Les étoiles rient

Ils ne savent pas que l’air chante, que les forêts bavardent,

que les bêtes comprennent tout, même le vent.

Les hommes savent-ils que les arbres hurlent à la mort quand ils tombent ?

Que la terre pleure sous la pluie de leurs outrages ?

Les hommes savent-ils que les blés quand ils craquent réclament la moisson ?

Qui connaît l’extase et remue les chaumes,

répandant partout une odeur de pain chaud ?

Ils ne savent pas que l’air chante, que les étoiles rient.

Ils leur suffira d’aller dans une forêt ou sur un champ,

d’écouter les plantes, de boire le vent,

de parler aux bêtes, de se baigner dans la terre, de sourire au ciel.

Alors nous comprendrons qu’il n’est de plénitude

qu’à condition de se mélanger à l’univers,

comme tout le monde depuis la nuit des temps a su le faire dans les campagnes.

Olivier Gisberg

A mes amis qui me faisaient remarquer que la colère ne fait qu’envenimer la rage déjà existante.

Oui, j’entends bien de ne pas rajouter de la colère à la colère, il ne s’agit pas ici de sensiblerie, encore que moi, je ne mange plus de vache (ni bœuf) depuis vingt-cinq ans, car je les crois sacrées, comme en Inde.

On dit le cochon le plus proche de l’homme, car on peut nous greffer des petits bouts de ceux-ci sans rejet, comme un jumelage un peu étrange.

Moi je vois toute la bonté maternelle dans les grands yeux des vaches, l’air qu’elles ont de me dire :

– Tu as vu, on m’a coupé les cornes ?! et si le loup vient, comment je protégerai mon petit ?!

Mais mon petit aussi, on me l’a arraché ! Parce que mon lait vaut Comté !

Qui pense à mon cœur de maman ? en se pourléchant de mes digestions destinées à faire grandir mon mignon ?

Sans blasphème, je les crois Filles de Marie. Le don de soi, la douceur, l’abnégation même devant la plus abominable souffrance.

Indépendamment du scandale de l’abattage, il en va de notre suprématie alimentaire ! : les œufs viennent à manquer, les canards sont vaccinés, les huîtres deviennent impropres à la consommation juste aux Fêtes de Noël ! A mais pardon, maintenant ce sont les vacances d’hiver.

Tiens, comme c’est étrange !!!

Nos agriculteurs n’ont plus le droit d’arroser en pleine canicule. Nos concombres ont l’obligation d’être droits pour paraître sur les marchés, les poissons sont plombés, les poulets esclavagés…

Les loups introduits pour une noble cause (laquelle ?) ont décimé le gibier, tout comme les lynx.

Mon chasseur de mari, qui garantit ma survie avec des rayons plein de pâtés à offrir, revient bredouille.

Il y a une telle évidence à nous affamer pour nous obliger à acheter étranger !

C’est contre cela que je poste les messages paysans, car ils sont notre survie, la sagesse de la Terre, les Grands Hommes, les Vrais.

Mais je réfléchis trop loin pour le présent : les frelons asiatiques qui déciment (eux aussi) nos ruchers ne sont-ils pas les dignes miroirs de notre monde de consumérisme effréné qui achète à boulimie sur shein et temu, parce que ça ne coûte rien !?

Rien que les nuits de sommeil des petits enfants chinois, les heures épuisantes des adultes, bêtes de somme modernes qui s’épuisent au rendement pour satisfaire notre fièvre-acheteuse ?!

Alors oui, les « aum » chantés à l’unisson de nos cœurs apportent de la douceur à ce monde fou et m’apaisent.

Oui, je ne rajoute pas de colère à la colère.

Je suis juste « consciente », l’esprit uni-pointé pour mes petits-enfants, et tous les petits enfants de la Terre qui sont miens, par ma foi en Dieu et en la science quantique : «Aime ton prochain comme toi-même», «Ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à Moi que vous le faites», «L’atome qui vibre ici sous mes yeux fait vibrer un autre atome à des milliards de kilomètres».

Je me suis toujours sentie « Gavroche » avant l’heure. J’irai chanter sur les barricades, et que m’importe d’y tomber !

Je sais que le mal n’existe que pour mettre le Bien à l’honneur.

Joyeuses fêtes de Noël mes chers Amis ! La fête des grands, mais surtout des petits attendant la magie de Noël qui apporte les trêves partout dans le monde.

Quand nous prendrons nos petits dans nos bras pour leur montrer l’étoile de Noël au-dessus du sapin, que nos cœurs s’unissent aux leurs, car ils sont nous et nous sommes eux.

Namasté

Claudine

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