Par souci de confidentialité, j’ai changé les prénoms de l’histoire de mes amis. Mais cette histoire est totalement véridique et a lieu actuellement.
Mon amie Sonia est passionnée depuis sa tendre jeunesse par la culture amérindienne.
Je vous nomme mon amie Sonia, mais je ne la connais pas intimement en fait. Nous sommes «rentrées en amitié» par petits pas. Elle a tout d’abord été cliente de mon magasin. Nous nous trouvions fort sympathiques de part et d’autre, sans entrer en relation amicale pour autant.
Une amie beaucoup plus proche au point de l’appeler «ma petite soeur» Léa, a décidé de changer de maison. Après moult rebondissements, elle a acheté la maison de Sonia, sans que je n’aie fait le lien avec ma cliente d’alors.
Nous avons fait le rapprochement quand Sonia est venue m’en faire part dans mon magasin.
Une «connexion amicale» s’est alors tissée entre nous deux.
Je suis médium. Sonia m’a sollicitée pour une consultation médiumnique, il y a environ six ans. Alors que j’avais mes mains posées sur sa tête, dans une concentration totale, une énergie d’une puissance extraordinaire s’est emparée de mon corps.
J’ai été surprise et quelque peu effrayée par cette puissance douce et vertigineuse de force tranquille.
Je me suis mise alors à pleurer d’émotion, en demandant à Sonia de me tenir les mains pour me garder ancrée. Elle s’est inquiétée de ce qui survenait. Je lui ai nommé la présence d’un grand chef indien qui a investi ma propre énergie. Elle s’est mise à pleurer à son tour :
– J’ai eu sa photo pendant plusieurs années sur mon frigo !
Je lui ai transmis le message de ce grand chef indien, qui a répondu ensuite de nombreuses fois par mon intermédiaire à ses nombreuses questions.
L’histoire aurait pu s’arrêter là.
Sonia a déménagé dans le sud de la France. Nous avons gardé des contacts sporadiques, principalement autour de cette merveilleuse connexion avec le grand chef indien.
J’ai participé par le passé à plusieurs «Pow-wow» (rassemblement de nations amérindiennes à Ornans), moi-même très touchée par les messages de ces peuples dits «premiers».
Par un autre plus grand des hasards, Sonia est revenue vivre dans ma région, justement à Ornans, bien qu’elle n’en ait pas éprouvé l’envie aux premiers abords.
A l’automne passé, une cérémonie autour de l’eau a eu lieu à Ornans, beaucoup moins importante qu’un pow-wow. Je crois que seuls quatre amérindiens étaient présents à cette rencontre, à laquelle je n’ai pas participé.
Une conférence a été donnée à la suite de cette cérémonie. Une traductrice devait être alors présente. Sauf qu’au dernier moment, cette traductrice n’était pas là. Dans l’urgence, mon amie Sonia, parfaitement bilingue, a été sollicitée pour monter sur la scène et traduire les sages paroles des quatre amérindiens, malgré son extrême timidité.
Pendant sa prestation de traductrice, m’a-t-elle raconté, elle a été soutenue du regard par un amérindien, John.
«Pourquoi elle !? »
De cette merveilleuse connexion est née une non moins merveilleuse histoire d’amour entre Sonia et John.
A l’heure où j’écris, Sonia est partie épouser John dans sa réserve au Canada. Ils vont bientôt renouveler leurs vœux en France, près de Nîmes, et Sonia m’a demandé d’être leur maître de cérémonie, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.
Je vous passe l’histoire de ma tenue de cérémonie qui m’a déjà été «suggérée» au beau milieu d’une nuit, tenue pour le moins originale et qui m’enchante.
Ce merveilleux conte de fée fait miroir au mien.
A quatorze ans, lors d’un mariage, mon coeur a manqué un battement au premier regard échangé avec mon cavalier désigné, Denis, âgé de dix-sept ans. Je me souviens très précisément de ce coup dans ma poitrine, que je n’ai alors pas su interpréter. Il y a cinquante ans, nous n’avions aucun moyen de garder contact Denis et moi, surtout à nos jeunes âges.
Pourtant, à chaque fois que je passais devant le clocher pointu de l’église de Doubs, là où il a toujours vécu, une bonne douzaine de fois par année pour aller voir ma famille à Nancy, pendant trente ans, j’avais une petite pensée innocente pour Denis : qu’est-il devenu ? Va-t-il bien ? Sans plus.
En 2003, encore lors d’un mariage, j’ai revu Denis, fort changé tout comme moi, bien évidemment, après toutes ces années. Je ne l’ai pas reconnu instantanément, mais mon coeur a fait le même bond dans ma poitrine que trente ans plus tôt et je me suis retrouvée statufiée devant lui.
Dix jours après «nos retrouvailles», nous annoncions à nos enfant respectifs, dans une parfaite évidence, que nous allions nous marier, ce que nous avons fait en 2004. Cela fait maintenant vingt-deux ans que j’admire le clocher de l’église de Doubs depuis ma fenêtre de chambre à coucher, chaque matin en me réveillant, mon Taj Mahal, mon évidence : la pensée est créatrice ! Quelle plus belle jolie preuve !?
Pourquoi elle !?
Pourquoi lui !?
Denis, mon adorable mari, vient de me demander, alors que nous organisons notre voyage pour le mariage de Sonia et John :
– Pourquoi elle !?
Ce à quoi je lui ai répondu :
– Pourquoi moi ? Pourquoi m’as-tu choisie ?
Qui peut dire pourquoi notre coeur nous entraîne aux plus merveilleuses folies ? Qui est ce merveilleux Chef d’orchestre qui nous fait dévier de notre quotidien ? À quel dessein ?
Pour Sonia et John, il y a une grande certitude : «La réunion de l’aigle et du condor».
La réunion de deux continents, de deux cultures, l’unification au grand mépris du clivage, la renaissance de la conscience de l’Unité : nous sommes UN !
Les distances, les frontières, les races, les différences n’existent que dans notre mental formaté. Dans l’amour agapé, il n’y a plus aucune illusion de séparation, aucune dissemblance, nous sommes UN. L’air que j’ai expiré, tu vas le respirer bientôt, l’eau que j’ai évacuée de mes aliments va retourner dans le cycle hydrique de la Terre et par la magie de l’évaporation retomber je ne sais où.
TOUT EST UN !
Nous ne sommes pas des conceptions hasardeuses ballottées au gré de nos envies. Les portes prises dans le nez rappellent que nous faisons fausse route. Que notre volonté est coquille de noix sur un océan de possibles à découvrir.
Il est grand temps que tous les humains arrivent à cette conscience, pour la sauvegarde de la planète et pour le bien de Tous.
Namasté
Claudine
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