Focus

Vision est Esprit

L’image que mon regard capte est générée par mon cerveau. Mon champ de vision est limité dans les quatre points cardinaux par mes deux lobes cérébraux, parfaitement inversés : mon lobe droit gère ma vision gauche et mon lobe gauche ma vision droite.

L’inversion se manifeste à hauteur de mes globes oculaires, qui perçoivent l’image comme l’absolue réalité.

Alors que l’image dans mon esprit est le bas en haut et le haut en bas !

Oula ! Est-ce que je marche sur la tête ?! 

Esprit est vide

Ce que mes yeux voient n’est qu’une toute petite parcelle de la réalité, enfermée dans mes conditionnements innés et acquis.

Il en va ainsi de tous mes sens : mon cerveau interprète tous les phénomènes depuis SA grille de lecture.

Vide est vacuité 

La réalité contient TOUT.

Au-delà de mes sens, de mes ressentis corporels, de mes possibilités d’être incarné dans un corps, du microcosme au macrocosme, tout EST.

Mes sens ne perçoivent qu’une infime partie de ce « grand bouillon de culture » qui s’expand avec ou sans mon accord.

Vacuité est Claire Lumière

La vacuité contient tous les possibles. Si je parviens à ne serait-ce qu’envisager toutes ces vertigineuses possibilités, je fais un premier pas en direction de la vacuité.

Nous vivons parfois « des synchronicités ». Tout l’univers est synchronicité. Un quart de seconde de décalage et la danse des planètes régie au centième de millimètre devient chaos.

Une erreur de dix millième de millimètre dans le nombre d’or et la coquille d’escargot ne peut être.

Merveilleuse vacuité plus énorme que la plus énorme bibliothèque de connaissances.

Vacuité est béatitude 

Depuis ce minuscule tremplin que sont mes yeux et ma vision, je peux toucher du bout de l’âme la Béatitude.

Plus facile à dire qu’à faire certes ! 

Calmer mon esprit est le premier et le plus grand défi.

Je suis ma respiration, pas mes pensées.

Je pourrais percevoir d’autres automatismes, comme les battements de mon cœur, ou la course immuable de mon sang ou de ma lymphe, beaucoup moins perceptibles. Le chemin le plus accessible reste l’air dont mon corps se nourrit à chaque seconde.

Là. Tout poser. Ne plus chercher la compréhension. Juste ressentir. Me poser dans la seconde, encore, encore, encore….

Ah ! je crois que j’y suis !

Trop tard 😉 j’en suis sortie 

Namasté

Claudine

Merci à Madame Cécile Blanc pour son merveilleux enseignement « Art de la Relation »

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

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