérieure de qui je suis par l’effet miroir. Chaque interaction apporte une réaction, une émotion, un ressenti, que je pourrai reprendre et comprendre en introspection.

Ses réponses, s’il s’agit d’études communes, se confortent à mes réponses et ouvrent d’autres perspectives à appréhender, où s’aventurer à la recherche d’autres réponses.

Dans le quotidien de la vie, nous sommes généralement trop absorbés par nos obligations pour être attentifs à tous ces jeux de rôles qui pourraient nous indiquer « qui je suis » par les « qui je ne suis pas » quand je suis hors de moi, hors de mon ressenti, hors de mon « être » ici et maintenant.

Le groupe explose les réponses. Il faut un fil conducteur solide pour ne pas partir dans tous les sens et se perdre en chemin.

Mais la finalité perdue n’a pas tant d’importance puisqu’elle est infinie.

Nos neurones ont connecté d’autres réalités, d’autres possibles, se sont ouverts au doute, à la curiosité, à l’envie de progresser, d’avancer.

Il y a une grande libération dans le « tout est juste ». Relâcher la pression du but à atteindre permet d’atteindre le but, ou du moins de s’en approcher.

Merci à toi, l’Autre, les Autres, de me faire grandir et de me faire m’aimer.

Je t’aime.

Namasté

Claudine

La pratique

Toutes les théories ne servent à rien sans pratique.

Nous pouvons dévorer des centaines de livres, suivre des dizaines d’enseignements, si nous ne pratiquons pas, nulle chance d’obtenir le résultat escompté, quel qu’il soit.

Le cursus scolaire suivi dans notre enfance prépare nos neurones à une multitude de compréhensions, de même que l’éducation transmise par nos parents et notre espace culturel.

Très rapidement, nos préférences se dessinent et nous prenons notre propre voie.

Sept milliards d’envies propres à chacun-e (souvent conditionnées plus par le devoir que par la volonté seule, ceci est un autre sujet d’analyse.)

Notre intuition nous pousse à un enseignement particulier, ex. : je veux apprendre la mécanique, je prends des cours, je lis des livres, je fais des stages dans des garages, j’observe, j’apprends le fonctionnement, je comprends les engrenages, les rouages, les différents métaux, les matériaux, je deviens le pro de la mécanique, en théorie !, parce que pendant tout ce temps j’ai gardé les mains dans le dos. J’ai appris certes mais sans pratiquer !

Quel que soit notre désir de résultat, nous devons passer à l’action. Ce chemin présente trois clés fondamentales : motivation, rigueur, PRATIQUE.

MOTIVATION : c’est l’essence de la réussite. Plus la motivation sera grande, plus nos chances de persévérer et d’aboutir seront grandes.

RIGUEUR : quel que soit l’apprentissage, il demande de la rigueur pour arriver à une habitude. La rigueur amène à la facilité, à la légèreté. Attention au piège de relâcher la rigueur après quelques réussites qui nous font croire à la maîtrise. La rigueur reste de mise tout le temps.

PRATIQUE : je m’accorde une plage quotidienne de temps, je mets en pratique ce que j’assimile pas à pas. Ainsi mes neurones se connectent petit à petit jusqu’à accomplir cet enseignement comme s’il était inné.

Un autre exemple : je veux parler et écrire l’anglais couramment. Je prends des cours, j’apprends le vocabulaire, la grammaire, les verbes irréguliers, la diction en parlant. Petit à petit, je construis des phrases, je peux m’exprimer, je comprends une partie de ce qu’on me dit. Je me plonge dans la pratique en me rendant dans un pays anglophone. Au fil des mois et des années, je parle anglais comme si c’était ma seconde nature.

Adolescente, mon professeur d’allemand nous disait : « vous saurez l’allemand quand vous rêverez en allemand ! »

J’ai fait tout le cursus de la langue allemande en cinq ans de pratique quotidienne, jusqu’à maîtriser l’allemand commercial qui est d’une rigidité à toute épreuve… et je n’ai plus jamais pratiqué.

Quarante ans plus tard, je comprends un peu le sujet d’une discussion, je bafouille quelques mots (en mélangeant mots d’allemand et d’anglais) mes neurones parfaitement connectés ont disparu.

De toutes ces heures assidues d’apprentissage, il ne me reste rien qu’une matrice qui pourrait se réactualiser facilement peut-être.

Quelles que soient nos envies, retenons ces piliers de la réussite :

Motivation    –    Rigueur    –    Pratique

Auf Wiederlesen

Namasté

Claudine

La parole



La parole nous différencie de tous les règnes.

Nous rend-t-elle supérieurs par les réflexions qu’elle entraîne ? Peut-être … ou pas.

La conscience, l’Un, est présente en toute forme, de la plus statique à la plus vibrante. L’Un est dans le rocher et dans le souffle du vent aussi, de même qu’en chacune de nos cellules.

Je crois à une autre transmission possible. Une transmission génétique peut-être ou dans une banque énergétique de données propre et accessible à toute forme de vie. (Les champs morphiques – ou morphogénétiques ; Rupert Sheldrake)

Pour illustrer cette transmission silencieuse, je prends pour exemple le renard qui a pris une décharge électrique à l’entrée d’un poulailler. Sa mémoire immédiate lui fait comprendre qu’il ne doit plus retourner dans ce poulailler. Qu’il transmette cette mémoire par je ne sais quelle forme de communication à sa descendance, je peux le comprendre et l’admettre. Mais par quel phénomène les générations futures de ce renard garde ce même souvenir et empêche à tout renard de sa lignée de se représenter au même endroit ? Peut-être un scientifique quantique saurait nous l’expliquer.

Pour en revenir à la parole, c’est ce propre à l’homme qui nous permet l’échange verbal et la réflexion. Le mot isolé contient toutes les questions. Quel que soit ce mot.

La parole fait la lumière dans ta tête et cette lumière éblouit les ténèbres. Nous les humains avons réussi à capturer un peu de ce souffle par l’écriture. Et ainsi, le souffle de ceux qui ont parlé avant nous subsiste encore. Et nous pouvons leur redonner une sorte de vie en évoquant leurs paroles. (Rabbi Isaac Goldmann – Patrick Lévy – La ruse de Dieu).

Plus que la parole orale (les animaux correspondent aussi par l’émission de sons) la parole écrite nous différencie de tous les règnes (ah ! Enfin une subtilité propre à l’homme seulement  )

La parole élève par la conscience conceptuelle. Elle est nécessaire aux humains pour appréhender l’invisible. Elle est porteuse de l’essence de l’éveil dans la mesure où la parole nous permet de conceptualiser une énergie, un champ vibratoire qui nous traverse et d’y revenir par le ressenti.

Je m’incline devant notre faculté verbale orale et écrite qui nous relie à toutes les dimensions temporales et géographiques.

Puisse cette prise de conscience nous rendre attentifs à chaque parole prononcée, écrite ou pensée. Que chacune de nos paroles soit la plus pure et la plus créatrice de paix, d’amour et de sérénité.

Namasté

Claudine



Le verbe crée la réalité

C’est le verbe, le nom, qui crée notre réalité. S’il n’est pas enfermé, conditionné dans un nom, le « quelque chose », quel qu’il soit, ne peut exister dans ma conception (bien qu’existant par lui-même).

Chacun crée sa réalité selon sa propre perception du nom, du verbe, de ce « quelque chose ».

Si je vous dis « chaise », dans votre pensée arrive immédiatement « votre » réalité. Pour moi ma chaise est droite, en bois de chêne, solide, stable, rigide mais douce. Je peux même imaginer l’instant béni où je vais pouvoir me poser et me reposer dessus, jusqu’au moment de ressourcement total où je devrai absolument me lever pour me remettre en mouvement… etc.

Voyez-vous comme je viens de créer ma réalité en un instant ?

Revenons à ce mot « chaise ». A quoi cela vous renvoie-t-il ? Comment est la vôtre ? Bois ? Plastique ? Fer ? Ancienne ? Contemporaine ? Moderne ? A quelle émotion cela vous ramène-t-il ? Envie de vous poser ? De vous asseoir ? Ou au contraire de partir en courant pour ne pas vous retrouver face à vous-même ?

Voyez comme un seul nom est porteur d’une multitude d’applications, de perceptions, de ressentis, d’émotions différentes et propres à chacun-e.

« Chaque » « mot » est sujet à interprétation. Dans chaque mot, nous avons nos propres codes édifiés par nos synapses depuis notre plus tendre enfance.

Combien de conflits, combien de souffrance, parce que nos codes ne pourront jamais être identiques ?

Je vous ai donné l’exemple simple d’un objet fait de matière et déjà je pourrais vous écrire un livre sur cette chaise si basique.

Qu’en serait-il si en lieu et place de « chaise » j’avais écrit « amour » ? « paix » ? (réalités paisibles) ou « colère » ? « révolte » ? « frustration » ? (réalités douloureuses) ou encore « foi » ? réalité subversive objet de tous les conflits possibles alors qu’elle pourrait nous ramener à l’Un qui me fait être toi, vous, nous ?

Que chacune de mes pensées crée une réalité douce à tous et à Tout.

Namasté

Claudine

La pierre angulaire

Tout est fait dans notre vie pour arriver à la réalisation de soi.

Chaque rencontre, chaque événement, nous amène à élever notre niveau de conscience.

Un pas après l’autre, très patiemment, sans urgence, sans précipitation, sans se bousculer, nous avons à prendre conscience que nous montons un escalier, marche après marche, dans la sérénité, dans la foi et dans la confiance.

Cette pierre angulaire, c’est toi pour moi et moi pour toi. Chaque pas que nous faisons ensemble sur le chemin (quel qu’il soit) de l’éveil nous apporte à gravir une marche.

La pierre angulaire, c’est la pierre qui maintient la voûte dans la cathédrale, la dernière pierre qui fait que l’édifice tient debout.

Nous avons plusieurs pierres angulaires tout au long de notre vie. Chacune forme un tout qui fait que nous sommes ce que nous sommes. Il n’y a pas de précipitation, pas d’obligation, pas de contrainte, chacun grandit à son rythme.

Il faut plusieurs décennies, voire des siècles pour bâtir une cathédrale, pour que l’édifice soit réalisé dans sa plénitude et sa beauté. Chaque pierre est taillée, déposée à sa juste place, emboîtée, empilées les unes sur les autres jusqu’à cette pierre angulaire sans laquelle tout s’effondrerait.

Les rencontres que nous faisons nous apportent sans jugement positif ou négatif ce que nous avons à comprendre, à apprendre et à assimiler. De nous face à nous. Tout est fait pour notre évolution, jamais pour l’évolution de l’autre. Cela est toujours pour ma propre évolution. Même si j’ai la sensation d’aider l’autre, c’est moi que j’aide, c’est moi qui met sur mon chemin une lumière nouvelle.

Les pierres angulaires, au cours de notre vie, peuvent continuer à rester près de nous, ou gentiment donner l’impression de s’éloigner de notre construction humaine, de notre façon d’être humain, parce que cette pierre angulaire n’est plus nécessaire à notre évolution, parce que l’édifice est suffisamment consolidé à sa base, pour que nous passions à une autre pierre angulaire plus élevée.

La foi, la confiance, la sérénité nous invitent à accueillir chaque nouvelle pierre, nous invitent à laisser être et à laisser les dernières pierres qui nous ont servi à gravir les marches.

Il en va pour toutes rencontres, pour toutes sortes d’expériences, pour tout ce que nous vivons, rien n’est permanent, tout est impermanence, nous n’avons pas à nous attacher, à nous accrocher à ce qui n’a plus lieu d’être.

Notre évolution n’en n’a plus besoin. Par contre, nous avons la possibilité de ressentir de la gratitude envers toutes ces pierres petites ou grandes qui ont fait ce que nous sommes. Dans ce sentiment de gratitude et d’amour inconditionnel, puisque tout est lié, rien n’est séparé (la dualité n’est qu’un leurre) nous restons en énergie unis les uns aux autres.

L’énergie n’est pas divisée, mais une. Dans cette unité nous sommes toujours liés à nos pierres angulaires, puisqu’elles font partie de notre construction, de notre état d’être, de notre être tout court. Tout notre passé, tout notre futur est contenu dans ce moment présent.

La projection mentale est une image. Quand je te rencontre, je rencontre ton image, je suis conditionné(e) par tout mon chemin d’évolution qui m’amène à penser ce que tu es. Pourtant, tu n’es pas et ne seras jamais ce que ma pensée imagine. Tu n’es pas cette image que mes yeux et mon mental te donnent, tu es toi, champ énergétique comme moi, proche de moi par la rencontre de nos chemins de vie. Tu es complètement différent(e) de cette image que j’ai de toi. Dans l’amour, dans la rencontre, dans l’amitié, il y a cette image qui modifie complètement ce que que nous sommes réellement toi et moi. Quand je lâche l’image du visuel, quand je lâche l’image de qui je suis, nous nous rejoignons dans l’énergie pure. Et l’amour inconditionnel peut être, le champ énergétique peut vibrer, dans ce phénomène d’intrication.

L’intrication, c’est la rencontre de deux atomes que l’on croit individuels et séparés et qui, au moment où ces inconnus se rencontrent ou se séparent, modifie le champ vibratoire d’un bout à l’autre de l’univers de leur énergie restée indivisible. Dans la science quantique, cela est parfaitement démontré et démontrable. Dans la philosophie bouddhiste tout est lié. Nous sommes tous des millions de petits noeuds d’une énorme toile énergétique et quand ces petits noeuds se rencontrent ou se séparent, toute la toile énergétique vibre à l’unisson.

Nous avons juste à être. La conscience de cette vibration, c’est se reconnaître petit noeud de la toile et vibrer pour que la toile vibre au mieux. Nous n’avons qu’à être vibration du monde, lumière pour notre seule personne. En ouvrant notre conscience, nous libérons notre mental de toute projection, de toute image. Nous laissons être ce qui doit être, nous laissons se réaliser ce pour quoi nous sommes venus sur terre.

Ce n’est pas de l’inaction, ce n’est pas un manque d’implication, c’est faire un pas après l’autre, accueillir tout ce qui est sans jugement positif ou négatif. Tout est fait pour que le plan de lumière puisse se développer, apparaître et grandir. Toutes les consciences sont amenées à croître et à amener de la lumière à soi et à l’autre, pour que cette grande toile, cette grande trame possède un champ vibratoire lumineux. Il faut mourir à nos pensées pour naître à son véritable soi.

Namasté

Claudine le 2 septembre 2019

Regarde en Haut !

Nous longeons précipices sur précipices, sachant qu’il faudra faire le voyage du retour par le même chemin.

Mon plexus se serre, mes jointures blanchissent sur la poignée de la porte de la voiture qui nous conduit au sommet des calanches de Piana, en Corse.

Mon cœur se soulève, une abondante transpiration m’indique mon échelle de stress au plus haut point.

Puis nous atteignons enfin le petit port de Porto, point zéro au bord de la mer (mère accueillante et paisible qui nous attend dans ses bras de douceur), eaux turquoises et bleu de France, falaises rouges, voiles blanches, havre de quiétude pour vingt-quatre heures.

Mon stresse retombe. Reste un petit pois au creux de mon plexus, car mes pensées me projettent dans l’obligation de refaire le chemin inverse.

Mon Jiminy Cricket me conseille : « Le moment est parfait », vis l’instant présent, ne laisse pas ta pensée te conduire sur la route du retour. Respire, observe, écoute, sens, ressens !

Un petit coin de paradis comme on en trouve par milliers, quand nous sommes libérés de toute projection.

Le temps de reprendre pied … il faut repartir.

Une petite voix encore, peut-être Jiminy Cricket si sage, me chante de façon insistante ce mantra depuis mon réveil : « Regarde en Haut ! Regarde en Haut ! Regarde en Haut ! »

Pas une seule fois, mes yeux ne plongent dans les ravins. Je regarde devant et En-Haut.

Rivés au sommet qui nous tire et nous appelle, notre route ressemble à la Vie.

A quoi bon s’appesantir sur nos failles, nos blessures, sur ce gouffre impraticable qui est notre passé, proche ou lointain ?

Regarder en Haut, devant, monter son regard, son coeur, son âme, ses vibrations vers le Très-Haut, qu’Il soit Sommet ou Conscience.

Tout est transitoire, rien n’est définitif, tout est impermanence.

Mon corps apaisé me remercie, mes pensées muselées se taisent, ma route retrouve son niveau de confort. Je souris de toutes mes cellules .

Tous nos chemins sont faits de bas et de hauts. Rien n’est immuable. Seul notre mental à notre service, et non l’inverse, nous aide à fixer notre attention devant.

« Regarde en Haut ! »

Quelle que soit la tournure que prend notre chemin, nous pouvons lever les yeux et fixer nos pensées « En-Haut ».

Namasté   –   Claudine

 



L’imagination

Ma réalité est le reflet de mon imagination.

Je m’imagine ce que ma vie doit être. Je m’imagine qui tu es, je m’imagine notre interaction.

Le présent me montre autre chose, une autre réalité.

Je ne peux faire qu’un pas, puis un autre, et encore un autre. Mon corps m’apporte le souffle de ma réalité, ici et maintenant.

Je croyais aller là, je suis arrivé-e ici, toujours, ici.

Tu m’offres les mots de ta réalité. Va-t-elle correspondre à ma réalité ? J’ai ma vision, tu as la tienne, toute une vallée d’imaginaire les sépare.

Est-ce ce que nous nommons « destin » ? Parfois, ma réalité imaginée correspond à ta propre réalité imaginée et nous pouvons faire un bout de chemin.

Si chacun reste enfermé dans ses certitudes, il y a peu de chance d’aller ensemble au bout de ce chemin.

L’idéal est que chacun aligne son imaginaire à la réalité du présent : les données de l’ici sont celles-ci. Vibrent-elles au reflet de ce que je ressens ? Mes émotions sont mes antennes d’informations. La joie est la plus grande indicatrice que ma réalité ressemble à mon imagination de ce qui est.

Je suis dans l’ici et maintenant. Mon corps me donne de précieux renseignements sur ce qui est. Mon corps, mon ami. Jamais il ne me ment. C’est toujours moi qui ne sait pas le comprendre. C’est toujours mon imagination qui l’entraîne dans le déséquilibre entre ce que je crois et ce qui est réel.

Mon corps est ancré dans le seul et unique présent.

Mon imagination est toujours dans mille pensées à la fois, très souvent bien éloignées de la seule réalité de l’ici et maintenant.

Cet éparpillement m’empêche d’être, tout simplement.

Je vis chaque instant en oubliant de le voir dans sa réalité brute : là, maintenant c’est ainsi.

S’il est vrai que ma pensée crée, quelle va être ma réalité de demain ?

Ces mille pensées qui me happent vont-elles créer de la confiance ou de la peur ?

Toujours, mon corps me dit d’apaiser mon mental, ma respiration, ma digestion, toutes ses fonctions cognitives me disent si je suis aligné-e ou dans mon monde imaginaire.

Revenir à l’instant, me connaître moi, ne plus t’imaginer toi, mais te laisser être et ainsi revenir à la confiance en la Vie.

De la spirale, revenir au point central.

Là.

Namasté     –    Claudine