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La focalisation

Comme le zoom d’un appareil photo focalise un gros plan et ignore tout le reste, nous focalisons sur ce qu’on veut bien nous montrer, ou sur « ce qui nous prend la tête ».

En ce jour en France où nous croyons élire un président digne de nos convictions, nous focalisons sur deux êtres humains sortis des quelques soixante-cinq millions que nous sommes. Voter pour un lapin sortit d’un chapeau ? … est-ce bien raisonnable ?!

Leur bagarre de cour d’école pour la pomme de Blanche Neige focalise notre attention sur une fausse préoccupation.

De même, chaque contrariété envahit tout notre espace et masque le reste de notre vie comme les poussières de l’Eyjafjallajökull en 2010 (volcan islandais dont l’éruption paralysât momentanément l’Europe).

Mon ami Brice me le dit ce matin.

Il a pris de la hauteur involontairement en ce début de printemps.

Sa courte vie n’a été que ce message :

– Regarde au-delà des apparences, prends de la hauteur !

Très peu d’humains sont prêts Brice. De plus en plus, certes, et il faudra peut-être toucher le fond pour pouvoir rebondir.

Tu es entré dans l’Amour inconditionnel sans crier gare, parce que tu as atteint en cette minute l’Énergie universelle d’Amour absolu.

L’âme hors.

Tout retourne à l’Amour pour pouvoir se donner.

Ta première demande à ta douce moitié féminine si bien nommée a été celle-ci :

– Marie, dé-focalise de ton chagrin !

Ce matin déjà, tu m’apprends ceci :

« C’est en ouvrant votre cœur à absolument tout autour de vous que vous pouvez me rejoindre de l’autre côté du voile ».

La pluie qui ruisselle dans nos jardins est amour.

Les oiseaux qui pépient dans l’aube naissante chante l’amour.

Nous tous qui te connaissons avons été béni de ton amour inconditionnel.

« Où s’en va l’amour ? »

Il ne s’en va pas Brice. Il est partout. Tout est Amour. Tu me le dis ce matin avec tant de douceur et de joie. Je le sens, je le respire, je le goûte.

La graine qui a fait le pain de mon petit déjeuner s’est donnée par amour.

L’eau qui coule sur mon café m’est revenue du ciel par amour pour moi.

Le noyau de la cerise du caféier qui a fait un si long voyage terrestre et a été sublimé par des humains magnifiques concentre l’amour.

Quand nous nous nourrissons de « vivant », nous nous nourrissons d’amour car tout dans l’ordre de la nature, de la Terre Mère, est amour.

Une grande part de l’humanité croit que la richesse se comptabilise en papier monnaie et se bat pour en avoir toujours plus.

Pauvres humains.

Oui Brice, oui je t’entends !

Nous sommes riches de la plus belle des richesses : nous sommes riches d’amour et en cela tu nous réunis.

Parle-nous encore et encore de ton émerveillement, nos cœurs sont tout à ton écoute et à nos ressentis. Ton saut quantique n’est pas vain, nous comprenons ce que tes actes n’ont pas réveillé en nous, car nous n’étions pas prêts.

Namasté

Claudine

 

Le bonheur pour tremplin

Peut-on se trouver sans se perdre ?

Je ne connais pas la réponse puisque moi-même j’ai dû me perdre dans un puits sans fond pour trouver comment « m’élever ».

Alors qu’une intense souffrance peut permettre ce tour de passe-passe, au prix d’un total lâcher-prise et d’une acceptation sans pourquoi, le bonheur peut-il conduire au même cheminement ?

Sœur Emmanuelle, l’Abbé Pierre ou Mère Teresa ont-ils eux-mêmes connus « la souffrance » intense et personnelle, mordante et déstructurante, pour pouvoir se reconstruire et toucher la sainteté ?

Je n’ai pas la réponse.

Je n’ai pas d’exemples de connaissances ayant touché la plénitude sans être profondément tombés.

Admettons qu’un papillon puisse naître sans chrysalide, qu’un enfant puisse connaître la quiétude sereine et toucher la grâce par sa naissance.

Il y a un espace atteint ou à atteindre où tout s’harmonise.

C’est de cet endroit-là dont je veux vous parler.

Cet endroit, comme une plage de vacances où on revient quelques fois, puis de plus en plus souvent et où enfin on peut se rendre à l’envi.

Se hisser sur ce sommet et observer.

Observer que quoi qu’il se passe, tout est juste.

Tout participe d’une toile, d’un scénario déjà écrit.

Lâcher tout jugement, toute attente, se poser à cet endroit et juste … vivre.

Il y a comme un grand soupir qui expédie toutes les tensions : dans cette seconde, je n’ai plus rien à faire, rien à penser. Être, être seulement.

Cette seconde de joie sereine, je peux l’emporter partout.

Je l’ai trouvé, petit diamant, dans ce que je croyais le charbon de ma vie. Il brille tant ce petit diamant qu’il éclaire tout autour de moi et en moi.

A sa Lumière, je sursaute, surprise !

Il n’y a pas de charbon, tout est diamant !

Je laisse tomber mes vieux oripeaux, mes conditionnements et mes croyances. Chaque seconde est une renaissance, une découverte, une perle qui luit sous de fausses apparences.

Dans les plongées de petits bonheurs, j’ai construit fil à fil le tremplin pour la Joie.

Vous affirmer qu’elle ne me quitte plus serait vanité.

J’ai des tempêtes et des orages encore.

Mais maintenant elle est là en toile de fond, et je sais comment la retrouver.

Puissiez-vous également savoir retrouver la vôtre, pour le bien-être de tous les humains.

Namasté

Claudine

 

La souffrance pour tremplin

Nous nous sommes tous trouvés un jour ou l’autre pris à la gorge, étouffés par trop de douleur, pris au piège dans un noir tunnel sans issue apparente …

Certains ne peuvent se voir que victimes de leur destin et ne cherchent pas de voie de sortie, peut-être trop affaiblis, peut-être aussi parce que la position de victime demande à être entendue, reconnue :

– « Aidez-moi ! Portez-moi ! » 

J’ajouterais «  … parce que moi, je ne crois pas en moi ! »

Le pendant à ces moments de douleur, c’est trop de bonheur. Tout va bien, tout roule, « two-fingers-in-the-nose » disaient les jeunes de mon époque. Alors, on ne se pose pas de question. On suit béatement le cours de nos journées, un pas après l’autre, un peu conscient intérieurement quand même d’être du côté des nantis, des chanceux de la vie, mais sans y penser trop fort non plus « de peur qu’il ne se sauve ».

C’est vivre sans connaissance des règles.

Nous sommes ici pour apprendre.

Personne ne traverse la vie sans « se mouiller » un jour, car chaque seconde qui passe est différente de la prochaine et de la précédente.

L’immuabilité n’existe pas dans le plan de la matière.

Soudainement, la vie nous attrape : deuil, renoncement, échec, maladie.

Nous avons tôt fait de crier au scandale ! Pourquoi ça m’arrive à moi ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ? C’est trop injuste !

J’ai tant d’exemples à vous donner, de petits pères courage et petites mères courage !

Ils ont fait de leur souffrance, de leur « malheur », l’heur d’en faire une Force avec un grand F.

Quand je leur dis :

– ouah ! Tu es trop génial-e !

ils se retournent pour voir si je parle à quelqu’un qu’ils n’auraient pas vu et se parent d’un regard humble et d’un sourire lumineux quand ils réalisent que je m’adresse à eux.

– Tu es un exemple pour nous ! Namasté ! Comme je suis heureuse de te connaître, d’être ton amie ! Viens nous raconter ton histoire !

Il y a tout d’abord mes ami-es et famille, résilient-es des petits maux de la vie, chagrins d’amours, pertes d’emploi, déprimes, et dont la vie n’a fait que s’améliorer par la suite.

Il y a aussi des grands drames mués en exemple :

– Notre ostéopathe local, diagnostiqué d’une cécité dégénérative à cours terme à l’adolescence, qui a malgré tout entamé des études, et bien qu’ayant perdu totalement la vue jeune homme, mène une vie exemplaire de bon père de famille, passant ses journées à soulager nos petits maux physiques et psychiques du bout agile de ses doigts d’enchanteur (il ne m’en voudrait pas si j’avais écrit : de fée). En plus, pour l’anecdote, il manie son ordinateur mieux que moi qui suis secrétaire de formation. Comme quoi, la volonté supplante tous les talents et ouvre tous les possibles.

– Mon amie suissesse, victime du mauvais geste d’un chirurgien qui l’opéra d’une hernie discale. Elle s’est retrouvée pliée en deux pendant un quart de siècle, sans jamais avoir de cesse de pardonner à cet homme pour pouvoir progresser, et lui et elle. Elle a mené un parcourt exemplaire à vivre « normalement » en pratiquant sports, voyages, thérapies, jusqu’à trouver peut-être involontairement une issue si heureuse : la voilà droite comme un I, debout sur ses deux jambes, à nous inonder de sa lumineuse présence et à nous aider à nous retrouver en nous donnant des cours du yoga qui reconnecte à notre centre, comme elle l’a si bien vécu et réalisé.

– Mon « petit-père-courage » dont la fille a été cruellement assassinée il y a quatre ans. Plutôt que de sombrer dans la colère et l’amertume, il a métamorphosé sa tristesse en un combat pour la reconnaissance de la « vraie » justice et pour la cause des femmes battues. Il fait changer le monde par sa grande sagesse, son calme magnétique qui apporte tellement plus qu’une révolte guerrière.

Namasté ! Namasté ! Namasté ! mes chers amis et modèles vivants.

Ma très grande chance est de vous connaître, de vous côtoyer et de vous reconnaître.

A vous qui n’avez pas la chance d’être proches d’eux, cherchez d’autres héros des temps modernes pour vous en inspirer et vous dire : « s’ils le peuvent, je le peux aussi ! »

Ou échangez avec moi par le moyen qui vous convient, je vous dirai (rappellerai) combien les humains peuvent être merveilleux … et vous en êtes.

Namasté

Claudine

«  Si la souffrance ne nous tue pas, qu’elle ne nous rétrécit pas, la liberté n’est pas très loin » dixit Alexandre Jollien

à lire  : « Vivre sans pourquoi » d’Alexandre Jollien, éditions Points

La programmation obligatoire*

L’acquisition du langage est un passage obligé pour notre programmation.

Si vous vous trouviez seul-e sur une île déserte avec un bébé à qui vous devez tout apprendre, vous auriez le libre arbitre de le programmer avec toute votre fantaisie.

Vous pourriez, par exemple, lui montrer un journal et lui dire :

– tu vois petit, ça, c’est une scarole !

En toute confiance et certitude, l’enfant va admettre sans rechigner que ce que l’humanité entière nomme « un journal » s’appelle « scarole ».

Le bébé, devenu adulte, convaincu de sa juste programmation et revenu à la vie sociale, grondera sans ciller :

– nom d’une pipe en bois ! où as-tu encore posé la scarole ?!!!

Nous seul-e-s saurions qu’il cherche son journal et non pas une salade.

Cet exemple, très tiré par les cheveux, pour comprendre que depuis notre plus tendre enfance, nous sommes tous programmés par des règles et des codes précis communs à tout un groupe d’humains.

Autre exemple : notre programmation européenne admet que nos chers toutous sont des prolongements de nous-mêmes, source de joie et d’amour inconditionnel.

Pour une autre culture, ce sont de délicieux ragoûts en perspective.

Tout dépend de la programmation de base.

Il n’y a pas à éprouver de dégoût ou de jugement : nous sommes aux indiens de l’Inde avec nos vaches ce que les chinois sont pour nous avec leurs chiens.

A chacun ses codes, à chacun ses données selon « le moule » qui l’a vu naître, mais également aussi et c’est très important selon son libre-arbitre.

A la naissance, le cerveau est une page blanche où l’histoire humaine s’inscrit dès la première seconde, dès le premier souffle.

Chez nous :

– lumière froide                             ( ? qu’est-ce qui m’arrive ?)

– homme – ou femme – en vert    (étonnement)

– aïe ! … fessée                            (je pleurs, souffrance)

– hmm ! … odeur de maman       (tendresse)

– … sourire de papa                    (confiance, ils vont peut-être m’aider ces deux-là.) Etc.

Notre livre prend forme. L’encyclopédie unique à chacun, à chaque cerveau, commence à s’écrire dans une encre indélébile.

Comme le caneton croira toute sa vie que le ballon de football qu’il a vu en sortant de son œuf est sa mère, toute notre vie nous serons convaincu-e que le couple qui nous a accueilli est notre père et mère.

A moins que … quelqu’un nous dise un jour :

– nous t’aimons très fort, mais tu es un enfant adopté.

Alors notre programmation vole en éclats, nos certitudes s’effondrent, nous vivons un tsunami émotionnel car ce que nous croyions notre réalité ne correspond plus à nos « données enregistrées ».

Nous seul-e-s nous forgeons nos certitudes selon le désir que nous avons d’adhérer ou non aux données proposées. (Mais qui le sait ?)

Des milliers de fois tout au long de notre vie, nous vivrons des microscopiques ou énormes désillusions selon ce que nous avons bien voulu admettre comme réel.

La fraîcheur de notre cerveau malléable d’enfant s’est fait toute une idée de ses possibles avant de se confronter à une réalité bien plus dure, puisque 6’999’999’999 humains ne pensent pas à 100 % comme moi.

Ces données acquises, le docteur Jean-Jacques Charbonier les nomme « la Conscience Analytique Cérébrale : CAC.(1)

Plusieurs scientifiques (dont M. Charbonier) arrivent à une découverte extraordinaire : nous pouvons sortir de nos données cérébrales limitées (CAC) pour découvrir une infinitude de possibles, la Conscience Intuitive Extraneuronale (CIE), ainsi nommée par M. Charbonier.(1)

Les physiciens quantiques et d’autres précurseurs plus ou moins connus tentent de nous ouvrir à une autre dimension depuis des années déjà, sans grandes répercussions, fermé-e-s que nous sommes tous plus ou moins sur nos formatages acquis ou choisis.

Fait d’autant plus extraordinaire encore, ces découvertes scientifiques (dont preuves à l’appui, ce qui définit la science par rapport à l’aléatoire) rejoignent enfin ce que nos maîtres spirituels nous enseignent depuis des millénaires.

Je bénis cet heureux temps d’expansion et de recoupement ainsi que toutes ces personnes éveillées qui ont le courage d’affirmer leurs découvertes et leurs certitudes.

A nous maintenant d’ouvrir nos « encyclopédies programmées » (CAC) et limitées appelées « pensées » pour visiter (ou revisiter) cet univers incroyable et illimité (CIE).

Namasté

Claudine

*obligatoire car inhérente à un mode de communication commun sans lequel nous serions des enfants-loups.

(1) La Conscience Intuitive Extraneuronale – Dr Jean-Jacques Charbonier –  Guy Trédaniel éditeur

Ananda

 Ananda = Christ universel 

    Je suis = Jésus-Je-suis 

Ananda = félicité

Parvenir à l’être pur Je Suis

Parvenir à l’entre-deux

l’entre deux pensées

l’entre deux vies

dans l’espace de tous les possibles

Que la liberté de choix devienne une réalité

Pleine conscience de l’entre-deux

Entre-deux = champs des possibles si vaste qu’on ne peut l’appréhender

Tout choix devient réalité

L’état trois-en-un de la science quantique rejoint la spiritualité. La physique l’appelle « l’effet de l’observateur ».

Tout électron susceptible d’exister se trouve déjà présent dans l’entre-deux.

Sans observateur, il n’y a pas d’électron, il y a seulement la possibilité de l’existence d’un électron : le champ des possibles de l’entre-deux, de Ananda – félicité – l’Être pur.

Il faut un observateur pour transformer un électron invisible (un possible existant dans le champ des possibles, l’entre-deux) en une particule spécifique localisée dans le temps et dans l’espace.

Quand l’observateur crée un électron, tous les autres électrons sont affectés, jusqu’au confin de l’univers.

Voir est l’acte créateur ultime.

Mais sans observateur, il n’y a pas d’électron.

La conscience = trois-en-un                   Vedanta

           trois-en-un = observateur            (rishi)

           ce qui est observé                        (chhandas)

           processus d’observer                    (devata)

Le trois-en-un sémantiquement modeste a le pouvoir de révolutionner le monde.

Ce qui est solide est transitoire : toutes les particules qui existent font tour à tour irruption dans le vide puis s’en échappent, en donnant l’illusion de la solidité parce que nos sens ne sont pas assez aiguisés pour saisir la vibration.

Notre unité est maintenue non pas par un mécanisme inexorable mais par notre dépendance à un niveau profond à l’égard de l’aléatoire et des élans créateurs qui en résultent. L’aléatoire c’est Ananda, l’Être pur, Je Suis.

Namasté

Claudine

Ce que j’ai compris ou cru comprendre de la lecture du livre du Dr Deepak Chopra « La vie après la mort » ce jour, dimanche 12 février 2017.

Prise au piège

Agnès*, ma petite sœur de cœur, tu es solaire et je suis lunaire.

Aujourd’hui, tu m’as demandé pourquoi ?!

Je t’ai répondu :

– je ne sais pas, je le ressens comme ça.

Mais maintenant, après le calme de la réflexion et de l’introspection, je peux te dire pourquoi :

Quand tu entrée dans nos vies en 2011, tu étais lumineuse, tel l’astre du jour. Nous étions tous attirés par ton aura, sans savoir vraiment pourquoi.

À peine entré-e-s à ton contact, nous voulions tous et toutes devenir ton ami ou ton amie. Ta peau gorgée de soleil, ton regard franc et direct, ta simplicité, ta joie de vivre explosive et surtout, surtout ton grand rire « dévastateur », ta propension à prendre tous ceux que tu aimes contre ton cœur faisaient que nous désirions immédiatement devenir proche de toi.

Moi, je me sentais lunaire par ma présence beaucoup plus ténue et discrète. Telle l’astre de nuit, ma peau est blanche autant que la tienne est pain d’épices et elle le reste en toute saison. Un seul rayon de soleil un peu trop insistant sur un petit coin de mon épiderme qu’une lucite indignée me transforme en crapaud rougeoyant pour plusieurs jours.

Au plus profond de mon âme, je vois et ressens des choses cachées au commun des mortels, comme la nuit masque une forme de réalité qui devient alors invisible, mais n’en reste pas moins réelle. En 2011, je n’en parlais pas, c’était mon jardin secret, ma différence. J’enviais alors ton côté :

« prenez-moi telle que je suis ! Je déborde d’énergie et cours comme une gazelle dans la savane. Je saute les obstacles parce que la vie m’a appris qu’il n’y a pas d’obstacle qu’on ne puisse surmonter ! »

Je me souviens d’un groupe d’enfants sur des vélos qui a devancé nos pas tranquilles de promeneuses. Tu as couru quelques mètres au côté du dernier poulbot qui peinait en l’encourageant :

– Vas-y appuie ! Pédale ! Tu vas y arriver ! Courage ! Tu peux le faire !

Les années ont passé, les pôles se sont inversés.

Un gros nuage s’est glissé devant le soleil, la lune a déployé ses croissants et s’offre dans toute sa plénitude.

J’ose affirmer ma différence, toi tu caches la tienne.

Je me dévoile au travers de mes textes et des propos échangés à bâtons rompus ou en pleine conscience dans des groupes de discussion.

Toi tu te caches et tu te replies. Que s’est-il passé ?

Aujourd’hui, j’ai voulu te présenter à mes amis. Tu t’es cachée derrière ton coude comme un enfant battu.

Un étau m’a enserré le coeur. Non ! Pas toi !

Tu es victime de préjugés, de tes propres préjugés et projections en miroir de ceux que tu reçois ou crois recevoir. Tu as laissé le pouvoir aux Autres, prise au piège de tes propres convictions.

Pourtant, tu es la même Agnès qui a fui son pays de tropiques à dix-huit ans et déboulé en sandales à Paris en plein mois de janvier !

Tu es la même Agnès à qui l’armée française a fait confiance pendant vingt-deux ans pour motiver ses troupes à courir, bardas impossibles sur le dos, pendant ta carrière militaire de coach sportive !

Tu es la même Agnès qui a gagné le Guadarun en 2008 devant des marathoniens masculins aguerris !

Tu es la même Agnès qui a réussi sa reconversion professionnelle et à qui un grand hôpital suisse remet quotidiennement entre tes mains une multitude d’humains fracassés en tout point dans son service d’urgences !

Relève-toi Agnès ! Remonte au zénith.

Tu es une Reine, pas une esclave.

Ta soumission n’existe que dans ton mental vaincu par toi seule.

Vas-y ! Appuie ! Pédale ! Tu vas y arriver ! Courage ! Tu peux le faire ! Remonte !

Fais-le pour toi, fais-le pour nous !

Nous sommes des reines (des rois), pas des esclaves !

Re-Deviens « l’Invictus » que j’ai connue, deviens l’exemple du possible :

« Je suis le capitaine de mon âme, le maître de mon destin »

Namasté à Toi qui me lis et à Vous tous et toutes

Ta – Votre petite soeur Claudine

*prénom modifié par discrétion

Le doute

Il est normal de douter quand nous n’avons aucun ressenti, alors que d’autres parlent de spiritualité ou d’ésotérisme.

Si je te dis « j’ai très chaud » et que toi, tu as très froid, tu ne vas pas comprendre ce dont je parle.

Il y a un nombre impressionnant de personnes déconnectées de leurs perceptions et qui n’en sont pas affectées le moins du monde.

Peut-être est-ce dû à leur enfance, où tout est modèle. Entourées d’adultes cartésiens, l’ouverture à un autre univers ne se fait pas.

Il y un autre cas de figure : l’enfant est hyper-sensitif et intuitif mais ne peut s’exprimer car il n’y a aucune compréhension de la part des parents complètement verrouillés dans leurs certitudes. Innocemment, l’enfant va nommer ses ressentis qui lui paraissent la norme, puisque petits nous n’avons aucun jugement, n’ayant pas encore d’échelle de valeurs.

Si les parents sont sans à-priori ou peut-être curieux, l’enfant pourra développer son don inné. S’ils sont fermés, voire effrayés, ils pourront aller jusqu’à la violence pour empêcher l’enfant de s’exprimer. Cela peut conduire à différentes pathologies tant physiques que psychiques.

Il ne sert à rien de chercher à convaincre :

– Je te dis qu’il fait chaud !

– ça ne va pas la tête, moi j’ai froid !

Si je te parle de mes ressentis, pourquoi moi j’ai cette sensation de chaleur, que cela t’intéresse et que tu as envie de m’entendre, alors tu vas peut-être percevoir par l’imagination et l’empathie ce que je ressens. Ça restera malgré tout mon expérience et non la tienne.

Ma façon de m’exprimer, la joie qui m’irradie, ou peut-être ton envie de me rejoindre vont t’amener à l’exploration plus intense et profonde de ce qui se passe à l’intérieur de toi. Petit à petit, tu vas t’ouvrir à tes propres émotions et une autre réalité que tu ne connaissais pas va faire jour en toi :

– et si cela était envisageable ?!

Cette ouverture va permettre à une infinité de possibles de faire place en toi.

L’habitude du doute étant une solide habitude bien ancrée, tu vas encore douter longtemps.

Je vais te conseiller un petit rituel tout simple : « écris tout ce qui te paraît inhabituel ou étrange : une coïncidence, une synchronicité, un papillon qui se pose sur ta main, un foulard de soie qui se dénoue tout seul, une chanson qui survient juste quand tu la fredonnais … » les exemples sont infinis.

Mais surtout : reviens souvent sur tes écrits. Relis encore et encore ce que toi-même tu as vécu et raconté au papier. Laisse tomber tes préjugés, fais-toi confiance, à toi et à toi seul-e, ouvre ta conscience et enfin décide de ne plus douter :

– Voilà ! Il y a une autre réalité que je ne connaissais pas. Que m’apprend-t-elle ? Quelles merveilleuses portes m’ouvre-t-elle ? Où m’amène-t-elle ?

Il est possible que l’intensité des expériences amène une grande peur :

– Je deviens fou ?!

– Je deviens folle ?!

C’est humain. Nous y avons tous songé un jour au l’autre, tellement nous expérimentons des sensations nouvelles et incongrues.

Par la lecture, par des échanges amicaux, par le simple fait d’oser exprimer ce qui nous paraît étrange à des personnes ouvertes, nous nous apercevons alors que nous sommes dans la petite enfance des découvertes que des milliers d’humains, voire des millions sur d’autres continents, expérimentent chaque jour : scientifiques, religieux, philosophes, artistes en tout genre ou simples humains comme toi et moi.

La liberté, le libre-arbitre, c’est cela : avancer dans cette ouverture d’esprit et découvrir tant de bienfaits qui améliorent la vie de façon radicale, ou tout simplement fermer la porte comme les trois petits singes :

– je n’ai rien vu

– je n’ai rien entendu

– je ne dis surtout rien

et je continue mon petit train-train quotidien tête baissée et coeur fermé.

Namasté

Claudine

Le cœur, siège de l’amour ?

Mon ami, Monsieur Jacques, mon Grand Jacques à moi, m’a fait une superbe démonstration basée sur une longue réflexion et une logique imparable : le cœur n’est qu’une pompe qui sert à pulser des milliers de litres de sang au cours de nos vies.

L’amour n’est pas là ! dit-il en se frappant la poitrine. L’amour est là ! (il porte la main au sommet de sa tête).

Pourquoi vos propos m’ont-ils atteinte en plein cœur monsieur Jacques ?! Pourquoi m’ont-ils laissée sans voix et sans argument ? envahie immédiatement par une profonde tristesse.

En énonçant votre théorie mûrement réfléchie, vous tuez des millions de poètes, monsieur Jacques, vous envoyez des millions de romantiques au statut des affabulateurs.

Le premier, le plus célèbre, à genoux sous le balcon de Juliette, les deux mains en corbeille autour de son cœur pour en contenir les battements, notre doux Roméo se serait-il trompé ? Devait-il se tenir la tête à deux mains en déclamant sa flamme à l’unique passion de sa vie ?

Peut-être …

Peut-être avez-vous raison … aussi …

D’un point de vue mécanique, il n’y a aucun doute. D’un point de vue humain, vous en soulevez mille !

Pourquoi fais-je une crise de foie à chaque occasion où je me mets en colère ?

Pourquoi, quand je vois un drame aux informations, cela me tord les tripes, vraiment ? Pourquoi est-ce que ça ne me tord pas le cerveau, directement ?

Pourquoi un épisode de grande tristesse se termine-t-il par une bronchite ?

Pourquoi une grande partie des hommes en cessation de carrière développent-ils une tuméfaction de la prostate ?

Je connais un homme qui a su au moment-même où elle était dans les bras de son amant que sa femme était en train de le tromper, car il a eu une forte douleur dans la poitrine à cet instant précis. Il n’a pas reçu une claque sur la tête, la sensation venait bien de son cœur. L’avenir et sa femme lui ont donné raison, puisqu’elle l’a quitté pour cet autre.

Ne serions-nous qu’un amas de cellules qui sert de mécanique « auto-mobile » à notre grand directeur, notre cerveau ?

Et si nous regardions votre théorie par l’autre bout de la lorgnette, cher ami, si cher à … mon cœur  ?

L’imagerie médicale découvre des miracles dans nos cerveaux ! *

Quand nous méditons, l’aire droite de notre cerveau est activée, quand nous calculons, c’est la gauche.

A chaque activité, à chaque émotion aussi, une petite réaction électrique mesurable par des appareils de plus en plus sophistiqués fait vibrer notre grand ordinateur central (j’aime ce terme : ordinateur « qui met de l’ordre ». J’ai l’impression que chez la plupart d’entre nous, il fait plutôt le bazar !)

Mais plus merveilleux : si nous perdons l’usage de nos yeux, le cerveau est capable de nous transmettre des images par le toucher. Un autre de mes amis, devenu aveugle très jeune, me l’a confirmé : il « ressent » les couleurs !

Monsieur Jacques, mon ami qui observait le monde en grimpant dans son poirier (fait qui m’a immédiatement « mise en empathie» pour ce grand monsieur de plus de quatre-vingt ans au vécu extra-ordinaire), est-ce cela seulement que la vie vous a enseigné ? L’amour n’est-il pas dans le cœur ? N’avez-vous pas vécu mille situations qui vous ont pris « aux tripes » ?

Lors de votre longue et noble carrière militaire, n’avez-vous pas vécu mille rencontres qui ont changé l’ordre du monde ? Comment est-ce possible que de simples échanges verbaux aient détourné un dictateur d’un grand génocide ?

Ma vision plus uniciste de la vie m’indique un autre ressenti : je suis une petite goutte d’eau de même structure que l’immense océan dans lequel je baigne. Si je vais mal, c’est l’immense océan qui vibre avec moi. Si je vais bien, c’est de grandes tempêtes que je peux apaiser.

Votre lobe gauche vous enseigne, moi c’est le droit.

Dans mon cœur, il y a plus de place que dans une cathédrale, puisque j’y accueille sept milliards de petits frères et sœurs, plus toute la gente animale et végétale, et le ciel, et la terre, et le visible, et l’invisible.

Mes amis, mes défunts, sortent de mon champ de vision, ils ne sortent pas de mon cœur. La mort n’est pas une fin, c’est « l’âme hors » ; nous faisons tous du « co-voiturage » d’amour en accueillant dans nos cœurs ces chères âmes-hors.

Je suis bien sûre, Monsieur Jacques, qu’à chaque toc-toc que mon cœur veut bien produire, c’est à tout l’univers qu’il envoie l’Amour qu’il contient, à vous y compris ainsi qu’à votre charmante épouse, à vos deux adorables filles et à tous ceux que j’aime parce que vous les aimez, bien que je ne les aie jamais vus.

Namasté

Claudine

* « Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner »

Collectif – Le Livre de Poche

Le Rameau d’Olivier

Noyée dans l’océan de mes émotions, Olivier m’offrit cette clé :

– Le changement ne peut pas venir de l’extérieur. Il doit venir de l’intérieur, de notre centre. D’ailleurs, la souffrance sert à ça : nous ramener à notre centre.

Je suis restée perplexe quelques secondes et me suis inclinée dans le « Namasté »* devant tant de sagesse.

D’une petite voix d’enfant devant un grand professeur, je lui ai demandé :

– D’où tenez-vous cette sagesse ?

Avec plein de malice dans les yeux, il me répondit :

– C’est écrit là ! Dans les textes de « centchemins ».

Nous n’avons pu que rire dans cette belle complicité, devant nos miroirs d’âme qui réfléchissaient l’entre-aide nécessaire à tout humain en quête de sens.

Merci Olivier, pour ce magnifique cadeau de Noël.

La réponse à nos tourments, nous la tenons là, au plus profond de notre coeur. Si vous avez lu « L’alchimiste » de Paulo Coelho, vous comprendrez peut-être de quoi je parle : nous parcourons le monde dans de multiples périples à la recherche du trésor, alors que le trésor se trouve là, sous nos pieds.

Nous sommes tellement conditionnés et habitués à recevoir « la solution » de l’extérieur, de ceux qui savent (et souvent veulent nous dominer à des fins mercantiles), de ceux qui veulent nous sauver (afin d’oublier eux-mêmes leur propre souffrance), que nous ne pensons même pas à regarder en nous.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, j’ai continué ma réflexion dans les dernières pages du livre de Daniel Meurois « Ce clou que j’ai enfoncé » :

La serrure ? C’est le coeur, votre coeur. Quant à la clé, elle se nomme simplicité …

Quand on ne parvient plus à s’aimer, un mécanisme en nous s’amorce en sourdine, initialisant sans coup férir notre autodestruction.

« Monte en toi mon ami, mon frère … Monte vers qui tu es vraiment ! Ne pleure pas sur tes douleurs car elles ne sont qu’un paysage à traverser. Monte maintenant … Monte vers qui tu es vraiment ! »

Pardonne-toi… Coupe les racines du malheur ! Décide-le aujourd’hui ! Ce n’est d’ailleurs pas une faute que tu as à te pardonner, mais une incompréhension, un oubli…

Pardonne donc à l’Ignorance ; tu es le seul à pouvoir le faire. C’est le chemin du pardon global que tu initieras ainsi pour la multitude des générations à venir. C’est cela ton Oeuvre ! Coupe ! Coupe !

Dans la simplicité, s’aimer et se pardonner. Nous sommes sur Terre pour apprendre. Nous apprenons mieux de nos erreurs que de nos certitudes. Chaque faux pas est une leçon apprise, une marche gravie sur le grand escalier qui nous conduit vers qui nous sommes vraiment.

Qui sommes-nous ?!

Nous sommes l’Un.

« C’est là et seulement là, dans cet Espace au-delà de tous les états, que nous réaliserons qu’en vérité nous formons un seul et unique Être… Un Être que ne se différencie même pas de cette Puissance à laquelle on donne le nom de Divinité. Un seul Être qui s’est démultiplié indéfiniment pour S’enseigner Lui-même et grandir encore à travers la palette de Ses prismes successifs.

Que votre vérité devienne ainsi, sans tergiverser :

« J’aime, donc je suis ! » (D. Meurois)

« Je m’aime, donc je suis », car quand je suis capable de m’aimer et de me pardonner, c’est le monde entier, toute la création que je peux aimer et je deviens « le changement que je veux voir pour les autres ».

Namasté

Claudine

* « Namasté » c’est le salut avec les mains jointes que pratiquent les Orientaux ; au-dessus de la tête, nous reconnaissons la Divinité ; à hauteur de notre front, nous reconnaissons la Divinité en nous ; à hauteur de notre coeur, nous reconnaissons la Divinité en l’autre et en toute la création.

Cadeaux !

Tout nous est offert !

Tout nous est offert : l’eau, l’air, la nourriture, la vie.

Dans une boulimie effrénée, nous ingurgitons, sans l’ombre d’un remerciement, de reconnaissance, ou si peu.

Nous absorbons, nous prenons, nous exigeons, encore et encore plus. De tout, à toutes les saisons.

Des courgettes, des fraises, de la salade en décembre.

Des oranges au Nord, des glaçons au Sud.

Sans considération pour les cycles de la Nature, nous enjoignons, nous trépignons : encore ! encore plus ! et moins cher s’il vous plaît !

Nous nous indignons, nous râlons : poules en batterie ! Maltraitance animale ! Conditions sanitaires à pleurer ! Pollution ! Pesticides ! Métaux lourds ! Nitrates ! …

Nous accusons l’autre.

Alors que le coupable n’est que notre boulimie, notre frénésie du toujours plus.

Je suis restée sans voix à l’énoncé d’une demande de clients potentiels (je tiens une torréfaction de produits les plus respectueux possible, pour qui ne me connaît pas) :

– avez-vous des capsules bio ?

– …

J’ai pris un énorme coup de poing émotionnel face à si peu de conscience.

Ma réponse est sortie, glaciale, sans considération, sans empathie, sans explication ni justification :

– Non !

A mon regard durci et au ton de ma voix, le couple a compris qu’il n’y avait pas de discussion envisageable et est reparti nimbé dans leur dignité.

En une seconde, cette requête m’a assommée de notre inconscience collective :

« Je mange bio pour préserver ma santé mais j’en ai rien à battre de polluer la planète qui me nourrit ».

Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font !

Nous n’avons pour seul pardon que notre inconscience, notre infantilisme, notre immaturité, nos caprices de sales gosses.

Nous avalons, nous bâfrons, nous souillons l’eau que nous ingurgitons et qui nous est vitale.

Par nos urines, nous rejetons les tonnes de médicaments que nous courons chercher pour rétablir nos déséquilibres, des tonnes d’hormones qui nous assurent un plaisir sans risque de procréer.

Pauvre Nature !

Sommes-nous encore « naturel-les » ?!

Nous crions au scandale alors que c’est nous qui volons à notre perte.

Le temps est peut-être venu, pour chacun, d’arrêter d’accuser et de juger et de faire son propre mea culpa :

prendre le temps,

moins de tout,

avant de saisir réfléchir,

avant d’exiger évaluer,

avant d’engloutir remercier.

Revenir à la sagesse indienne : « quand il ne vous restera plus que les billets de banque, de quoi vous nourrirez-vous ? »

Namasté

Claudine

« Même l’eau sait nous dire je t’aime en posant sur nos lèvres le meilleur des baisers »

Dassine